Duskfade – La mécanique PS2 remise au goût du jour
Version testée : Switch 2
Plates-formes disponibles : PC (Steam); PS5; Xbox Series; Switch 2
Genre : Action, Aventure, Plate-forme
Prix conseillé : 29.99€
Date de sortie : 13 Août 2026
Studio / Editeur : Weird Beluga / Fireshine Games
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !
Il y a quelques mois, alors que je me baladais sur Twitter (laisse tomber Elon, j'appellerai jamais ça "X"), je suis tombé sur un éditeur qui présentait des vidéos de gameplay de son jeu, en le comparant à Kingdom Hearts.
Il est vrai qu'au niveau de la DA, c'était assez similaire à la série de chez Square Enix. Comme j'aime bien Kingdom Hearts, je me suis donc intéressé à ce Duskfade et j'attendais sa sortie de pied ferme. Et j'ai été bien inspiré !
Une filiation évidente

D'emblée, quand on met la main sur le titre, ses inspirations sont flagrantes ! Oui, Kingdom Hearts, pour la DA, le scénario et même l'arme du héros, Minutero, qui rappelle la fameuse Keyblade ! Un élément incongru qui devient l'arme emblématique d'un héros naïf à la recherche de sa sœur dans Duskfade, et de ses amis dans Kingdom Hearts.
D'autant que Zirian, puisque c'est son nom, ne se sert pas uniquement de son épée pour combattre. En effet, celle-ci lui sert de grappin ou lui permet également d'ouvrir les coffres. Et d'autres fonctions se débloquent à mesure que l'aventure avance !
D'ailleurs, dans sa progression, Duskfade me fait un peu penser à un Metroidvania, avec sa carte qui se dévoile au fur et à mesure que notre héros débloque de nouvelles compétences !
Mais Kingdom Hearts n'est pas la seule inspiration du titre ! En effet, le jeu se révèle être un redoutable jeu de plateforme, inspiré de Jak & Daxter ou encore Ratchet & Clank. Vous remarquerez qu'il s'agit ici de séries de jeux sorties à l'origine sur PS2. On sent chez Weird Beluga un attachement particulier à cette période bénie du jeu vidéo.
Il était une fois...

Dans Duskfade, nous incarnons donc Zirian, un jeune garçon naïf venant de Haute-Aiguille, dont la sœur, Allira, essaie désespérément de venir en aide à leur grand-père, qui semble être décédé peu avant le début du jeu. Allira se retrouve ensuite enfermée dans la tour de l'horloge, avec pour obsession de "terminer" son travail. De son côté, Zirian va chercher à la sortir de cette tour en explorant les différents environnements du jeu et en combattant divers boss ! Subtilement, on comprend que nos deux personnages n'en sont pas au même point dans le deuil de leur grand-père !
Pour ce faire, il sera accompagné d'un coucou mécanique appelé... tenez-vous bien... Coucou ! Eh oui, c'est très original !
Je vais vous faire une confession. L'horlogerie est l'une de mes passions. J'ai toujours eu un affect particulier pour les belles montres et, aujourd'hui, ce sont surtout les mouvements et les complications qui équipent les modèles haut de gamme qui suscitent mon intérêt. Alors forcément, vous vous en doutez, j'ai immédiatement été touché par la DA du soft !
Avec son style clockpunk, qui parlera forcément à un passionné d'horlogerie, elle se montre colorée et chatoyante, tout en laissant transparaître une certaine mélancolie. Un contraste qui colle parfaitement aux thèmes abordés par le jeu : la famille et le deuil suite à la perte d'un être cher.

Comme tout jeu qui se respecte, Duskfade propose plusieurs biomes qui ont tous un certain charme, si bien que c'est toujours un plaisir de les parcourir. On salue également le game design, qui propose de belles choses afin de permettre aux joueurs de savoir où aller. Tout d'abord, les fameuses chaînes qui partent de la tour de l'horloge et qui donnent une direction générale, mais aussi les horloges qu'on retrouve en chemin. Elles fonctionnent comme des checkpoints, mais vont également placer la caméra dans la direction à suivre. C'est malin.
Quant à l'OST, elle n'est pas foncièrement mauvaise. Elle est même plutôt bonne, bien que j'aie du mal à penser à un morceau qui me soit resté en tête. Disons qu'elle n'est pas marquante ! Mais elle se contente d'être agréable et participe tout de même à l'ambiance générale du titre. C'est déjà pas mal !
Et paf ! En plein dans les rouages !

Zirian a une palette de mouvements déjà bien établie avant le début du jeu. Un double saut et un dash, et le jeu nous apprend dès le départ que faire un dash avant de sauter permet d'allonger la distance de saut. Dès lors, pour les plateformes les plus éloignées, la stratégie sera "Dash => Saut => Double saut => Dash". Il faudra un peu de temps pour maîtriser cette boucle de gameplay. Il n'est pas rare de louper une plate-forme parce qu'on a mal calculé le moment où lancer son dash.
Assez rapidement, nous débloquons le grappin qui nous permet d'aller encore plus loin. Zirian est très à l'aise dans les airs ! Heureusement, car le jeu propose des phases de plateforme qui peuvent être exigeantes.
Concernant les affrontements, on commence avec un coup léger, le dash qui peut servir d'esquive et c'est à peu près tout. De nouveau, Zirian débloquera de nouveaux mouvements au fil de l'aventure, dont une attaque lourde ou la possibilité d'utiliser son grappin sur un ennemi. Les affrontements proposent du challenge, même lorsqu'on se retrouve face à de simples monstres, qui ont tous leurs propres caractéristiques. Heureusement, nous avons des checkpoints réguliers et on trouve assez souvent des potions de soin en chemin !
Ce qui va venir gâcher l'aventure à l'occasion, c'est la caméra, qui peut se montrer assez capricieuse. Dans les espaces plus étroits, elle n'offre pas toujours une bonne visibilité et il n'est pas rare de devoir se battre un peu avec elle pour voir où l'on va. Et lorsque les phases de combat et de plateforme se mélangent, elle peut devenir franchement pénible, surtout quand on se retrouve à devoir gérer les ennemis, nos sauts et ses caprices en même temps.
On pourra également reprocher à Duskfade d'être un peu trop respectueux de ses inspirations, en reproduisant fidèlement la formule sans réellement innover.
Petit point technique

Duskfade est magnifique, en grande partie grâce à sa direction artistique. Techniquement, c'est également très correct en portable, même si le jeu est limité à 40 FPS. Un choix un peu curieux, mais j'imagine que Weird Beluga a préféré assurer une expérience stable plutôt que de viser les 60 FPS avec des chutes régulières.
Une fois docké, le jeu passe à 60 FPS et c'est tout de suite beaucoup plus agréable manette en main !
Pour tenir ces performances, le studio utilise un "upscaling" ×3 en portable et ×5 en docké. Pour ceux d'entre vous qui ne le savent pas, l'upscaling est une technique qui consiste à faire tourner le jeu dans une résolution plus faible avant de reconstruire l'image dans une définition supérieure. Ce procédé, devenu régulier dans le monde du jeu vidéo, permet d'économiser pas mal de ressources.
Malgré quelques petites pertes de netteté, le résultat reste très propre, notamment grâce à cette fameuse DA dont je vous vantais les mérites plus tôt dans l'article !
Les mécaniques et les rouages sont vieux, mais toujours fonctionnels !
Weird Beluga nous a concocté un petit jeu, loin des AAA actuels, mais qui a beaucoup de cœur. Parfait ? Sûrement pas ! Sa caméra reste l'un des défauts majeurs et on regrettera une technique un peu en retrait en mode portable sur Switch 2. Mais les défauts mineurs du soft n'empêcheront pas les joueurs de tout âge de prendre beaucoup de plaisir. J'en tiens pour preuve que ma fille, habituellement hermétique aux jeux que j'affectionne, y a passé encore plus de temps que moi !
Pour le prix, il serait regrettable de s'en priver !






