Hot Wheels Infinite Rush – Le plein de liberté pour les petits bolides
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Hot Wheels Infinite Rush – Le plein de liberté pour les petits bolides

Avec son monde ouvert, ses nombreuses voitures à collectionner et son éditeur de circuits, Hot Wheels Infinite Rush a réussi à convaincre Adam, 9 ans, là où les précédents épisodes ne l'avaient pas vraiment accroché.

Version testée : Switch 2
Plates-formes disponibles : PC, PS5, Xbox Series, Switch 2
Genre : Course, Monde ouvert
Prix conseillé : 49,99€
Date de sortie : 10/09/2026
Studio / Editeur : Milestone / Milestone
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !

Les Hot Wheels, à la maison, on connaît plutôt bien. Entre les petites voitures qui finissent sous les meubles et les circuits qui occupent parfois une bonne partie du salon, difficile de passer à côté de ces bolides miniatures lorsqu'on a un enfant qui aime les voitures.

Alors, pour ce nouveau jeu, j'ai décidé de laisser la manette à Adam, mon fils de 9 ans, histoire de voir ce que Hot Wheels Infinite Rush pouvait réellement offrir à son public. C'est donc principalement à travers son expérience que cet article a été construit, avec quelques observations et informations complémentaires de mon côté.

Adam avait déjà essayé les précédents Hot Wheels Unleashed, sans véritablement accrocher. Les courses étaient amusantes, mais leur structure relativement classique ne lui donnait pas forcément envie de continuer très longtemps.

Avec Infinite Rush, Milestone change justement de direction en abandonnant la succession de circuits traditionnels au profit d'un vaste terrain de jeu ouvert. Et cette fois, le résultat semble beaucoup mieux lui convenir.

Des petites voitures dans un grand monde

La principale nouveauté de Hot Wheels Infinite Rush est son monde ouvert, composé de quatre îles distinctes à explorer librement. Chacune propose ses propres environnements, ses événements et ses défis, avec un Rush Master à affronter pour progresser.

On retrouve évidemment les célèbres pistes orange, les tremplins et les loopings, mais ils s'intègrent désormais dans un environnement bien plus vaste. Il ne s'agit plus simplement de sélectionner une course dans un menu, de franchir la ligne d'arrivée et de recommencer sur un autre tracé.

On peut conduire librement, chercher des objets cachés, participer à différents événements ou simplement profiter de ses voitures. Courses classiques, contre-la-montre, défis de dérapage et épreuves de destruction viennent notamment rythmer l'exploration.

Et c'est justement cette liberté qui semble avoir fait la différence avec Adam.

Là où les précédents épisodes ne l'avaient pas particulièrement retenu, Infinite Rush lui donne davantage l'impression de jouer avec ses Hot Wheels dans un immense terrain de jeu virtuel. Il peut choisir ce qu'il veut faire, partir explorer ou rejoindre une course selon ses envies.

Une approche qui correspond finalement assez bien à la manière dont un enfant joue avec de véritables petites voitures : parfois on organise une compétition, parfois on veut simplement foncer n'importe où et voir ce qui se passe.

Plus de 150 voitures à collectionner

Évidemment, un jeu Hot Wheels sans une énorme collection de voitures aurait un peu de mal à porter son nom.

Infinite Rush propose plus de 150 véhicules à débloquer, répartis entre quatre catégories : les Versatiles, les Titans, les Drifters et les Speeders. Chacune possède son propre comportement et ses particularités, notamment concernant la manière de recharger le boost.

Au-delà des différences de conduite, c'est surtout la collection qui a particulièrement plu à Adam.

Découvrir une nouvelle voiture, l'essayer, comparer son apparence avec les autres et remplir progressivement son garage constituent une bonne motivation pour continuer. Et forcément, avec Hot Wheels, les designs ne manquent pas d'originalité.

Adam a notamment eu un petit faible pour la Ferrari, ainsi que pour le Speeder disponible au départ. Deux modèles assez différents, mais qui illustrent bien l'intérêt du catalogue : on passe de voitures inspirées de véritables modèles automobiles à des créations nettement plus fantaisistes.

Le jeu propose également différentes possibilités de personnalisation, notamment sur les couleurs, les livrées et les roues. De quoi prolonger encore le plaisir de collectionner et de s'approprier ses bolides préférés.

C'est un aspect qui fonctionne particulièrement bien auprès des enfants. La récompense n'est pas simplement une statistique supplémentaire ou quelques crédits : c'est une nouvelle voiture avec laquelle on a immédiatement envie de jouer.

Construire son propre circuit, le rêve de tout amateur de Hot Wheels

Mais s'il y a bien une fonctionnalité qui a particulièrement retenu l'attention d'Adam, c'est le Track Builder, l'éditeur de circuits.

Le principe est particulièrement séduisant : utiliser les différents éléments disponibles pour imaginer ses propres tracés, placer des virages, créer des tremplins et construire des circuits complètement improbables.

Et cette fois, l'éditeur profite directement du monde ouvert. Il devient possible de fixer des éléments au sol ou sur les bâtiments, voire d'utiliser la hauteur des constructions pour imaginer des tracés particulièrement spectaculaires. On peut même ajouter des adversaires contrôlés par l'ordinateur et partager ses créations avec la communauté.

Sur le papier, c'est exactement le genre de fonctionnalité qui peut permettre à un enfant de passer des heures sur le jeu sans même participer aux courses officielles.

Et c'est effectivement ce qui a attiré Adam.

Il a beaucoup apprécié de pouvoir construire son propre circuit, d'essayer différentes combinaisons et de donner forme à ses idées. Une manière de retrouver le plaisir des véritables circuits Hot Wheels, mais sans être limité par le nombre de rails disponibles dans la chambre.

En revanche, tout n'est pas aussi simple qu'on pourrait l'espérer.

L'éditeur demande un certain temps d'adaptation et son interface n'est pas forcément très intuitive pour un enfant de 9 ans. Manipuler les pièces, comprendre comment les placer correctement et parvenir à construire le circuit imaginé peuvent devenir frustrants.

C'est d'autant plus dommage que l'idée est excellente. On aimerait que la création soit aussi spontanée que lorsqu'un enfant assemble quelques rails orange dans le salon. Ici, il faut parfois davantage réfléchir à l'outil qu'au circuit lui-même.

Adam a malgré tout apprécié cette fonctionnalité, mais elle aurait clairement gagné à proposer une prise en main un peu plus naturelle.

Une difficulté bien adaptée aux jeunes pilotes

L'autre question importante concernait évidemment la difficulté.

Hot Wheels Infinite Rush reste un jeu de course arcade, avec des voitures capables de partir à toute vitesse, de déraper et de réaliser des cascades assez spectaculaires. Les différents véhicules demandent un minimum d'apprentissage, notamment pour maîtriser correctement les virages et utiliser le boost au bon moment.

Mais du point de vue d'Adam, l'équilibre est plutôt réussi.

À 9 ans, il a trouvé les courses suffisamment accessibles pour prendre rapidement du plaisir, tout en conservant assez de difficulté pour que les victoires ne soient pas automatiques.

C'est un équilibre important pour ce type de jeu. Trop facile, l'enfant risque de se lasser rapidement. Trop exigeant, il peut abandonner après quelques défaites.

Ici, Adam a pu progresser naturellement, découvrir de nouvelles voitures et profiter de l'exploration sans se retrouver constamment bloqué.

Le jeu propose également du multijoueur en écran partagé jusqu'à quatre joueurs et des affrontements en ligne. Petite particularité à connaître toutefois : la Nintendo Switch 2 ne bénéficie pas du cross-play avec les autres plateformes.

Points forts

Hot Wheels Infinite Rush réussit particulièrement bien à transformer la célèbre marque de petites voitures en un véritable terrain de jeu virtuel. Le monde ouvert apporte une liberté qui manquait aux précédents épisodes pour un enfant comme Adam, tandis que la collection de plus de 150 véhicules donne régulièrement une bonne raison de continuer. L'éditeur de circuits constitue également une excellente idée, particulièrement pour les enfants qui aiment autant construire que conduire. Enfin, la difficulté semble bien équilibrée pour un jeune joueur de 9 ans, qui peut profiter du jeu sans avoir besoin d'une maîtrise parfaite de la conduite.

Points faibles

Le principal regret concerne l'éditeur de circuits, dont l'interface peut rapidement devenir frustrante pour un enfant. Malgré son potentiel créatif, il demande parfois trop de manipulations pour réaliser des idées pourtant assez simples. Le passage au monde ouvert modifie également l'identité des précédents jeux Hot Wheels, avec des circuits officiels parfois moins spectaculaires que ceux de la série Unleashed. Enfin, sur Nintendo Switch 2, les temps de chargement peuvent être assez longs, notamment lorsque l'on passe régulièrement d'une activité à une autre.

Points forts Points faibles
Monde ouvert particulièrement apprécié par Adam Éditeur de circuits pas toujours intuitif
Plus de 150 véhicules à collectionner Création parfois frustrante pour un enfant
Construction de circuits très plaisante Circuits officiels parfois moins spectaculaires que dans Unleashed
Difficulté bien équilibrée pour un enfant de 9 ans Temps de chargement parfois longs sur Switch 2

Hot Wheels Infinite Rush a réussi quelque chose que les deux précédents épisodes n'avaient pas vraiment accompli à la maison : donner envie à Adam de continuer à jouer.

Le passage au monde ouvert change énormément de choses pour un enfant qui ne cherche pas nécessairement à enchaîner les courses les unes après les autres. Explorer librement, découvrir de nouvelles voitures et construire ses propres circuits correspondent finalement beaucoup plus à sa manière de profiter de l'univers Hot Wheels.

Tout n'est pas parfait, notamment du côté de l'éditeur qui aurait mérité d'être plus simple à manipuler pour les jeunes joueurs. Mais les possibilités offertes compensent largement cette petite frustration.

De mon côté, je trouve surtout intéressant de voir à quel point un même jeu peut être perçu différemment selon l'âge et les attentes. Là où un habitué des jeux de course pourrait regretter certains circuits plus spectaculaires des précédents épisodes, Adam a surtout trouvé dans Infinite Rush un immense coffre à jouets numérique.

Et finalement, pour un jeu Hot Wheels, c'est probablement une belle réussite.

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