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Deponia – Rufus s’incruste sur la PS4 !

Si vous avez déjà lu mes aperçus sur les jeux de la série Déponia, vous savez que j'ai vraiment apprécié l'ensemble des jeux de la série dans leurs versions PC, étant particulièrement enthousiaste lors de la sortie du dernier épisode surprise, Deponia Doomsday. J'avais notamment à ce moment rejoué au premier opus, ce même opus qu'accueille aujourd'hui la PlayStation 4.

Pour ceux qui ne connaissent pas, nous incarnons Rufus, un doux rêveur qui vit sur la planète-poubelle Deponia. Contrairement aux autres habitants qui se complaisent dans cette marée de déchets, ou en tout cas qui n'ont aucune envie d'améliorer leur quotidien, Rufus espère lui s'envoler vers la magnifique Elysium, une ville flottante qui surplombe la surface de la planète. Son plan cette fois va marcher, il en est certain. Grâce à ses habiles calculs, le grappin va accrocher sa capsule au croiseur organon qui passe régulièrement au-dessus de sa maison et ainsi l'emmener jusqu'à Elysium. Il y croit dur comme fer...jusqu'à ce qu'il lise la lettre du fournisseur de la capsule qui s'excuse pour un retard dans la livraison des vis.

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Deponia présente les aventures improbables d'un anti-héros cleptomane (en même temps, nous sommes dans un point-and-click où nous récupérons tout ce qui traîne), égocentrique et maladroit dans un monde à l'humour cynique omniprésent et aux décors improbables. Les personnages atypiques sont croustillants et rien ne se déroule jamais comme on pourrait s'y attendre. Rufus, malgré ses défauts, ne peut s'empêcher de jouer aux héros, prêt à fondre au secours de la demoiselle en détresse, même si cela ne fait bien souvent qu'empirer la situation. Attachante, triste à de nombreux moments, l'histoire présente une évolution intéressante qui s'étire sur les quatre épisodes... et peut-être plus un jour (un Deponia 5 ? Daedalic ? pensez-y !) même si Doosmday sent vraiment la conclusion.

 

Sur PlayStation 4, tous les éléments qui ont fait le succès de la série sont repris, les dialogues croustillants aux voix typées, l'humour, les graphismes dessinés à la main (j'aime beaucoup le style cartoon/BD même si je peux comprendre que ce ne soit pas le cas de tout le monde), la musique arythmique d'un monde en perdition. Deponia (en tout cas le premier) ne révolutionne en rien le point-and-click et le gameplay reste classique : on collectionne des objets qui s'entassent dans l'inventaire, on peut ensuite les combiner pour créer d'autres objets ou les utiliser pour interagir avec un autre élément du décor et ainsi progresser. Les dialogues sont basés sur des listes de choix, les réponses pouvant influer sur la suite des événements.

Il y a également des mini-jeux optionnels (vous pouvez les zapper si vous n'y arrivez pas sans conséquence sur la suite de l'histoire car ils seront alors automatiquement validés), souvent basés sur la logique. Et toujours liés à des trophées.

Il a fallu par contre modifier l'interface pour que la jouabilité soit agréable au contrôleur. Rufus se déplace grâce au joystick de gauche, celui de droite déplace le curseur d'action, permettant notamment de sélectionner à l'écran des éléments sans forcément bouger le personnage. La manette apporte un côté plus agréable indéniable au maniement du personnage, plus besoin ici de cliquer au sol. Si cela vous manque, vous pouvez toujours le faire en posant le curseur à un endroit puis en appuyant sur X. Pour changer d'écran, deux choix : en cliquant sur X, il faut attendre que Rufus s'y rende en marchant alors qu'avec rond, cela charge direct (comme le double clic du PC).

La gâchette R2 affichent l'inventaire, ce qui se révèle rapide et efficace. La croix est également dédiée à la gestion de l'inventaire. Gauche et Droite font défiler les objets, tandis que Bas l'affiche même si je préfère pour cela la gâchette. La combinaison d'objets est moins évidente à réaliser car elle nécessite d'aller sur un objet, de faire triangle, puis d'aller sur l'autre et de refaire triangle.

J'ai un moment cherché ma touche préférée sur PC (Espace) qui affiche l'intégralité des éléments interactifs d'une scène, c'est donc R1 ou L1. Par contre, cela ne s'affiche que pendant un temps, ce qui oblige à spammer la touche (sur PC, cela reste affiché tant qu'on reste appuyé sur Espace). Petit ajout pratique, ça sélectionne en complément un élément à chaque clic, faisant un cycle parmi les éléments actifs et les sorties de l'écran.

 

Dans le décor, chaque objet a au maximum quatre actions qui sont affichées sous la forme de petites bulles une fois le curseur dessus. Les actions sont en fait liées aux quatre boutons principaux (Triangle, Cercle, X et Carré) en fonction de leur emplacement à l'écran. Même si la disposition est logique, j'ai pour ma part souvent tendance à vouloir systématiquement utiliser X pour activer mon objet.

Après un moment d'adaptation, cela fonctionne. Je suis finalement plus gênée par mes habitudes acquises sur la version PC et j'ai du coup sans doute plus de mal à m'y mettre qu'un nouveau joueur qui n'aura pas été formaté par toutes ces heures déjà passées en compagnie de Rufus. Il se révèle par contre parfois un peu difficile de sélectionner les plus petits objets à l'écran. Car même avec une grande télévision, et donc une bonne résolution, c'est petit et forcément plus éloigné que sur un ordinateur.

 

Si vous avez envie de vous lancer dans l'aventure sur PS4, n'hésitez donc pas. Par contre, vous préférerez peut-être jouer à l'intégralité sur PC car il n'y a malheureusement que le premier épisode sur console et vous resterez donc sur votre faim après la quinzaine d'heures de jeu proposées. Steam de son côté propose un bundle avec les trois premiers (que vous pourrez trouver moins cher en cherchant chez quelques revendeurs extérieurs), et surtout Doomsday. Enfin, si vous pouvez patienter, nul doute que ces épisodes arriveront à un moment ou à un autre sur la PS4 !

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