Octopath Traveler – Huit chemins, une magnifique invitation au voyage
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Octopath Traveler – Huit chemins, une magnifique invitation au voyage

Octopath Traveler débarque sur la Nintendo Switch 2 et se révèle toujours aussi chouette à parcourir et agréable visuellement !

Version testée : Nintendo Switch 2
Plates-formes disponibles : PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series, Nintendo Switch 1 & 2
Genre : RPG
Prix conseillé : 59,99€ (bundle avec les deux à 74,99€)
Date de sortie : 1 octobre 2026
Studio / Editeur : Square Enix
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !

Il y a des RPG qui séduisent immédiatement par leur univers. Octopath Traveler fait partie de ceux-là. Son mélange de personnages en pixel art et de décors en relief conserve un charme fou, et cette arrivée sur Nintendo Switch 2 donne une bonne occasion de (re)découvrir ses huit voyageurs. Derrière les panoramas sublimes, on trouve surtout un jeu généreux, avec des combats intelligents et des histoires qui prennent progressivement une autre dimension. Quelques rigidités subsistent, mais elles n’effacent jamais vraiment le plaisir du voyage.


On choisit d’abord un personnage, avant de recruter les autres en parcourant Orsterra, chacun apportant son parcours et ses motivations. La vengeance de Primrose n’a ainsi pas grand-chose à voir avec les envies de découverte de Tressa ou la soif de connaissances d’Alfyn. Cette variété apporte une certaine fraîcheur. On passe d’un récit sombre à une aventure plus chaleureuse, sans être constamment enfermé dans la même tonalité. Tous les chapitres ne se valent pas, mais l’ensemble donne envie de poursuivre plusieurs histoires à la fois.

Ce fonctionnement possède toutefois ses limites. Les compagnons restent souvent en retrait pendant les scènes consacrées à un héros, créant un décalage avec leur présence dans les combats. Les échanges entre ces "travelers" apportent un peu de proximité, sans complètement résoudre cette impression de parcourir huit aventures parallèles. Les recoupements scénaristiques existent pourtant et deviennent particulièrement intéressants en arrivant sur la seconde partie de l'aventure. Certains événements prennent alors un autre sens. J’ai aimé cette manière de récompenser la curiosité, même si ces connexions auraient gagné à être davantage mises en scène durant le parcours principal.

Heureusement, les affrontements assurent une bonne partie du spectacle. Le système repose sur les faiblesses des ennemis : toucher avec la bonne arme ou le bon élément réduit leur protection jusqu’à provoquer une faille. L’adversaire devient alors vulnérable et laisse une ouverture pour concentrer ses attaques. Les points d’exaltation accumulés permettent justement d’amplifier une action ou d’enchaîner plusieurs coups. Toute la subtilité consiste à préparer ce moment, en coordonnant les quatre membres de l’équipe. Dépenser toutes ses ressources immédiatement est rarement aussi efficace que patienter pour frapper au bon tour.

Les boss demandent particulièrement d’anticiper et de trouver un équilibre entre dégâts, soins et soutien. Le système de classes secondaires enrichit ensuite les possibilités, permettant de compléter les aptitudes d’un personnage et d’essayer différentes compositions d'équipe. Il y a un vrai plaisir à fabriquer une équipe dont les compétences sont complémentaires. En revanche, les combats aléatoires et les écarts de niveau peuvent vite ralentir la progression. Faire évoluer les voyageurs laissés de côté finit parfois par ressembler à une corvée, surtout lorsque l’on souhaite retourner rapidement aux intrigues qui nous motivent.

En dehors des affrontements, les actions propres aux personnages donnent aussi du relief à l’exploration. Acheter ou dérober un objet, obtenir des informations, provoquer un duel : les habitants offrent plusieurs possibilités d’interaction. Les quêtes secondaires encouragent à discuter, à observer et à changer de méthode selon les talents disponibles. Orsterra devient ainsi plus intéressante qu’une succession de boutiques et de donjons. La construction des chapitres demeure néanmoins assez répétitive, et certains passages auraient mérité de sortir davantage de leur routine de RPG "à l'ancienne".

Visuellement, difficile de bouder son plaisir. Les forêts baignées de lumière, les villages enneigés et les paysages côtiers ressemblent à de petits dioramas animés. La profondeur, les éclairages et les effets atmosphériques donnent aux panoramas une présence remarquable. La musique accompagne merveilleusement cette identité, avec des thèmes capables de rendre une simple traversée mémorable. L’édition Switch 2 améliore la résolution et la fréquence d’images par rapport à la version Switch. Il faut cependant compter avec l’absence de pack de mise à niveau et l’incompatibilité des sauvegardes entre les deux éditions

Points forts Points faibles
Des panoramas HD-2D sublimes Certains héros plus effacés que d'autres
Des combats tactiques et des classes complémentaires Une structure de chapitres répétitive
Une BO folle Pas de mise à niveau ni transfert de sauvegarde
Un portage très réussi

Octopath Traveler reste donc un très bon RPG, aussi agréable à contempler qu’à décortiquer. Sa narration manque parfois de liant et son rythme exige un peu de patience, mais ses combats, ses personnages et les connexions cachées dans ses histoires composent un ensemble attachant. Sur Switch 2, c’est une belle porte d’entrée dans une série dont la personnalité dépasse largement sa superbe présentation.

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