Dragon Quest XI S : Les Combattants de la destinée – Édition ultime – Du Dragon Quest pur jus !
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Dragon Quest XI S : Les Combattants de la destinée – Édition ultime – Du Dragon Quest pur jus !

L'édition Ultime de Dragon Quest XI arrive sur Switch 2

Version testée : Switch 2
Plates-formes disponibles : Switch, PS4/5, Xbox One / Series, PC
Genre : J-RPG
Prix conseillé : 39.99
Date de sortie : 24/09/2026
Studio / Editeur : Square-Enix
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !

L'histoire de Dragon Quest XI est longue ! Sorti à l'origine en 2017 sur PS4 et 3DS, le soft a eu droit depuis à de nombreux portages et versions enrichies. D'ailleurs, à ce propos, je dois donner un premier mauvais point à ce portage Switch 2 ! Alors que, d'ordinaire, les éditeurs proposent une mise à niveau d'une version Switch à une version Switch 2 à moindre coût, il faudra payer cette version Switch 2 plein pot ! En outre, impossible de réutiliser ses sauvegardes Switch : dommage pour les fans qui auraient déjà commencé leur aventure sur la première console de Nintendo et qui auraient voulu la continuer en profitant d'une plus grande finesse graphique et de meilleures performances.

Faisons maintenant un petit tour d'horizon.

Un village paisible

Nous incarnons un jeune homme muet — à l'instar de Link, le héros de The Legend of Zelda — qui habite dans le village de Caubaltin. Au début de l'aventure, nous incarnons notre héros alors qu'il passe son rite de passage à l'âge adulte. L'occasion d'un petit tutoriel pour apprendre les bases du combat.
À la fin de notre escapade, notre jeune protagoniste manifestera un pouvoir étrange, lié à une marque sur sa main, menant à une révélation : il a été adopté ! Ah non, pardon, je recommence : il est l'Éclairé ! C'est-à-dire un héros légendaire choisi pour protéger le monde des ténèbres !

Toujours est-il que notre mère adoptive nous remet à cet instant un pendentif et nous invite à rejoindre le royaume d'Héliodor.
Aussitôt dit, aussitôt fait ! Rapidement, nous rejoindrons Héliodor, apprenant au passage comment fonctionne la carte du monde de Dragon Quest XI, notamment en ce qui concerne les animaux sauvages et les aires de repos.

À ce sujet, il y a une nuance entre la version 3D et la version 2D, mais j'en parlerai plus tard dans le test. Ne nous dispersons pas, s'il vous plaît !

Nous arrivons donc naïvement au château d'Héliodor et nous nous présentons comme l'Éclairé, ce qui nous vaudra d'être reçu immédiatement par le roi. Un peu facile.

Hélas, c'était une ruse ! Le roi d'Héliodor nous trahit aussitôt, nous envoyant dans ses geôles et nous apprenant que l'Éclairé mènera en réalité le monde à sa perte ! C'est en prison que nous ferons la rencontre d'Érik, qui nous aidera à nous évader, et c'est à ce moment que le prologue prend fin ! Ouf !

Je ne révélerai rien de plus sur l'intrigue de Dragon Quest XI, car, comme à mon habitude, je préfère de loin vous laisser le plaisir de la découverte ! Sachez cependant que si l'aventure commence de manière assez classique — voire carrément prévisible —, elle réserve tout de même quelques surprises au fur et à mesure de notre avancée.

Le jeu propose huit personnages jouables qui, à l'instar du scénario, répondent aux archétypes classiques du genre (le héros, le voleur, etc.), mais qui gagnent en substance au fur et à mesure ! En réalité, c'est même leur présence et les dialogues entre les protagonistes qui donnent du sel à l'aventure, une situation classique pouvant devenir truculente suite à leurs interventions. C'est presque dommage, par ailleurs, qu'au milieu de ces personnages hauts en couleur, le personnage principal, l'Éclairé, reste silencieux. Je sais qu'il s'agit là d'un procédé classique visant à favoriser l'identification au héros, mais quand même, il semble bien fade à côté de ses compagnons.

Concernant sa durée, ce Dragon Quest XI est très généreux ! En effet, alors que l'histoire principale propose déjà de nombreuses heures de jeu, cette édition ultime comporte tout le contenu narratif qui a été ajouté au fil des ans. Comptez entre 50 et 60 heures pour venir à bout de l'aventure en ligne droite, et jusqu'à 80 à 90 heures de jeu avec le contenu annexe. Voilà de quoi vous occuper pour un long moment !

L'aventure aux deux visages !

L'une des spécificités de ce Dragon Quest XI vient de ses deux modes distincts. Il est possible de poursuivre l'aventure dans une jolie 3D, très colorée.

Dans cette version 3D, le jeu propose tout ce qu'on peut attendre d'un J-RPG moderne : des environnements plus vastes et impressionnants, des cinématiques et des doublages. Il est également possible de voir les monstres sur la carte, ce qui permet d'aller directement à leur rencontre — notamment en les frappant de manière préventive — ou de les éviter pendant notre exploration !

Les combats présentent aussi les personnages avec leurs modèles en trois dimensions, avec la possibilité de se déplacer indépendamment des tours d'action.

À l'inverse, le mode 2D du jeu propose une aventure à l'ancienne. Pas de grandes cinématiques doublées — bien qu'il subsiste encore quelques cinématiques précalculées de la version 3D —, des environnements qui semblent moins grandioses et des combats aléatoires ! Aussi, le menu de combat est ici à l'ancienne, c'est-à-dire qu'on voit les monstres, mais plus nos personnages.

Si cette version 2D propose beaucoup moins de fioritures, elle dispose toutefois d'un certain charme ! Elle a aussi l'avantage de proposer une aventure un peu plus rythmée — notamment du fait de l'absence de dialogues doublés, mais également parce que les environnements sont plus resserrés, à la manière des anciens Dragon Quest !

Attention cependant, impossible de passer de l'un à l'autre en appuyant simplement sur un bouton. Le changement se fait via les églises — qui se trouvent un peu partout dans l'univers du jeu — et ramènera le joueur au début du chapitre ou du point de progression en cours. Opérer ce changement au milieu d'un chapitre s'accompagnera donc d'une perte de progression, mais pas d'XP ni d'objets !

D'un point de vue sonore, Dragon Quest XI fait une fois de plus le choix de proposer quelque chose de très classique, fidèle à l'esprit de la série. On y retrouve les habituelles envolées héroïques, accompagnées de leurs cuivres particulièrement présents. Néanmoins, si les compositions accompagnent bien l'aventure, je n'ai pas été particulièrement marqué par les musiques.

Je pense que c'est en partie lié à la volonté de Square Enix de proposer un Dragon Quest à l'ancienne - que ce soit dans sa version 2D ou 3D !

Enfin, un mot sur les performances de cette version Switch 2. Nous disposons de deux modes, les classiques Performances et Qualité. Et comme le jeu est jouable en portable et en docké, je vous propose un petit tableau pour s'y retrouver.

Mode Performance Qualité
Docké 1080p / 60 fps 1440p / 30 fps
Portable 1080p / 60 fps 1080p / 30 fps

A l'ancienne !

Je ne vais pas vous décrire toutes les spécificités du gameplay parce qu'arrivé jusqu'ici, je pense que vous aurez compris : ce Dragon Quest XI est un J-RPG au tour par tour, à l'ancienne, que ce soit dans son scénario, ses musiques ou son gameplay !

On se retrouve donc avec des combats au tour par tour où l'on contrôle jusqu'à quatre personnages.

Il est possible de donner des instructions tactiques aux héros qui nous accompagnent, pour ne diriger que l'Éclairé. Mais personnellement, cette façon de jouer dans un jeu au tour par tour, ça m'ennuie ! Je veux avoir le contrôle sur chacun de mes personnages et sur leurs actions — une des raisons pour lesquelles j'ai détesté les systèmes de FFXII (les Gambits, quelle horreur !) et de FFXIII. Je n'aime pas avoir la sensation que le jeu joue à ma place !

Mon premier réflexe, donc, lorsque je récupère un nouveau personnage, c'est de me diriger vers l'onglet Tactiques et de régler ses instructions sur « Suivre les ordres » !

S'il est possible de déplacer nos personnages dans la mouture 3D, c'est assez inutile d'un point de vue combat. Il s'agit là d'un ajout purement cosmétique et ça n'a donc aucune incidence sur le déroulement des combats !

Au niveau de l'exploration et de la progression dans les quêtes, j'ai dû m'accrocher au début de mon aventure. Le jeu est en effet extrêmement dirigiste, avec de nombreux allers-retours. C'est la structure classique des vieux J-RPG et c'est une formule avec laquelle j'ai personnellement beaucoup de mal. Si cette tendance ne disparaît pas totalement en progressant, le jeu s'ouvre un peu plus par la suite, offrant davantage de liberté aux joueurs.

Points forts Points faibles
Une aventure généreuse Pas d'upgrade depuis la version Switch
Les modes 3D et 2D qui proposent deux expériences distinctes De trop nombreux allers-retours
Des protagonistes attachants Une OST qui manque de thèmes réellement marquants
Dragon Quest à l'ancienne — pour le plus grand plaisir des fans ! … mais peut-être trop classique pour les nouveaux arrivants !

L'originalité de ce DQXI vient surtout de sa possibilité de poursuivre son aventure dans un monde en 2D ou en 3D.
On regrette cependant l'impossibilité pour les possesseurs de la version Switch de profiter de cette mise à niveau à moindre coût.
Pour les fans de la licence, il s'agit probablement de la version la plus aboutie du soft. Pour les autres, le classicisme de ses mécaniques de jeu et de son scénario pourra être un frein.
Reste que le soft est généreux au niveau de son contenu et, pour environ 40 euros, ça reste une bonne affaire pour les fans de J-RPG à l'ancienne !

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