Lorsqu'on nous propose de couvrir un jeu sur un salon, trois réactions primaires me viennent directement : “Jamais de la vie”, “Pourquoi pas, si tu veux qu'on le couvre absolument” et “Oh putain, OUAIS !!!”
Rain98 n'est entré dans aucune de ces catégories et pour cause… son concept, sa vibe, rien de tout cela est quelque chose que je cherche en ce moment. Après tout, un visual novel qui parle de provoquer la fin du monde en effectuant des tâches communes pour une fille légèrement sociopathe sur les bords, c'est loin des tons joyeux que je cherche pour me remonter le moral. Mais quelque chose en moi m'a dit, après avoir regardé le trailer : “Vas-y”. Du coup, j'y suis allé.
Et je ne le regrette pas. Alors oui, c'est clairement pas le genre de jeu que je cherche et faire mes premiers pas dessus une vingtaine de minutes lors d’un salon comme la gamescom n'est clairement pas idéal à cause de la lenteur de jeu d'un visual novel, mais le résultat est là : un design anime sympa et très nocturne qui fait que le bleu foncé va être prédominant.





Vous êtes un homme qui se retrouve mystérieusement projeté dans son appartement 27 ans dans le passé. La mémoire perdue sur les raisons qui vous ont fait revenir dans le passé, vous allez vous retrouver nez à nez avec Reina, une jeune fille cynique sur le point de se pendre qui va être stoppée dans son acte par votre apparition. Du coup, Reina va changer d’angle et va chercher à éradiquer le monde car celui que vous lui décrivez, celui de 2025, est un monde où rien ne va : avec des arguments et exemples exactement comme dans le monde réel. Reina est très spéciale, autoritaire avec de forts aspects sadiques. Mais vous acceptez d’être sous ses ordres car ni vous ni elle n’avez le choix. Elle va vous demander d’effectuer des tâches quotidiennes pour gagner de l’argent. A chaque tâche, vous allez non seulement gagner de l’argent, mais également avoir droit à un autocollant à coller dans votre cahier des tâches. Ces autocollants sont soit disant magiques. Une fois que vous en aurez 100, vous aurez recueilli suffisamment d’énergie pour mettre fin au monde.
Visual Novel oblige, il y a des choix de dialogues, mais surtout un rythme très lent à cause de très longs dialogues. Ce qui fait que si l’ambiance est bien posée avec une forte vibe mélancolique, le rythme de progression reste toutefois lent. Je n’ai pu par exemple en quasi 30 minutes, ne réaliser qu’une tâche : la mise en capsules d’objets pour les machines à gatcha. J’ai pu aussi remonter les chaussettes de Reina dans une séquence assez malsaine pour tout non fétichiste des pieds.
Mais malgré cela, Rain98 m’a mis une gifle, car l’ambiance distillée de mélancolie est vraiment très réussie, que ce soit dans les décors, comme dans l’attitude de Reina au travers les dialogues (il n’y a que sa voix qui est audible dans le casque, pas la vôtre : vos textes sont transcrits uniquement par écrit) ou les situations. J’imagine sans peine qu’on va découvrir les vraies motivations de Reina au fil du jeu, la raison pour laquelle vous avez été envoyé dans le passé, mais j’ai déjà ma théorie pas piquée des hannetons.
Alors oui, le jeu est classé horreur, faute de mieux, mais je pense qu’on est plus sur un jeu à ambiance fantastique plutôt que sur un jeu d’horreur. La version définitive de Rain98 révèlera la vérité normalement à la fin de l'année et je dois dire que ça me tente pas mal de la découvrir soit sur PC, soit sur Playstation 5, soit sur Xbox...













