Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 2 – Une anthologie indispensable malgré quelques paresses
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Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 2 – Une anthologie indispensable malgré quelques paresses

La seconde compilation de Metal Gear Solid apporte enfin MGS4 ailleurs que sur PS3, et remet à l'honneur Peace Walker !

Version testée : PS5
Plates-formes disponibles : PC, PS5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch 1 & 2
Genre : Infiltration / Action
Prix conseillé : 49,99€
Date de sortie : 27 août 2026
Studio / Editeur : Konami
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !

Après un premier volume qui se chargeait de poser les bases historiques de la trilogie originelle, la licence culte de Konami revient avec un second round particulièrement attendu. Pour beaucoup, l’enjeu principal de ce Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 2 tenait en un seul titre : délivrer enfin Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots de sa prison dorée sur PlayStation 3, tout en remettant sur le devant de la scène Peace Walker ainsi que l’oublié Metal Gear: Ghost Babel. Une mission de préservation réussie, même si Konami ne fait pas toujours dans la dentelle côté finition.


Le premier contact avec Guns of the Patriots tient presque du soulagement. Sorti en 2008, cet opus n'a jamais été porté ailleurs jusqu'à ce jour du fait (supposé) de l'architecture complexe du processeur Cell (avérée pour le coup). Voir les aventures de Solid Snake tourner sur nos machines actuelles fait donc chaud au cœur. Le portage est d'ailleurs plus qu'apprécié, vu qu'il gomme enfin les défauts techniques du jeu de base qui pouvait accuser de vilains ralentissements à des moments clés de l'aventure. Fini les saccades un peu trop fréquentes lors des batailles rangées au Moyen-Orient ou en Amérique du Sud ! Le jeu affiche un 60 images par seconde exemplaire et une belle netteté d’ensemble, même si les textures sont bruts de décoffrages et accusent assez logiquement leurs seize années d'existence.

Sur le fond, l'expérience MGS4 n'a rien perdu de sa singularité. On retrouve cette mise en scène hollywoodienne démesurée signée Hideo Kojima, son avalanche de cinématiques fleuves (je pèse mes mots, vu qu'on se retrouve parfois des dizaines de minutes sans avoir à toucher la manette) et ses mécaniques d'infiltration mâtinées de camouflage OctoCamo. Le jeu conserve ses excès d’antan et ses quelques longueurs narratives, mais sa liberté d’approche dans des zones de conflit ouvert demeure encore aujourd’hui un modèle d'immersion tactique.

En passant à Metal Gear Solid: Peace Walker, on a presque l'opposé de tout ce qui fait MGS4. Peace Walker s'impose comme l'autre gros morceau de la compilation. Issu du remaster HD de l’époque PSP/PS3, le titre se révèle être bien plus digeste (en apparence) à redécouvrir, particulièrement parce qu'il permet des sessions de jeu plus courtes. On peut enchaîner plusieurs missions de quelques minutes chacune pour faire avancer l'histoire (ou pas, le titre exagérant pas mal sur des missions inutiles, comme d'autres jeux portables de l'époque...) et en parallèle gérer la Mother Base, le recrutement d'ennemis par ballon Fultonet d'unités pour ensuite les placer pour débloquer divers éléments. Un petit aperçu de ce qui attendait les joueurs avec The Phantom Pain en somme. À noter qu'en plus de son gameplay infiltration réussi, le jeu reprend la partie où l'on peut coopérer jusqu'à 4. Je ne m'y suis pas essayé, mais je sais que ça en intéressera certains !

La petite cerise sur le gâteau pour les fans viendra sans doute de l’intégration de Metal Gear: Ghost Babel, un épisode moins connu sorti sur Game Boy Color en 2000. Son infiltration en 2D vue du dessus se révèle très agréable encore aujourd'hui et prouve, manette en mains, que l'infiltration fonctionne aussi bien en 2D qu'en 3D. Les traditionnels Master Books, les scénarios intégraux consultables et la base de données encyclopédique viennent clore ce tour du propriétaire généreux.

Au rayon des petits reproches, on peut mentionner l'emballage éditorial qui reproduit les mêmes travers que le premier volume. Plutôt que de proposer un lanceur unifié et efficace, Konami nous impose encore une fois des exécutables distincts qui éparpillent nos bibliothèques de jeux. On regrettera aussi l'absence d’efforts plus poussés sur les options de rendu graphique (très peu de filtres avancés ou de mise à l’échelle moderne), ainsi que l’impasse regrettable faite sur d'autres épisodes de la saga qui n'auront sans doute jamais de portage, tel que Portable Ops ou les épisodes Acid... à moins que des DLC ou qu'un volume 3 ne fasse son apparition ultérieurement.

Points forts Points faibles
MGS4 enfin libéré de la PS3 et de ses galères techniques (60 FPS fluide à présent) Un petit rehaussage graphique n'aurait pas fait de mal...
La boucle de gameplay prenante de Peace Walker Pas de hub unifié
Un épisode GBC qui fait plaisir Quelques épisodes absents de cette collection (Portable Ops / les Acid)
Des archives à découvrir, c'est toujours plaisant Pas de version PS4 et Xbox One... un choix éditorial curieux

Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 2 remplit son contrat le plus crucial : rendre accessible et parfaitement fluide le final d'anthologie de Solid Snake, tout en rappelant le gameplay très chouette de Peace Walker. Si l'on pestera contre le manque de fioritures apportées aux menus et aux options visuelles, la richesse du contenu et la valeur historique de cette compilation emportent largement l’adhésion. Une pièce de collection incontournable pour tout fan d’espionnage tactique.

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