La gamescom est un lieu où on peut confronter la vision d’un jeu vidéo contre une autre ou voir les influences de jeux selon les pays. J’ai donc, durant cette édition 2026, rendu visite à la délégation grecque pour aller voir le jeu du studio Kaloplay qui m’intriguait pas mal : Bassai-Dai. Derrière ce jeu au titre à consonance japonaise, se cache le projet passion d’un développeur grec qui a déjà travaillé pour de gros studios japonais comme Square Enix et sur de gros projets. Bassai-Dai est donc un projet qu’il poursuit en parallèle de son activité. Cela fait ainsi un certain moment qu’il travaille dessus et cela explique pourquoi le nom japonais sur un jeu grec. Même si le mélange des cultures et mythologies de ces deux pays va bien au-delà du nom.
Le joueur incarne un humain (désolé, j’ai oublié son nom) dont la sœur est la gardienne spirituelle des lieux en Grèce. Notre héros veut apparemment devenir roi des pirates, tellement son design fait penser à Luffy. Mais au lieu de cela, il va devoir affronter les esprits de feu qui sortent du volcan réveillé par un mystérieux inconnu et qui font légèrement penser à des sans-coeurs de Kingdom Hearts. Pour cela, il va être, à l’instar d’Amaterasu dans Okami, équipé d’un pinceau. Ce pinceau lui servira d’arme pour frapper sur ses adversaires, mais également leur faire des dégâts en lançant de l’encre (qu’on peut altérer avec des éléments : ici, je n’ai pu expérimenter que l’encre de feu en plus de la classique). Hors des combats, le pinceau sera également utile pour progresser et résoudre des énigmes. En effet, le joueur pourra utiliser en échange d’un peu de sa réserve d’encre, des techniques comme la création de plateformes en plein saut pour atteindre de nouvelles hauteurs ou encore la technique de l’hélicoptère qui pourra être activée tant qu’il y aura de l’encre dans sa réserve, pour voler en faisant tourner le pinceau au-dessus de sa tête.





Sur la démo montrée, le tout est encore un peu brut du côté des animations et du peaufinage, mais il y a une très bonne base à tous les étages qui augure du bon pour la version finale dont la date n’est pas encore fixée (le jeu n’est pas encore terminé). C’est plus durant la phase d’énigmes, notamment celle que j’ai dû affronter, où il y a besoin de réglages. En effet, me voilà coincé devant une grande porte, que je dois ouvrir pour que ma sœur puisse atteindre une sorte de sanctuaire et tenter d’apaiser l’esprit du volcan. Mais cette porte ne s’ouvrira que lorsque j’aurai inscrit les symboles, après les avoir trouvés sur des îles non loin. Je trouve les colonnes indiquant chaque symbole sans grande difficulté, mais, pour les inscrire, c’est une autre paire de manches avec la manette à cause d’une sensibilité bien trop forte me faisant rentrer plusieurs fois les symboles. Un réglage et cela va mieux, mais il reste toujours le problème de bien dessiner chaque symbole au cœur des cercles dédiés, sinon le jeu ne le reconnait pas. C’est quelque chose qui sera réglé dans la version définitive. On a mis du temps, mais la porte est ouverte ! Ma soeur y entre et se fait kidnapper dans la foulée par le grand méchant (le classique twist du Saori Kido) ! Du coup, maintenant mon objectif est clair : je dois la sauver pour qu’elle puisse sauver à son tour les îles environnantes de ce volcan.
Concrètement, il reste encore du travail à réaliser sur Bassai-Dai, mais les combats sont agréables et dynamiques et les phases de plateformes pas mauvaises du tout pour un jeu encore en développement, bien qu’un poil perfectibles en termes de précision. Le seul point sur lequel j’ai à redire, en dehors du système de dessin à corriger et à améliorer, serait le HUD pas ultra explicite quant à la jauge d’encre. En tout cas, je pense que chacun peut garder dans un coin de sa mémoire l’existence de Bassai-Dai, il pourrait bien rentrer dans la catégorie des bons p’tits jeux sympas à faire à l’avenir. Le jeu est prévu dans un premier temps sur Steam et dans un second temps, d’éventuelles sorties sur consoles pour on ne sait quand encore. En tout cas, moi je vais m'en souvenir !









