Gamescom 2026 – My Arcade
High-Tech

Gamescom 2026 – My Arcade

My Arcade décline le jeu rétro dans tous les formats, de la minuscule console de poche à la machine pensée pour retrouver les contrôles d’époque.

Mon rendez-vous avec My Arcade à la gamescom ne tournait pas autour d’une seule machine.

La marque de dreamGEAR était venue montrer une gamme qui va du petit appareil à accrocher à un sac jusqu’à une console rétro de 7 pouces, en passant par des mini-bornes et des contrôleurs pensés pour des catalogues précis. J’ai surtout retenu la qualité de fabrication des produits que j’ai pu manipuler. Les licences Tetris, PAC-MAN, Atari ou Sonic attirent l’œil, mais la proposition va au-delà d’un logo connu posé sur une coque. Les formats, les commandes et la présentation changent selon le jeu ou l’usage visé.

À côté de ces produits sous licence, My Arcade conserve des appareils plus génériques, centrés sur une sélection de jeux intégrés et un prix contenu.

Les Pixel Pocket Pro donnent une bonne idée de cette approche. J’avais devant moi les versions Tetris et PAC-MAN. Elles partagent un format minuscule, un mousqueton et une alimentation par trois piles AAA, mais elles n’emploient pas la même disposition. Le Tetris est horizontal. Il place la croix directionnelle à gauche, un bouton Start au-dessus et trois touches à droite, dont une commande Hold. Son écran couleur de 2 pouces affiche le puits de jeu au centre et le modèle comprend sept jeux bonus en plus du Tetris sous licence officielle. La coque bleue reprend les formes des Tetriminos, jusque dans son relief.

Le PAC-MAN Pixel Pocket Pro adopte un format vertical qui correspond mieux au labyrinthe d’origine. Il propose le mode classique et le mode Speed Up sur un écran couleur de 2 pouces. Là encore, la machine fonctionne avec trois piles AAA et se transporte avec un mousqueton. Poser les deux appareils côte à côte montre que My Arcade n’a pas choisi un boîtier unique décliné dans plusieurs couleurs. Le format s’adapte au jeu, ce qui donne plus de cohérence à ces petites machines.

La taille reste leur principale contrainte. Deux pouces imposent une expérience très différente d’une console portable moderne, surtout sur une longue session. Mais ce n’est pas ce qu’elles cherchent à remplacer. Le Pixel Pocket Pro correspond davantage à la partie rapide, à l’objet de collection ou au petit appareil que l’on garde dans un sac. Les boutons sont de vraies commandes physiques, le démarrage mène au jeu et il n’y a pas besoin d’un téléphone, d’un compte ou d’une configuration avant de jouer. Sur les exemplaires que j’ai manipulés, les coques et les commandes ne donnaient pas l’impression d’un gadget fragile.

Il faut d’ailleurs faire attention aux noms, car My Arcade multiplie les formats proches. Le Tetris Pixel Pocket visible dans la gamme n’est pas le Pixel Pocket Pro que j’avais entre les mains. Cette version plus simple utilise un écran couleur de 1,8 pouce, embarque Tetris et dix jeux bonus, fonctionne avec trois piles AAA et conserve le porte-clés. Cette multiplication de tailles peut sembler confuse au premier regard, mais elle permet aussi, sans changer de licence, de choisir entre un appareil très compact, une machine avec un écran plus grand ou une mini-borne de table.

La famille PAC-MAN suit la même logique. Le Pixel Pocket Pro présenté à la Gamescom tient dans la poche, mais le catalogue comprend des machines bien plus grandes. Le PAC-MAN Joystick Player prend la forme d’une petite borne portable équipée d’un écran vertical couleur de 3,5 pouces et d’un joystick rouge. Il reprend le mode classique et le mode Speed Up, sauvegarde le meilleur score, dispose d’un haut-parleur avec volume réglable et d’une sortie casque 3,5 mm. Il peut fonctionner avec quatre piles AA ou être alimenté par USB-C.

C’est ici que le travail autour des licences devient plus intéressant qu’un changement de décoration. PAC-MAN gagne une petite borne verticale qui rappelle son meuble d’arcade. Tetris se retrouve dans des consoles horizontales où la croix et les commandes de rotation restent faciles à lire. Le catalogue contient aussi des machines autour de Ms. PAC-MAN, GALAGA, Space Invaders, Mega Man, Data East ou Street Fighter selon les formats. La licence sert donc de point de départ au matériel au lieu d’être cantonnée à la façade.

My Arcade ne dépend pourtant pas de ces licences pour toute sa gamme. Le Go Gamer Classic représente bien l’autre versant de son catalogue. La machine propose 300 jeux intégrés sur un écran couleur de 2,5 pouces, avec haut-parleur, réglage du volume et prise casque. Elle fonctionne avec trois piles AAA. Il ne s’agit pas ici d’acheter un appareil construit autour de PAC-MAN ou Tetris, mais une petite console prête à jouer avec beaucoup de titres. Cette coexistence entre produits sous licence et machines plus génériques permet à My Arcade de viser le collectionneur comme le joueur qui cherche surtout un appareil peu encombrant avec de quoi jouer sans attendre.

À l’autre extrémité de la gamme, l’Atari Gamestation Go change d’échelle. Elle embarque plus de 200 jeux sur un écran couleur de 7 pouces. On y trouve le catalogue Atari, cinq jeux de la série Recharged, PAC-MAN, Balls of Steel ainsi que des titres Jaleco et PIKO Interactive. Son intérêt ne tient pas qu’au nombre de jeux. La façade regroupe une croix directionnelle, des boutons classiques, un paddle, une trackball et un pavé numérique. Certains jeux Atari avaient été pensés pour ces contrôles et perdent une partie de leur intérêt lorsqu’on les force sur une manette moderne standard.

La fonction SmartGlow éclaire les commandes à utiliser selon le jeu lancé. La Gamestation Go intègre aussi le Wi-Fi pour les mises à jour, une sortie HDMI, des ports USB-C et une batterie rechargeable donnée pour quatre à cinq heures de jeu. C’est un produit bien plus ambitieux que les Pixel Pocket. Pourtant, on retrouve la même idée de base. Le matériel doit servir les jeux qu’il embarque plutôt que de demander à chaque titre de s’adapter à un schéma de contrôle identique.

My Arcade pousse ce principe avec le Gamestation Gamepad Atari. Ce contrôleur sans fil est prévu pour la Gamestation Go et la Gamestation Mega. Il intègre lui aussi un paddle, une trackball et un pavé numérique, avec SmartGlow pour indiquer les commandes utiles. Sa batterie est annoncée pour plus de douze heures et sa portée sans fil peut atteindre 9,1 mètres. C’est un accessoire assez révélateur de la stratégie de la marque. Une console rétro peut être portable, mais elle doit aussi pouvoir retrouver ses contrôles spécifiques lorsqu’on la branche sur un téléviseur ou qu’on joue à distance.

SEGA bénéficie d’une autre interprétation avec le Sonic the Hedgehog Mighty Player. Ici, My Arcade revient à la mini-borne de table avec une construction en bois, un écran couleur de 3,5 pouces et un marquee éclairé. Quatre jeux sont intégrés, Sonic the Hedgehog, Sonic the Hedgehog 2, Sonic Spinball et Sonic 3D Blast. La batterie rechargeable offre entre quatre et cinq heures de jeu et la machine dispose d’un réglage du volume ainsi que d’une prise casque. Le format n’a plus grand-chose à voir avec un Pixel Pocket, mais l’identité de la gamme reste lisible.

C’est cette variété qui m’a plu pendant le rendez-vous. My Arcade ne cherche pas à faire entrer tout son catalogue dans une seule coque. Un produit peut être pensé pour tenir sur un porte-clés, un autre pour rester sur un bureau et un troisième pour servir de console portable ou se connecter à un téléviseur. La finition des modèles que j’ai pris en main allait dans le même sens. Je m’attendais à des objets très légers où la licence prendrait le pas sur le reste. J’ai trouvé des produits plus sérieux que cela, avec des boutons corrects, des coques bien assemblées et une présentation cohérente avec leur positionnement.

Cela ne veut pas dire que tous les formats conviendront à tout le monde. Les plus petits écrans demandent d’accepter une lisibilité réduite et les appareils à piles seront moins pratiques pour ceux qui préfèrent tout recharger en USB-C. À l’inverse, ces piles se remplacent en quelques secondes et conviennent bien à un produit que l’on utilise de temps en temps. Les Mighty Player ou la Gamestation Go répondent à un autre usage, avec des batteries intégrées, des écrans plus grands et un encombrement supérieur.

La comparaison avec une manette Xbox permet de mesurer à quel point un Pixel Pocket Pro est petit. Cela résume assez bien le catalogue My Arcade. La marque ne vend pas une console rétro unique déclinée sous plusieurs licences, mais toute une série de formats qui se placent entre l’objet de poche, la petite borne, la console portable et l’accessoire de salon. Les licences occupent une place forte avec Atari, Bandai Namco, SEGA ou Tetris, tandis que les Go Gamer et d’autres gammes gardent une approche plus générique avec beaucoup de jeux intégrés.

Avant d’acheter, il vaut donc mieux regarder le modèle exact plutôt que la seule licence imprimée sur la boîte. Deux produits Tetris peuvent avoir des écrans, un nombre de jeux et des commandes différents. Pour les petites machines à piles, prévoir un jeu de piles de rechange évite de se retrouver avec un porte-clés décoratif au mauvais moment. Pour l’Atari Gamestation Go, le paddle, la trackball et le pavé numérique sont des éléments à prendre en compte si l’objectif est de retrouver des jeux qui avaient été conçus autour de ces contrôles. Enfin, ceux qui veulent surtout exposer une petite borne sur un bureau auront plus intérêt à regarder les Mighty Player ou les Joystick Player qu’un Pixel Pocket.

Ce rendez-vous m’a surtout permis de voir que My Arcade couvre le rétro avec plusieurs niveaux de produit sans tout réduire à la nostalgie. Une licence connue peut être la porte d’entrée, mais la qualité perçue, le choix du format et l’adaptation des commandes restent ce qui distingue les modèles une fois qu’on les a en main. Pour des objets aussi petits que les Pixel Pocket Pro, c’est ce qui évite de les ranger dans la catégorie des gadgets que l’on oublie après quelques minutes.

Liens sponsorisés : Gamesplanet ou Amazon