Asetek Racing profitait de la gamescom pour montrer une gamme devenue bien plus large qu’à ses débuts dans le sim racing. À côté des bases Direct Drive, volants Formula et pédaliers déjà connus, le stand mettait en avant l’écosystème Initium, les différentes possibilités d’évolution du pédalier, le nouveau shifter à double mode et le frein à main load cell, ainsi que de la compatibilité Xbox, de RaceHub et du choix d’un écosystème plus ouvert sur PC.
La nouvelle gamme DD10 constitue la nouveauté la plus structurante. Cette nouvelle base Direct Drive délivre 10 Nm de série et doit pouvoir atteindre 14 Nm sans remplacement du moteur ni changement de châssis. Le passage à 14 Nm repose sur une alimentation différente fournie avec le Boost Kit. La base reconnaît cette alimentation et libère alors la puissance supplémentaire. La garantie reste liée à l’utilisation de l’alimentation d’origine ou de celle livrée avec le kit.
Cette logique reprend ce que la gamme Initium propose déjà avec sa base de 5,5 Nm, capable de monter à 8 Nm par changement d’alimentation. Le positionnement évolue toutefois avec la DD10. À 10 Nm, elle se place entre l’Initium actuelle et la La Prima de 12 Nm. Une fois portée à 14 Nm, elle dépasse cette dernière en couple nominal, sans atteindre les 18 Nm de la Forte ni les 27 Nm de l’Invicta. L’intérêt tient donc autant au niveau de puissance qu’à la possibilité de commencer plus bas puis d’augmenter le couple sans changer de base.
La compatibilité Xbox représente un autre changement important. La base doit fonctionner sur PC et Xbox, mais les deux environnements ne proposent pas les mêmes possibilités. RaceHub reste un logiciel Windows utilisé pour régler et calibrer les produits lorsqu’ils sont reliés à un PC. Sur Xbox, neuf profils prédéfinis sont stockés dans le matériel et peuvent être sélectionnés sans ordinateur.
L’ouverture aux volants tiers connaît la même différence. Sur PC, le passthrough USB et les adaptateurs Quick Release permettent d’intégrer des volants d’autres marques. Sur Xbox, cette liberté ne s’applique pas. La compatibilité est limitée aux produits disposant de la prise en charge Xbox. C’est une précision importante face à l’idée d’un écosystème ouvert, car elle dépend bien de la plateforme utilisée.
Le tarif communiqué après le salon est de 499 euros TTC. Sa disponibilité est attendue pour la fin du mois d’octobre 2026.

Sur le stand, le matériel d’entrée de gamme permettait de voir comment cette stratégie d’évolution se décline au-delà de la base. Le pédalier de départ utilise des capteurs Hall et peut recevoir plusieurs améliorations sans être remplacé. Un frein load cell, un système hydraulique, une évolution de l’accélérateur et une évolution de l’embrayage sont proposés séparément. Le cockpit 2-in-1, le siège compact, le support d’écran et le slider complètent l’ensemble.
Une configuration affichée sur place donnait une bonne idée du coût d’un ensemble largement équipé. Le Rig 1 était présenté à 2 088€. Cette configuration additionnait le bundle Initium Racing DD8, le cockpit, le siège compact, le support d’écran, le tapis, le troisième pédalier et plusieurs améliorations, puis ajoutait le Dual Mode Shifter et le Load Cell Handbrake. Ce tarif correspondait à la configuration exposée et non à un bundle unique vendu sous cette forme.

Le Dual Mode Shifter doit arriver le 6 octobre. Il passe d’une grille en H à un fonctionnement séquentiel par un mécanisme dédié et propose sept rapports plus la marche arrière. La détection repose sur des capteurs Hall. Les spécifications publiées annoncent un poids de 1,9 kg et une validation sur 300 000 changements de rapport. Son tarif affiché était de 219€.
Le frein à main présenté à côté repose sur une cellule de charge avec une résolution de 16 bits. Sa résistance combine ressort et élastomère, avec une charge maximale annoncée de 200 kg. La course et la réponse peuvent être adaptées au pilote, tandis que RaceHub permet de modifier la courbe. Le produit a été validé sur un million de cycles et doit lui aussi arriver le 6 octobre. Son prix affiché était de 179€.

Les volants Formula occupaient une autre partie du stand. Les Forte et Invicta montrent une direction différente de l’Initium avec davantage de commandes, des palettes supplémentaires selon la configuration et, sur les modèles équipés de RaceView, un écran tactile de 4,3 pouces à 60 Hz. La version actuelle de RaceHub ajoute à cet écran un Virtual Button Box. Un glissement vers le haut fait apparaître jusqu’à six commandes tactiles configurables, puis l’interface se masque pour rendre la place aux informations de télémétrie.
Le principe n’est pas de remplacer chaque bouton physique par une zone tactile. Il ajoute plutôt une couche de commandes pour des fonctions moins fréquentes comme les appels aux stands, certaines commandes de communication ou des raccourcis que l’on ne souhaite pas dédier en permanence à un bouton. L’intégration se fait dans l’écran du volant, sans tablette ni fenêtre externe. En réalité virtuelle, cela ne supprime pas le problème de devoir actionner un contrôle que l’on ne voit pas, mais la position reste toujours la même sur le volant.

Cette partie logicielle devient de plus en plus importante dans la gamme. RaceHub gère le retour de force des bases, les courbes et zones mortes des pédales, les LED, les commandes des volants et les affichages. La version 4.5 prend aussi en charge le shifter et le frein à main. L’idée n’est donc plus seulement de vendre plusieurs périphériques compatibles entre eux, mais de les configurer depuis le même environnement.
Le choix des matériaux mérite aussi d’être replacé dans ce contexte. Certains éléments Initium et Forte utilisent des polymères renforcés là où beaucoup de concurrents mettent en avant l’aluminium. L’entreprise défend ce choix comme une décision d’ingénierie et non comme une réduction de coût. Les pièces concernées sont soumises à des tests de durée de vie et le matériau renforcé est utilisé pour réduire le poids tout en conservant la rigidité recherchée.

La modularité du pédalier est l’exemple le plus concret de cette philosophie. Le produit de départ peut être utilisé au sol ou sur un cockpit, puis recevoir un embrayage, un frein load cell ou hydraulique et des modules plus évolués pour l’accélérateur et l’embrayage. Cela évite de jeter le pédalier complet au premier changement de besoin. Les photos prises sur le stand montrent d’ailleurs les mécanismes côte à côte, ce qui permet de voir la différence entre la configuration simple et les systèmes dotés de ressorts, d’élastomères ou de mécanismes hydrauliques plus complexes.
Cette progression a aussi une conséquence pratique. Une base pouvant atteindre 14 Nm n’a pas beaucoup de sens sur un support trop souple. La réponse reçue à ce sujet est sans ambiguïté. Utiliser la DD10 à pleine puissance sur un bureau n’est pas recommandé, sauf si celui-ci est assez rigide et correctement immobilisé. Sur une installation légère, il faudra réduire le couple. À ce niveau de force, le choix du support devient donc aussi important que celui de la base. Et pour l'avoir testé sur le bureau présent et le même volant dans le RIG, cela n'a rien a voir, il n'y a pas de comparaison possible en fait.

Pour quelqu’un qui construit aujourd’hui son installation, la gamme se lit désormais par étapes. La base 5,5 Nm reste le point d’entrée, avec une montée possible à 8 Nm. La DD10 ajoute un niveau de départ plus élevé et peut atteindre 14 Nm. Les La Prima, Forte et Invicta continuent ensuite la progression avec 12, 18 et 27 Nm. Les pédales suivent une logique comparable grâce aux différents kits de mise à niveau. Cette organisation permet d’améliorer une partie de l’installation sans remplacer systématiquement le reste.
Un de nos rédacteurs va recevoir un initium pour des tests plus approfondis, vous aurez un retour beaucoup plus précis à ce moment là.