Asetek Racing Initium – Cinq colis, quelques heures de montage et une nouvelle façon de prendre la route
High-Tech

Asetek Racing Initium – Cinq colis, quelques heures de montage et une nouvelle façon de prendre la route

Avec sa gamme Initium, Asetek Racing transforme les longues sessions de simulation en véritables expériences de conduite grâce à un cockpit confortable et un retour de force immersif.

Il y a une différence entre jouer à un jeu de course ou de conduite et avoir réellement l'impression de prendre le volant. Tant qu'on reste installé devant son écran avec une manette, on profite du jeu, bien sûr. Mais dès qu'un véritable volant, des pédales et un siège entrent dans l'équation, les sensations changent. Et quand on passe à un système à entraînement direct, on commence à comprendre pourquoi certains joueurs finissent par aménager un véritable petit garage dans leur bureau. C'est justement ce que propose Asetek Racing avec sa gamme Initium, un ensemble pensé pour celles et ceux qui souhaitent se lancer dans la simulation automobile sans devoir construire leur installation pièce par pièce. Cockpit, siège, pédalier, volant et base Direct Drive : tout est là pour démarrer avec un équipement cohérent, que l'on peut ensuite faire évoluer selon ses envies. J'ai pu installer l'ensemble chez moi et, comme je passe notamment pas mal de temps sur EuroTruck Simulator 2, j'avais hâte de voir ce que cette installation pouvait réellement apporter à mes sessions. Entre le déballage, le montage et les premières heures de conduite, cette découverte m'a réservé de bonnes surprises, mais aussi quelques petites difficultés.

Commençons par le commencement : la réception. Pas moins de cinq gros colis sont arrivés chez moi. Autant dire qu'il a fallu un peu d'énergie pour tout transporter et trouver la place nécessaire avant de pouvoir commencer. Mais il y a aussi ce petit plaisir qu'on connaît bien quand on reçoit du nouveau matériel : ouvrir les cartons, découvrir les différents éléments et commencer à imaginer le résultat final. Sauf qu'entre l'excitation du déballage et le moment où l'on peut enfin s'installer au volant, il reste une étape incontournable : le montage.

J'ai profité d'une nuit pour assembler l'ensemble, et je ne vais pas prétendre que l'opération a été une formalité. Rien que pour l'armature du cockpit, il m'a fallu environ deux heures et demie. Il faut dire que le bricolage et moi, nous ne sommes pas exactement les meilleurs amis du monde. J'ai donc avancé à mon rythme, en prenant le temps de comprendre comment chaque élément devait s'emboîter. Le manuel fourni en anglais n'a pas forcément facilité les choses. Avec mon niveau moyen d'anglais, j'ai réussi à m'en sortir, mais une documentation française aurait clairement été appréciable. Quand on découvre un équipement aussi complet, on préfère consacrer son temps à comprendre les réglages plutôt qu'à traduire les instructions. J'ai également rencontré une petite confusion lors du réglage des dimensions. En voyant les différentes tailles possibles, j'ai pensé qu'elles correspondaient à des gabarits allant de l'enfant à l'adulte. J'ai donc réglé l'ensemble sur la position la plus grande, avant de devoir tout reprendre pour revenir au minimum. Ce n'est pas dramatique, mais c'est typiquement le genre de détail qui peut faire perdre du temps à quelqu'un qui découvre ce type de matériel.

Mon conseil : prenez le temps de bien vérifier les réglages avant de serrer définitivement les éléments. Quelques minutes de réflexion au départ peuvent vous éviter de recommencer une partie du montage.Une fois cette étape terminée, en revanche, le résultat donne envie de s'installer immédiatement. Le cockpit forme une véritable base pour une installation de simulation, et l'on commence enfin à comprendre l'intérêt d'avoir réuni tous ces éléments plutôt que de bricoler une solution improvisée autour d'un bureau.

Une fois le montage terminé, on découvre ce qui fait l'intérêt de cette gamme : le confort d'une installation pensée comme un ensemble plutôt que comme une succession d'accessoires assemblés au hasard. Le siège Initium Compact Race Seat m'a particulièrement convaincu sur ce point. Son rembourrage dense offre un excellent confort, même lorsque les sessions s'éternisent. Le revêtement en tissu est agréable et les coutures rouges apportent une petite touche sportive qui s'intègre bien à l'ensemble. On est loin du simple fauteuil de bureau sur lequel on aurait fixé un volant à la va-vite. C'est un détail qui compte davantage qu'on pourrait le croire. Quand on passe plusieurs heures sur un simulateur, une mauvaise position ou une assise inconfortable finissent par gâcher le plaisir. Ici, je peux rester installé longtemps sans avoir constamment envie de changer de position. Et pour quelqu'un qui aime prendre son temps sur la route, c'est un vrai plus.

Le cockpit apporte également une sensation de stabilité rassurante. Même lorsque le volant s'agite franchement pendant une session plus mouvementée, l'ensemble reste bien en place. J'avais quelques interrogations concernant le support d'écran, mais celui-ci s'est révélé étonnamment stable. Il ne donne pas l'impression de vouloir accompagner chaque mouvement du volant, ce qui est plutôt rassurant quand on commence à solliciter sérieusement le matériel. Autre point appréciable : la possibilité de faire évoluer sa position de conduite. On peut adapter l'installation à ses habitudes et passer d'une posture davantage orientée GT à une position plus proche de la Formule. Cela permet de ne pas se sentir enfermé dans une configuration unique. Il faut néanmoins garder à l'esprit qu'un cockpit dédié demande de l'espace. Les possibilités de rangement et de déplacement sont intéressantes, mais il ne faut pas s'attendre à faire disparaître l'ensemble sous un bureau en deux secondes. Avant de se lancer, mieux vaut donc réfléchir à l'endroit où l'on souhaite installer durablement son petit coin de simulation.

C'est évidemment le volant qui attire le plus l'attention. Et pour cause : l'Initium Direct Drive Wheelbase constitue le cœur de cette installation. La base délivre un couple de 5,5 Nm grâce à son moteur à entraînement direct. Pour quelqu'un qui découvre ce type de matériel, c'est une différence que l'on ressent rapidement. Le retour de force transmet les réactions du véhicule et donne davantage de consistance à la conduite. Les changements de direction, les irrégularités de la route et les réactions du volant deviennent plus présents. Sur EuroTruck Simulator 2, ce n'est pas nécessairement une question de chercher le chrono parfait ou de grappiller quelques dixièmes dans un virage. Ce que je recherche avant tout, c'est le plaisir de conduire. Et avec cette base, les trajets gagnent en immersion. On ne se contente plus de maintenir un camion sur une voie : on ressent davantage ce qui se passe entre le véhicule et la route. Le retour de force apporte cette petite tension dans les mains qui rend la conduite plus vivante. On devient plus attentif aux réactions du véhicule, et les longues distances prennent une autre dimension. Pour moi, qui apprécie justement les simulations où l'on peut prendre son temps, c'est probablement l'un des apports les plus intéressants de l'ensemble.

Le volant Initium complète correctement cette expérience. Son ergonomie permet de garder une prise en main confortable pendant plusieurs heures, tandis que ses 21 options d'entrée offrent de quoi attribuer les commandes utiles à ses jeux favoris. Les LED aRGB apportent une touche visuelle sympathique. Ce n'est évidemment pas ce qui transforme les sensations de conduite, mais elles participent à l'ambiance générale et permettent de personnaliser son installation.

L'un des avantages de la base Initium, c'est qu'elle peut évoluer. Le Boost Kit permet de faire passer le couple maximal de 5,5 à 8 Nm, sans avoir à remplacer toute la base ni à reconstruire son installation. Cette possibilité est intéressante pour les joueurs qui souhaitent commencer avec une configuration accessible, puis augmenter progressivement les sensations. Plutôt que de devoir revendre une partie de son matériel pour passer à un modèle supérieur, on conserve sa base et on la fait évoluer. Dans mon utilisation, le Boost Kit rend les sessions encore plus immersives. Les réactions du volant prennent davantage d'ampleur et l'on dispose d'une réserve de puissance supplémentaire pour adapter les sensations à ses préférences. Sur une conduite plus sportive, cette marge peut être particulièrement appréciable. Il faut toutefois rester raisonnable : davantage de couple ne signifie pas automatiquement davantage de plaisir. Tout dépend des jeux auxquels on joue, de ses habitudes et de l'intensité recherchée. Sur Euro Truck Simulator 2, je privilégie surtout une conduite agréable et suffisamment détaillée pour rester immergé sans me fatiguer inutilement.

Le Boost Kit représente donc une possibilité d'évolution intéressante, mais je ne le considérerais pas comme une dépense indispensable dès le premier jour. Je conseillerais plutôt de découvrir les 5,5 Nm, de trouver les bons réglages et de voir ensuite si l'envie d'un retour de force plus puissant se fait réellement sentir. C'est justement là que l'approche d'Asetek me paraît pertinente : l'installation peut accompagner la progression du joueur au lieu de l'obliger à tout remplacer dès qu'il souhaite aller plus loin.

Le pédalier Initium se compose d'une pédale d'accélérateur et d'une pédale de frein. Il utilise des capteurs à effet Hall pour mesurer les commandes, une technologie qui permet une détection précise sans dépendre d'un contact électrique glissant classique. Ce n'est pas forcément l'élément le plus spectaculaire de l'installation, mais il joue un rôle essentiel. Un volant peut être aussi immersif que possible : si les commandes aux pieds manquent de cohérence ou sont mal positionnées, l'expérience perd rapidement de son intérêt. L'un des points pratiques du pédalier est sa polyvalence. Il peut être utilisé posé au sol ou monté sur le cockpit, avec une orientation adaptée à chaque configuration. Cela permet de commencer avec une installation plus simple, puis de passer à un véritable cockpit sans devoir changer immédiatement de pédales.

Le système est également évolutif. Il est possible d'ajouter une pédale d'embrayage et de faire évoluer le freinage grâce à des kits optionnels, notamment vers une solution à cellule de charge ou hydraulique. Cette modularité laisse une marge de progression intéressante aux joueurs qui souhaitent approfondir leur expérience de simulation. Pour autant, je ne présenterais pas ce pédalier comme un équipement de compétition haut de gamme simplement parce qu'il appartient à l'écosystème Asetek. Il constitue avant tout une base cohérente pour découvrir la simulation et construire progressivement une installation plus poussée. Les joueurs les plus exigeants sur le freinage pourront envisager les améliorations disponibles, mais cela représente un budget supplémentaire à anticiper. Ce que j'apprécie ici, c'est cette logique d'ensemble : le pédalier n'est pas conçu comme un élément condamné à être remplacé dès que l'on souhaite progresser.

Une fois le matériel installé, il reste à ajuster l'ensemble à ses préférences. Pour cela, Asetek met à disposition RaceHub, son application de configuration téléchargeable sur le site officiel. C'est un outil particulièrement utile pour personnaliser l'expérience. On peut notamment régler le comportement du retour de force, calibrer les pédales et ajuster différentes commandes. L'application permet également de personnaliser les LED du volant, afin d'obtenir un éclairage qui correspond davantage à ses goûts. J'ai apprécié de pouvoir prendre le temps d'ajuster les paramètres sans devoir passer systématiquement par des manipulations compliquées. Chaque joueur ayant ses habitudes, cette souplesse est bienvenue. On peut chercher un retour de force plus discret pour les longues sessions de camion ou préférer une configuration plus expressive pour les jeux de course.

Le logiciel complète donc intelligemment le matériel. Il ne faut pas oublier que les réglages ont un impact direct sur les sensations : deux joueurs équipés du même volant peuvent obtenir des expériences assez différentes selon leurs préférences. Il faudra néanmoins accepter de consacrer un peu de temps à cette étape. Une installation aussi complète ne se résume pas à brancher le volant et à foncer immédiatement sur la piste. Pour en profiter pleinement, mieux vaut comprendre les principaux paramètres et procéder progressivement, plutôt que de modifier dix réglages à la fois sans savoir lequel a réellement amélioré les sensations.

Après plusieurs sessions, mon avis sur la gamme Initium est plutôt positif. Le confort du siège, la stabilité du cockpit et le retour de force du Direct Drive forment un ensemble convaincant. Ce sont surtout les longues sessions qui permettent d'en apprécier les qualités : on s'installe, on trouve sa position et l'on profite de la route sans avoir constamment à corriger son installation. Mais il serait dommage de passer sous silence les contraintes.

La première concerne le montage. Les cinq colis, les heures nécessaires à l'assemblage et la documentation en anglais rendent l'installation moins immédiate qu'on pourrait l'espérer. Je m'en suis sorti, mais une notice plus accessible et des indications plus claires sur les réglages auraient rendu cette première étape nettement plus agréable. La deuxième concerne le budget. Une gamme évolutive est intéressante, mais les possibilités d'amélioration peuvent aussi pousser à multiplier les achats. Le Boost Kit, l'embrayage et les évolutions du freinage sont autant d'options à envisager en fonction de ses besoins. Mieux vaut donc définir son budget dès le départ plutôt que de se laisser entraîner par toutes les possibilités offertes. Enfin, il faut bien vérifier la compatibilité de son matériel avec sa plateforme. La base Direct Drive Initium présentée ici est compatible PC. Si vous jouez sur console, ne partez pas du principe que tous les éléments de la gamme fonctionneront automatiquement avec votre machine : vérifiez la référence exacte du volant et les compatibilités annoncées avant de passer commande. Ces réserves ne remettent pas en cause les qualités de l'ensemble, mais elles rappellent qu'une installation de simulation demande un minimum de préparation. Il faut de la place, un peu de patience et l'envie de prendre le temps de régler son matériel.

La gamme Initium d'Asetek Racing m'a convaincu par sa cohérence et par les sensations qu'elle apporte une fois l'installation terminée. Le cockpit offre une base stable, le siège se montre particulièrement confortable et la base Direct Drive transforme réellement la prise en main. Avec RaceHub, on dispose en plus des outils nécessaires pour adapter l'ensemble à ses habitudes. Ce n'est pas une solution parfaite. Comme je l'ai dit plus haut, le montage demande du temps, la documentation en anglais peut compliquer les premières étapes et les possibilités d'évolution invitent à surveiller son budget. Mais ces défauts ne font pas oublier l'essentiel : une fois installé, on profite d'un véritable poste de conduite qui donne envie de prolonger les sessions. Pour un joueur comme moi, qui apprécie particulièrement Euro Truck Simulator 2, l'intérêt ne se limite pas à la puissance du volant. C'est le confort de pouvoir s'installer pendant plusieurs heures, de retrouver ses repères et de sentir davantage les réactions du véhicule qui fait la différence. Le Boost Kit renforce encore cette immersion, sans être pour autant indispensable à tout le monde.

Je recommande donc la gamme Initium aux joueurs PC qui souhaitent franchir un cap et passer d'une expérience classique à une installation de simulation plus complète. Elle conviendra particulièrement à ceux qui veulent construire un équipement durable, capable d'évoluer avec leurs envies. Parce qu'au fond, le plus grand luxe d'un simulateur n'est pas de rouler plus vite : c'est d'avoir envie de rester au volant une heure de plus. Et sur ce point, Asetek Racing a réussi à me donner le goût de reprendre la route.

Points forts Points faibles
Cockpit stable et installation complète Montage long, surtout pour les débutants
Siège très confortable pour les longues sessions Réglages des dimensions pas toujours intuitifs
Retour de force Direct Drive immersif Coût supplémentaire à prévoir pour les évolutions
Application RaceHub complète et personnalisable Encombrement important à prévoir

J'ai vraiment apprécié découvrir la gamme Initium d'Asetek Racing. Malgré un montage qui m'a demandé plusieurs heures et quelques tâtonnements, le résultat en valait largement la peine. Tout n'est pas parfait, notamment du côté de la notice en anglais et des réglages initiaux, mais je retiens surtout une installation cohérente, confortable et capable d'évoluer avec mes envies. Pour moi, Initium constitue une belle porte d'entrée vers le sim racing, à condition d'avoir la place nécessaire et le budget pour s'équiper correctement. Une fois derrière le volant, les heures passées au montage sont vite oubliées : on n'a plus simplement envie de jouer, on a envie de conduire.