Version testée : PC (Steam)
Plates-formes disponibles : PlayStation 5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch et PC
Genre : Sport / Football arcade
Prix conseillé : 59,99€ (version de base) à 89,99€ (Ultimate)
Date de sortie : 28 août 2026
Studio / Editeur : TAMSOFT CORPORATION / Bandai Namco Entertainment Inc.
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !
Captain Tsubasa 2: World Fighters marque le retour de la série de football arcade de Bandai Namco après Rise of New Champions, paru en 2020.
Le développement reste confié à TAMSOFT, qui reprend les bases du précédent épisode tout en déplaçant l’histoire vers l’arc World Youth. Le résultat reste fidèle à la philosophie de la licence, le football ne cherche pas à reproduire une simulation réaliste. Les tirs traversent le terrain, les joueurs s’élèvent dans les airs et certaines actions donnent lieu à de longues séquences dignes de l’anime.
Le contenu a pris de l’ampleur. World Fighters rassemble 22 équipes nationales et plus de 110 personnages jouables. Bandai Namco annonce aussi plus de 150 techniques et séquences spéciales. Le Japon croise entre autres la Thaïlande, l’Ouzbékistan, l’Arabie saoudite et la Chine lors du Championnat Asiatique Jeunesse, avant d’affronter des sélections telles que le Brésil, l’Argentine, le Mexique, l’Uruguay, le Cameroun, la Suède ou les Pays-Bas dans le Championnat du monde junior.
À ces équipes s’ajoutent plusieurs clubs, équipes scolaires et Real Japan.

Sur le plan visuel, World Fighters reste proche de l’identité posée par Rise of New Champions.
Le cel-shading conserve l’apparence des personnages de Yoichi Takahashi tandis que les effets prennent toute la place lors des techniques. Les plans de caméra quittent alors le terrain pour cadrer le joueur, le ballon ou le gardien sous des angles exagérés. Les particules, les traînées lumineuses et les changements de couleurs servent moins à représenter un match qu’à recréer le langage visuel de Captain Tsubasa.
Les stades profitent d’une présentation plus dense, avec des tribunes animées et des décors qui encadrent mieux les séquences de jeu, mais ce sont les techniques qui concentrent l’essentiel du travail de mise en scène.

Le changement le plus important se trouve dans les systèmes de jeu. Rise of New Champions reposait déjà sur une jauge d’endurance propre à chaque joueur, des dribbles, des tacles, les techniques spéciales et la V Zone commune à l’équipe.
World Fighters conserve ce socle mais ajoute plusieurs couches. Les Actions max sont des mouvements puissants dont l’activation demande de bien lire le timing adverse. Si deux Actions max s’opposent, la dernière déclenchée prend l’avantage. Les Super techniques ne se limitent plus aux tirs : un défenseur peut lancer un Super tacle ou un Super blocage, un milieu dispose de Super dribbles et de Super passes, tandis que les attaquants peuvent utiliser des Super tirs au sol ou dans les airs.

Le système d’enchaînement pousse aussi à construire une action avant de chercher la frappe. Dribbles, passes et techniques font progresser un niveau de combo qui augmente la puissance du tir et accélère sa charge. Perdre le ballon fait disparaître cet avantage. Cette mécanique donne un intérêt aux phases qui précèdent la tentative de but et limite la tentation de confier le ballon à son meilleur tireur dès qu’une ouverture apparaît.
La confrontation avec le gardien a elle aussi été revue. Dans Rise of New Champions, il fallait surtout user sa jauge d’énergie avec des frappes successives jusqu’à trouver l’ouverture. Cette logique existe encore, mais World Fighters y ajoute un duel directionnel. Le tireur choisit parmi six trajectoires et le gardien tente d’anticiper la direction du ballon. Une bonne lecture réduit les dégâts subis par sa jauge, tandis qu’un tir assez puissant peut provoquer une rupture et diminuer son endurance maximale pour la suite du match. La nature du tir et la distance entrent aussi dans l’équation.

Les Actions miraculeuses complètent cette recherche d’imprévu. Elles se déclenchent sous certaines conditions et peuvent provoquer un tir aérien, un sauvetage ou une action spectaculaire capable de modifier le cours d’une rencontre. Leur part aléatoire tranche avec les autres mécaniques, beaucoup plus lisibles, mais elle correspond à cette idée récurrente de la série où une rencontre peut basculer sur un geste impossible.

La comparaison avec Rise of New Champions est intéressante car World Fighters ne se contente pas d’empiler des joueurs. Le premier épisode proposait deux axes narratifs. Episode Tsubasa permettait de revivre le Tournoi National des Collèges avec Nankatsu. Episode New Hero demandait de créer son propre personnage puis de rejoindre Furano, Musashi ou Toho avant de progresser vers la sélection japonaise. Des routes supplémentaires ont ensuite été ajoutées par mises à jour. Cette structure donnait beaucoup d’importance au choix de l’école et aux liens développés pendant l’entraînement.
World Fighters recentre cette idée. Le mode Nouvelles Etoiles permet toujours de créer son joueur, de modifier son apparence, son physique et ses techniques, puis de renforcer ses liens avec les personnages du manga pour apprendre leurs mouvements. Cette fois, le personnage intègre l’équipe nationale japonaise dans le cadre de l’arc World Youth. Le système d’affinités survit donc, mais la progression est moins articulée autour du choix d’une école. En contrepartie, l’échelle internationale est plus large et l’histoire se concentre sur la confrontation entre les grandes sélections.
Le jeu propose aussi un mode histoire Légendaire/Avancé, avec des récits qui comprennent des développements absents du manga sous la supervision de Yoichi Takahashi. Le mode Rivaux se place de l’autre côté du terrain et suit des adversaires internationaux dans des histoires annexes. Les fonctions de modification de joueur et d’équipe, l’entraînement ainsi que les matchs normaux complètent l’ensemble.

Sur le terrain, la multiplication des systèmes rend World Fighters plus chargé que son prédécesseur, mais aussi plus riche en décisions.
L’endurance reste centrale : dribbler sans réfléchir, multiplier les courses ou déclencher des techniques au mauvais moment peut laisser un joueur sans réponse lors du duel suivant. Il faut aussi surveiller le niveau de combo, la jauge de Super technique et l’état du gardien adverse.
Les affrontements ressemblent parfois davantage à un jeu de duel qu’à un jeu de football traditionnel, ce qui était déjà vrai en 2020, mais cette orientation est ici assumée jusqu’au bout.

Côté bande-son, Tadayoshi Makino revient après Rise of New Champions. Plus de 80 nouvelles compositions pour accompagner les matchs et les séquences narratives. Le choix reste cohérent avec un jeu qui cherche à faire monter la tension avant chaque technique et à donner aux rencontres une dimension proche de l’anime.
Le jeu n'est pas donné. Comptez 59,99 € dans son édition standard. L’édition Deluxe est affichée à 79,99 € et inclut le Season Pass, tandis que l’Ultimate monte à 89,99 € avec du contenu de personnalisation supplémentaire. Le Season Pass prévoit trois packs de personnages pour un total annoncé de six joueurs additionnels, ainsi que divers éléments cosmétiques. Sur PC, Steam utilise Easy Anti-Cheat.

Quelques habitudes du premier épisode restent utiles, mais World Fighters récompense davantage la préparation de l’action. Il vaut mieux éviter de vider toute son endurance sur une seule montée, car elle sert autant à conserver le ballon qu’à répondre à un tacle.
Construire un combo avant une frappe augmente son efficacité, mais il faut savoir tirer avant de perdre la possession et tout le bonus accumulé.
Face au gardien, varier les trajectoires est important : insister sur la même direction facilite sa lecture. Les Super techniques des défenseurs et milieux ne doivent pas être réservées aux situations extrêmes, car elles peuvent couper une attaque avant qu’elle ne devienne dangereuse.
| Gameplay plus riche | Progression moins libre |
| Beaucoup d’équipes et joueurs | Personnages en DLC |
| Techniques pour tous les postes | Absence de mécaniques |
| Une part d’aléatoire |
Captain Tsubasa 2: World Fighters conserve la formule arcade de Rise of New Champions tout en la densifiant.
Le précédent jeu posait une base accessible autour des jauges d’esprit, des techniques et des duels. Six ans plus tard, TAMSOFT pousse la logique vers un jeu où chaque zone du terrain dispose de ses propres armes spectaculaires.
Ceux qui cherchent une simulation de football ne la trouveront toujours pas ici. Pour les amateurs de la licence, l’intérêt se situe ailleurs : construire une attaque, déclencher une technique improbable et voir le match se transformer pendant quelques secondes en épisode de Captain Tsubasa.
