Le marché des jeux de survie multijoueur en monde ouvert est saturé de formules similaires. Trouver un titre qui parvient à équilibrer le bac à sable, la gestion de base et les mécaniques PvE sans devenir une corvée est une tâche complexe. Développé et édité par le studio indépendant Quantum Quirks, Zeverland se lance sur Steam avec une ambition claire : proposer une expérience coopérative sandbox et dynamique, portée par une direction artistique en voxel qui rappelle au premier coup d'œil un mélange entre Minecraft, Unturned et 7 Days to Die.
Ici, pas de promesses d'ultra-réalisme visuel où votre carte graphique brûle à la moindre accumulation d'herbe. Zeverland mise sur son moteur en blocs pour offrir une interactivité totale avec le décor, une carte immense de 5 000 km² , et une approche beaucoup plus centrée sur le PvE que sur l'affrontement sauvage entre joueurs.


Le pitch de départ de Zeverland va droit au but sans s'encombrer de fioritures narratives : l'apocalypse zombie a frappé et vous devez survivre dans un monde en ruines. Le lore se révèle principalement à travers la narration environnementale, la structure des villes abandonnées et les rares journaux de bord laissés par les précédents occupants. L'histoire ne vous prend jamais par la main via de longues cinématiques bavardes, ce qui colle parfaitement à la philosophie sandbox du titre.
L'élément scénaristique le plus original réside dans le système de fins de serveurs dynamiques. Contrairement à la majorité des jeux de survie où le monde tourne en boucle jusqu'au prochain wipe (remise à zéro), Zeverland intègre un système d'objectifs globaux. En fonction des choix et des actions collectives réalisés par la communauté de joueurs sur un serveur (comme la reconstruction d'infrastructures majeures ou la recherche d'un remède), l'histoire du serveur évolue vers plusieurs fins différentes. Cette mécanique apporte une vraie valeur narrative à long terme et donne une excellente raison de s'investir collectivement sur la durée.




La prise en main de Zeverland se montre très intuitive pour quiconque a déjà touché à un jeu de craft en voxel. On déplace son personnage avec fluidité, la gestion de l'inventaire reste classique et le système d'artisanat se prend en main après quelques minutes. Mais c'est dans ses mécaniques de jeu en profondeur que le titre tire son épingle du jeu. Si le monde de Zeverland permet la création d'équipes pour fédérer les survivants, les développeurs ont pris aussi le parti de privilégier le PvE plutôt que le PvP.
L'objectif du studio est assez clair : permettre à quiconque de s'amuser sans se sentir frustré à sa première rencontre avec un gros joueur du serveur. Dans les bonnes idées pour mettre en lumière cela, on retrouve le fait que les ressources peuplant le monde ont un temps de réapparition assez court (environ deux minutes) ou encore le fait que notre base peut rester indéfiniment protégée des raids en cas d'absence, par exemple, pour éviter de la voir voler en éclats.
Au tout début de votre aventure, les zombies sont relativement espacés dans la campagne, vous laissant le temps d'assimiler les commandes, de fabriquer vos premières armes rustiques et de comprendre la durabilité des objets. Car oui, vos outils et vos armes s'usent à l'usage, ce qui vous force à anticiper vos sorties d'exploration avec du matériel de rechange ou des kits de réparation.




Il sera également possible pendant votre aventure de débloquer des compagnons qui vous suivront tout au long de votre aventure en vous aidant à combattre les zombies, par exemple. Ces compagnons peuvent aussi être équipés d'armes et d'armures comme vous, ce qui permet d'être plus efficace dans votre aventure et donne aussi des objectifs secondaires à faire durant vos sessions de jeu.
Le jeu aborde aussi un peu d'humour et d'absurde, que ce soit à travers les situations ou les dialogues. Durant notre session de démonstration, nous avons rencontré un zombie équipé d'une mitraillette. Même s'il ne savait pas viser, le seul fait qu'il joue de la gâchette nous a directement expédiés au cimetière. Dans un autre aspect, les développeurs ont ajouté une fonctionnalité de « fusion » de deux objets. Par exemple, nous avons pu fusionner une baguette de pain et une lampe torche pour en faire une arme qui pouvait également nous éclairer. Ces objets fusionnés ont leurs propres statistiques, permettant de faire des pièces d'équipement uniques et même absurdes, qui restent fonctionnelles.


Zeverland est une très bonne surprise pour les amateurs de survie coopérative. En faisant le choix assumé du PvE, en éliminant la frustration liée à la perte de ressources grâce à un respawn rapide et en proposant des mécaniques de fin de serveur innovantes, le studio Quantum Quirks propose un jeu intéressant et particulièrement fun à plusieurs, que ce soit par ses fonctionnalités ou son environnement.
Le jeu n'a pas de date de sortie et il n'est prévu que sur PC pour le moment.