Lorsque j'ai pris le rendez-vous, je n'ai eu pendant longtemps qu'un vague "Nouveau jeu de tir JcE de Level Infinite et Behaviour Interactive". Je ne savais donc absolument pas à quoi m'attendre avant de voir le trailer de l’Opening Night Live, et ce trailer :
Donc... Exterminauts nous emmène sur Tian, une planète colonisée par l'humanité pour ses ressources et, notamment, une source d'énergie aux propriétés bien particulières. Seulement, la faune locale n'a pas vraiment apprécié. Les créatures attaquent les humains et, même si une partie de la population a fui, les corporations continuent leurs activités. Après tout, il reste de l'argent à gagner !
C'est là que nous intervenons : on incarne des Exterminautes, des techniciens de chantier transformés en exterminateurs, réparateurs, premiers répondants et hommes à tout faire. Si quelque chose est cassé, fuit ou commence à pondre des œufs là où il ne devrait pas, c'est notre problème.
L'une des principales inspirations d'Exterminauts vient des films et séries des années 90, avec des références comme Men in Black, Armageddon, Aliens ou Ghostbusters. L'idée est de côtoyer ces gens ordinaires qui se retrouvent à accomplir des choses extraordinaires. Ici, pas de super-héros : ce sont des travailleurs qui viennent faire leur shift, très soudés entre eux, mais pas forcément très fans de leurs clients ou de leurs patrons. Des "working class heroes", comme les décrit l'équipe.
Cette identité se retrouve dans le design des personnages. L'uniforme de base utilise de l'orange, du blanc et du jaune, avec une énorme ceinture de travail, un gros sac à dos et un casque de protection équipé de respirateurs. Les couleurs se personnalisent, mais certains éléments restent afin de conserver l'identité des Exterminautes, notamment les yeux rouges de leur casque.
Le monde raconte lui aussi son histoire en arrière-plan par l'intermédiaire de différentes corporations. L'Interstellar Transit Authority s'occupe du transport, PlasmaCore LLC de l'extraction, Chem-IX du raffinement avancé et des technologies basées sur le plasma, Bullet Crown développe des armes, tandis que Blackburn Systems, spécialisée dans la construction et la maintenance, est notre employeur direct.
Toutes ont leurs propres motivations et certaines prendront davantage d'importance au fil de l'histoire.
Exterminauts est pensé avant tout pour des équipes de trois joueurs, même s'il sera possible de partir seul ou à deux. Aucun bot ne viendra compléter l'équipe : la résistance et le nombre d'ennemis s'adapteront au nombre de participants, même si l'expérience et la progression seront optimales à trois.
J'ai pu tester avec un développeur et un autre journaliste français et j'ai bien senti cette notion d'équipe. Et, pour bien coller au côté "gens du commun", les développeurs avaient choisi des prénoms ultra communs, du genre Bob et Jon (et navrés si c'est votre prénom).
Le principe d'une mission reprend celui d'une journée de travail. On choisit son ordre de mission, on pointe, on monte dans l'Extermitruck et on part travailler. Une fois sur place, il faut remplir l'objectif principal, exterminer ce qui doit l'être, puis réussir à repartir pour toucher son salaire.
Le travail ne se résume toutefois pas à tirer sur tout ce qui bouge (même si c'est très drôle et que ça gicle dans tous les sens). On reste des techniciens et des installations ont besoin d'être réparées. À côté de l'objectif central, différentes activités secondaires apparaissent : éliminer un nid et gérer divers soucis.
J'avoue, je n'ai pas toujours tout suivi, mais j'ai tué tout ce qui essayait de nous mordre, et notre groupe était encore en vie à la fin du meeting. Donc je pense qu'on a fait du bon boulot !
On n'a cependant pas eu le temps de voir la fin, qui s'annonce pourtant très fun. En effet, une fois le contrat terminé se déclenche un bref moment de détente JcJ pour un bonus. Pendant deux minutes, on peut se retourner les uns contre les autres pour tenter de repartir avec un peu plus d'argent.
La journée terminée, retour à la base pour dépenser sa paie, améliorer son équipement, modifier son loadout et se préparer au prochain shift. Chaque contrat devrait durer entre vingt et quarante minutes.

Trois grands piliers résument la philosophie du jeu : une équipe de cols bleus, un écosystème extraterrestre hostile et des outils de travail transformés en armes. Et sur ce dernier point, les Exterminautes sont bien équipés ! Le gros sac porté dans le dos contient du plasma qui s'utilise en lien avec l'environnement (pour ouvrir une porte ou surchauffer une console), mais aussi pour améliorer les armes.
Je portais une sorte d'énorme bazooka et mon canon profitait d'effets supplémentaires (même s'il restait trop lent pour être utile au-delà de l'effet bien cool). Je l'ai vu chez mon voisin, et même les créatures déjà bien amochées restent utiles : le plasma les fait exploser ! Badaboom !
De nombreuses armes spéciales sont disponibles, accompagnées de mods modifiant directement leur fonctionnement. À cela s'ajoutent les emblèmes et les badges. Les premiers orientent davantage le style de jeu, avec des rôles (comme tank, leader ou cryo). Les badges ajoutent quant à eux des passifs interchangeables et il devrait y en avoir des centaines.
L'objectif est de laisser beaucoup de liberté dans la création des builds. Cette optimisation restera assez facultative au début, mais deviendra essentielle à terme. Plusieurs loadouts sont enregistrables pour adapter son équipement au travail qui nous attend.

Tian n'est pas qu'une succession d'ennemis. L'équipe veut donner l'impression d'un écosystème vivant et j'ai vraiment bien ressenti cette vision dans les paysages traversés. J'ai eu une petite vibe WildStar sur les couleurs, d'ailleurs, ce qui n'est pas pour me déplaire ! Le tout mélangé à une bonne dose de Deep Rock Galactic dans l'esprit coopératif et le joyeux chaos.
Les créatures apparaissent sous forme d'essaims ; certaines surgissent du sol lorsqu'un affrontement commence. Leur comportement dépend assez de leur taille : les plus petites ont tendance à se déplacer en groupe, tandis que les grosses créatures sont davantage capables de se promener seules.
Différents environnements seront proposés, entre marécages, plaines, zones remplies de champignons ou toundras. Des effets atmosphériques, comme la neige, viendront modifier l'ambiance, tandis que l'architecture humaine conservera une certaine cohérence d'une région à l'autre.

J'en parlais plus haut, même si les équipes de trois représentent le format privilégié, Exterminauts proposera du Quick Play afin de rejoindre une partie déjà en cours et sera cross-play entre PC et consoles.
Behaviour Interactive cherche également à éviter les habituels problèmes des jeux coopératifs. Le système de dialogues est par exemple individualisé afin de limiter les répétitions lorsque plusieurs joueurs déclenchent les mêmes événements. Les voix seront bien enregistrées par des acteurs, sans recours à des voix générées par IA.
Le friendly fire restera présent en mission, mais avec des dégâts réduits contre ses équipiers, autour de 20 % des dégâts normaux. Des outils de signalement et d'exclusion seront là en cas de joueur décidé à gâcher le shift de ses collègues.

Exterminauts sera un jeu premium accompagné d'un modèle de game as a service.
Le suivi débutera après la sortie, avec du contenu saisonnier prévu environ un mois plus tard. Les saisons apporteront des cosmétiques, des gadgets et de nouvelles avancées dans l'histoire et les différentes corporations devraient tour à tour passer davantage sur le devant de la scène. Un Battle Pass ainsi que des objectifs quotidiens et hebdomadaires accompagneront cette progression.
L'équipe souhaite que les contenus des anciennes saisons gardent un intérêt. Il devrait rester pertinent de repartir affronter du contenu provenant de saisons précédentes plutôt que de voir leur contenu devenir obsolète à l'arrivée de la suivante. Aucun système particulier de rattrapage n'est prévu pour les nouveaux venus, même si l'équipe n'exclut pas d'en ajouter un si le besoin se fait sentir.
Exterminauts sortira en 2027 sur PC, PS5 et Xbox Series X|S, avec du cross-play entre les différentes plateformes.
Reste maintenant à voir si la vie d'un technicien chargé de réparer des installations infestées d'aliens sera aussi amusante sur la durée qu'elle en a l'air. Mais entre ses outils de chantier transformés en armes, son humour de cols bleus et les hordes de bestioles qui promettent d'en mettre partout, Exterminauts a déjà une identité bien à lui.
Bref, j'ai fortement apprécié ma session de jeu !
