J'ai pris ce rendez-vous à la gamescom car je n'avais pas envie d'attendre trop longtemps pour jouer à ce jeu cozy... alors que pourtant je devrais recevoir une clé pour le jeu très bientôt ! J'en ai profité, car je me suis retrouvée pendant trente minutes sur un PC du stand Focus, même si j'ai eu l'occasion de poser quelques questions ensuite à l'un des membres du studio italien en charge du développement, Broken Arms Games.
On est donc en charge d'un biodôme sur une planète corrompue par la pollution. Notre objectif va être de réintroduire des animaux à l'intérieur, et ça en posant des espèces de petites "tentes" (on la voit sur ma photo ci-dessus). Chacun de ces incubateurs nécessite une certaine quantité d'éléments pour que l'animal se sente bien.
Au tout début du jeu, cela se limite à des buissons, des myrtilliers et des érables. Mais, a priori, l'équilibre nécessaire deviendra de plus en plus complexe, avec des jauges fines à ajuster. En sachant que chaque incubateur a une zone autour de lui et qu'il est possible de faire se chevaucher ces zones pour que les bonus se cumulent.
Créer un environnement parfait demande des ressources qui, elles, se trouvent à l'extérieur du biodôme. Le seul moment où j'ai galéré sur la démo, c'est quand le tutoriel, pourtant super bien fait, n'explique pas comment accéder à l'extérieur (si vous cherchez, c'est clic droit). Cela devrait être corrigé rapidement !
Enfin, donc, une fois enfin dehors, je comprends vite. J'installe une installation électrique, je relie tout ça à mon dôme, et je mets en place le forage de quelques ressources. Il faut cependant faire attention car chaque installation a un impact négatif sur la planète et je ne suis pas là pour empirer la pollution de la surface !
C'est là tout l'équilibre de BioEden. D'un côté, il faut exploiter la planète pour récupérer les ressources nécessaires à la construction et au développement des biodômes. De l'autre, chaque action humaine risque d'augmenter encore un peu plus la pollution.
Heureusement, il est possible de réparer nos dégâts en nettoyant les plaines, les rivières ou les lacs, mais aussi en démontant des installations devenues inutiles. Le jeu se veut tranquille sur ce point : impossible de faire une erreur irréversible puisque tout est recyclable à 100 %. Une philosophie qui correspond bien à la volonté du studio de proposer avant tout une expérience de gestion cozy.
Il faudra malgré tout surveiller notre impact. La pollution fonctionne par paliers et, à partir d'un certain seuil, des malus commencent à apparaître. Elle influence différents événements susceptibles de ralentir notre progression, comme des tempêtes de sable ou des chutes de météorites. Plus notre indice de pollution est élevé, plus leurs conséquences peuvent être importantes et durer longtemps.
Il est possible de mettre son écosystème en difficulté, même si le jeu ne cherche pas à être punitif. La complexité vient plutôt de la multiplication des besoins, du nombre limité de ressources et de la nécessité de gérer notre impact sur une zone de plus en plus vaste.

L'exploration est indispensable. La planète est vaste et les ressources disponibles autour de notre premier biodôme vite limitées. Il faudra s'éloigner pour découvrir de nouveaux endroits où s'installer et récupérer ce qui manque.
Chaque planète compte plusieurs biomes, avec la possibilité d'installer un biodôme dans chacune de celles auxquelles nous avons accès. Au début, un seul est disponible, puis l'exploration permet d'en ouvrir d'autres.
Tous les animaux ne peuvent pas être installés n'importe où. Les espèces sont liées à certains biomes et des modificateurs sont nécessaires pour accueillir un animal qui n'est pas adapté.
L'exemple qui m'a été donné est celui d'un lion qui n'aimera pas un biome froid ! Un carnivore aura besoin de proies à proximité. Il est possible de lui fournir de la nourriture artificielle mais, si je décide de placer des lapins à côté d'un renard... eh bien, le renard risque de régler lui-même la question du dîner.

Une chose que je n'ai pas vue sur ma démo : notre personnage représente une guilde. Cinq seront dispo et chacune offre une approche différente pour atteindre le même objectif : réhabiliter la planète. Elles proposent leurs propres quêtes qui augmentent leur niveau de confiance.
Cette progression débloque de nouvelles missions, mais surtout des bâtiments de plus en plus performants. On pourra ainsi pousser toujours plus loin l'exploration et la dépollution, avec par exemple des installations capables de nettoyer les rivières.
La difficulté pourra également évoluer selon la partie, notamment avec des planètes plus vastes ou moins généreuses en ressources.
Cette progression mène à un véritable objectif final.
Une fois le niveau 10 de confiance atteint auprès de sa guilde, une ultime mission demande de réhabiliter l'ensemble de la planète et de relâcher les animaux, y compris les espèces les plus difficiles à satisfaire.
J'ai seulement effleuré tout ça pendant ma vingtaine de minutes de jeu. Mon petit biodôme était encore très simple et mes trois animaux ne se montraient pas exigeants. Mais j'ai beaucoup aimé cette idée d'équilibre, entre exploiter les ressources nécessaires à ma progression et réparer les dégâts provoqués par cette exploitation.
BioEden semble vouloir rester accessible et relaxant sans pour autant se limiter à poser quelques arbres autour d'animaux mignons. Et comme je devrais recevoir une clé pour continuer l'aventure (le jeu sort le 3 septembre), je n'aurai pas besoin d'attendre longtemps pour voir jusqu'où tout ça peut aller !
