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Moss: The Forgotten Relic – La magie opère-t-elle toujours sans VR ?

Version testée : Nintendo Switch 2
Plates-formes disponibles : PC, PS5, Xbox Series, Nintendo Switch 1 et 2
Genre : Plateforme / Aventure
Prix conseillé : 19,99€
Date de sortie : 16/07/2026
Studio / Editeur : Polyarc / Blackbird Interactive
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !

Sorti à l’origine sur les casques de réalité virtuelle, le Diptyque Moss aura marqué les esprits par sa poésie et son héroïne inoubliable : Quill, une souris intrépide armée d'une minuscule épée. Avec Moss: The Forgotten Relic, le studio Polyarc fait le pari audacieux d’arracher ses deux chapitres (accompagnés du DLC Twilight Garden) au monde de la VR pour proposer une compilation unifiée et jouable sur écran classique. Pour cette réédition, j'ai opté pour la Nintendo Switch 2, et même si on perd un peu le point de vue original issu de la VR, le jeu conserve la majorité de sa superbe. Mieux, même, puisqu'il m'a permis d'y jouer sur de plus grosses sessions, ce que j'avais du mal à faire avec le PlayStation VR à l'époque.


Moss nous met au contrôle de Quill, une toute petite souris courageuse armée d'une minuscule épée, supervisée par nous, joueur, appelé « Le Lecteur », une sorte de présence spectrale protectrice qui guide notre héroïne vers son grand destin. C'est cette dynamique qui rend le titre si particulier, puisque d'un côté, on dirige Quill au stick de manière très classique (sauter, esquiver, donner des coups d'épée) et de l'autre, on interagit directement avec le décor (déplacer des blocs, actionner des leviers ou bloquer des ennemis) pour lui ouvrir la voie.

La transition sur un format standard - sans VR donc - comme la Switch 2 se fait surprenamment bien. On utilise le second stick pour pointer et attraper les éléments du décor. On perd un peu en immersion, vu que le retour au « toucher » n'est plus présent. Néanmoins, ce double contrôle reste réussi et la complicité qu'on développe avec Quill demeure intacte. C'est de l'ordre du détail, mais quand la petite souris se tourne vers l'écran pour nous faire coucou ou pour nous encourager, la magie opère à tous les coups.

Visuellement, le jeu accuse un peu son âge, surtout le premier livre un peu plus avare en détails. En contrepartie, Moss tourne comme un charme sur la dernière-née de Nintendo. Les décors ressemblent à de magnifiques petits dioramas vivants, avec un travail sur la lumière et les textures de mousse ou de pierre qui donne envie de s'y perdre. Tout est fluide, coloré et follement poétique, et les artistes proposent quelques tableaux à taille humaine qui permettent de se rendre compte à quel point Quill est minuscule !

Forcément, la caméra a dû être ajustée en abandonnant le casque VR. On ne peut plus bouger la tête pour scruter les coins sombres et l'on doit se contenter d'une caméra fixe la majeure partie du temps. Globalement, ça fonctionne bien, mais elle occasionne parfois deux ou trois ratés d'appréciation lors de certaines phases de plateforme un peu plus exigeantes qu'à l'accoutumée. Rien de dramatique, mais le fait de ne plus pouvoir ajuster soi-même la caméra se ressent quand même.

Côté gameplay, Moss n'a jamais été un jeu d'action très poussé. Les combats contre les mécanismes de métal restent plutôt simples et passent clairement au second plan derrière les énigmes, qui sont, elles, toujours aussi bien fichues. Polyarc semble d'ailleurs bien conscient que les joueurs ne viennent pas ici pour donner des coups d'épée, puisqu'on a la possibilité de zapper les combats dans les options d'accessibilité, si vous préférez vous concentrer sur l'histoire et les puzzles divers et variés.

Points forts Points faibles
Deux aventures et un DLC qui vous tiendront en haleine une dizaine d'heures On perd un peu en immersion
Quill, une souris trop mignonne et attachante ! La caméra fixe qui peut parfois gêner lors des phases de plateforme
Une adaptation au support classique réussie dans l'ensemble Le premier Moss commence à accuser son âge
Des puzzles fort bien pensés

Il est vrai qu'on perd un peu en immersion par rapport à sa mouture VR. Mais en réunissant les deux aventures dans une seule formule parfaitement adaptée à la console, Polyarc prouve que Moss ne devait pas son succès uniquement à son gadget technologique. C'est avant tout un conte magnifique, porté par une direction artistique à tomber et une héroïne très attachante. Si vous cherchez une parenthèse poétique et chaleureuse sur votre Switch 2 pour occuper vos soirées entre deux petites séances de bronzage, vous pouvez foncer sans hésiter.



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