Marvel Rivals… un jeu auquel je joue religieusement depuis sa saison 1. Du coup, lorsqu’on m’a proposé une interview durant la gamescom 2026, c’est tout de suite que j’ai dit oui ! Malheureusement les choses ne se passent pas toujours comme on le veut dans la vie, puisque le rendez-vous a ensuite été annulé pour je ne sais quelle raison. A la place, je suis donc allé voir l’intriguant Sea of Remnants de Joker Studio, également sous la bannière NetEase et qui remplissait sa vidéo de présentation de combats navals à la Black Flag, magie en plus et de combats au tour par tour.
Du coup, c’est quoi Sea of Remnants ? Et bien sachez que j’en sais à peine plus que vous ! On m’a installé derrière un écran, donné quelques conseils pour la démo à laquelle j'allais jouer et on m’a laissé découvrir par moi-même. Alors si je devais me lancer dans la description, je dirais que c’est un J-RPG où on incarne des pirates et dont les combats se déroulent au tour par tour lorsqu’on est sur la terre ferme et deviennent un Assassin’s Creed Black Flag magique sur les eaux. Concrètement, ça a l’air d’être un peu plus complexe que cela, mais la Build ne montrant qu’un passage court et avec des personnages déjà bien montés, il reste pleins de points obscurs sur le gameplay comme sur l’univers et l’histoire.
La démo avec son compteur d’une vingtaine de minutes me propose une quête où je dois affronter une sirène. Lâchés sur une petite île, trouver la caverne où elle se terre n’est pas bien difficile car il y en a qu’une seule ! Je rentre donc après avoir parcouru un court chemin dans un décor chatoyant et au design des personnages qui fait très légèrement penser à ce que pourrait faire Tim Burton lorsqu’il se retient sur le gothique.
Première interrogation : pourquoi l’eau dans la grotte (et toute l’eau en général) est nocive ? Mon personnage perd la mémoire au fil du temps qu’il reste dedans. Je n’ai pas osé tenter ce qui se passe si j’y étais resté, mais le peu que j’y suis allé, il ne se souvenait déjà temporairement pas à quoi servaient certaines des commandes de ma manette. La sirène étant juste à côté, sur un promontoire naturel, je déclenche le combat.
On est dans un système classique avec des attaques basiques, des compétences qui consomment des points de compétences, une roulette qui fait je ne sais quoi et des personnages qui attaquent tout seuls par moments même si ça n’a pas l’air d’être leur tour sur la barre d’ordre d’action. Je suis sûr que cela s’explique par des options réglées pour la build ou des sortes de compétences données par de l’équipement, mais comme le dirait ma mère : “Si on te le demande, tu diras que t’en sais rien”.
Ce que je sais avec certitude en observant le HUD, c’est qu’un de mes personnages a droit à une attaque automatique entre chaque tour.



Le combat est long. Pas particulièrement balèze, mais long et en 2 phases. Mes personnages sont assez complémentaires et leurs compétences utiles, une fois après avoir bien pigé le système de malus et de marquage. Mais le combat est long, car la sirène a deux statues protectrices qui prennent les dégâts à sa place. Ce n’est qu’une fois les deux statues temporairement brisées que la sirène prend directement du dégât. Les ennemis ont deux jauges : la barre de vie et la barre de résistance. Brisez cette barre et vous ferez temporairement de plus gros dégâts. Au final, c’est fun et tout, mais entre les attaques automatiques qui apparaissent on ne sait comment avec les longues et, surtout systématiques, cinématiques de compétences et autres attaques de furies, le rythme du combat en devient assez saccadé. Peut-être y a-t-il une option pour les désactiver ? C’est d’autant plus marquant après la phase où les statues sont brisées, la sirène est alors très offensive et on doit balancer encore plus la sauce avant que les statues se régénèrent. Mais ça y est, j’ai enfin battu la sirène. La voilà endormie paisiblement au sol alors que le jeu me propose un choix : la laisser tranquille ou l’achever. Magnanime comme je suis, je la laisse dormir et quitte la caverne, non sans avoir préalablement vidé le coffre aux pieds de la sirène, et après avoir vu le niveau de mes personnages monter. Il semble qu’on ne puisse avoir qu’un certain nombre de compétences équipées et, pour chacun des 2 personnages ayant vu leur niveau monter sur les 4 de mon équipe, le jeu me propose de sacrifier une ancienne technique au profit d’une nouvelle ou de conserver l’ancienne. J’ai décidé de conserver les 2 que j’avais.

Suivant les instructions en début de démo, comme il me restait du temps, une demi douzaine de minutes, j’avais carte blanche pour me balader non seulement sur l’île, mais aussi sur les océans. J’ai d’abord testé les rencontres adverses : on doit attaquer les personnages d’un combo pour commencer avec un avantage. Du classique mais en plus dynamique. Me voilà après quelques combats contre des brigands face à une sorte de grotte de cristal bloquée par des racines. Le symbole affiché pour les faire reculer ressemble étrangement à celui affilié à la sirène. Je décide donc de retourner dans la grotte au cas où j’aurais oublié quelque chose. Mais voilà que le combat contre cette dernière commence à nouveau. Je décide donc de fuir l’affrontement. Peut-être aurais-je eu l’objet si je l’avais achevée, me dis-je. Du coup, direction le bateau ! Je peux monter dedans en utilisant une barque car y aller à la nage est trop dangereux (souvenez-vous, on peut perdre la mémoire en restant trop longtemps dans l'eau !) Et fonce vers les océans. Des bateaux ne tardent pas à poindre leur nez, du coup, comme je suis en plein Black Flag Resynced, je fonce dans le tas comme je le ferais dans Black Flag : stratégiquement (10%) et bourrin (90%) à la fois !
C’est donc après avoir vu mon bateau couler et avant la mort de mon équipage que je comprend que je peux affecter mes alliés à des postes pour améliorer différentes attaques. Mais c’est plus un des messages durant le chargement après le naufrage de mon navire qui m’interpelle : il dit que les souvenirs sont la chose la plus précieuse et que si on les perd tous, on meurt. D’ailleurs, le symbole de mon équipage, une sorte d’infini, s’est vidé en partie. Je me dépêche d’affecter mes compagnons à des postes vacants car le chrono de la démo n’affiche plus que quelques secondes. Aurais-je marravé les bateaux ennemis ? L’île sur laquelle j’avais mis un marqueur sur la carte était-elle couverte de trésors ? Je ne le saurai qu’à la sortie du jeu…



Sea of Remnants, malgré les points que j’ai décelés, m’a laissé une très forte impression au global. C’est donc curieux et grave enthousiaste que j’ai quitté la salle. D’autant plus que je n’ai pas croisé une seule fois le hamster qui semble être la mascotte du jeu en dehors de l’écran de boost d’attaque : une nouvelle raison pour me plonger dedans lorsque le jeu sortira courant de l’année prochaine sur Steam, Xbox Series et Playstation 5. Le jeu sortira également sur iOS et Android. J'ai plus que hâte d'y être...