Gamescom 2026 – Nex Playground
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Gamescom 2026 – Nex Playground

Nex Playground veut remettre toute la famille debout avec une console sans manette pensée autour du mouvement.

Pour mon dernier meeting de la semaine presse, le vendredi soir, je me suis retrouvée dans une salle de réunion du Radisson Blu, un hôtel juste à côté du Koelnmesse où se déroule la gamescom. Le silence comparé à la frénésie était reposant, surtout que pour arriver jusque-là, j'avais dû traverser plusieurs allées publiques.

M'attendaient, eux aussi pour leur dernier meeting de la journée, les équipes de la nouvelle console Nex Playground, dont Tom Kang, President and Head of International, qui, quoiqu'en fin de journée, dégageait une énergie incroyable.

Il me décrit sa console comme un système pour les familles, prévu pour l'active play, que l'on pourrait traduire par une manière dynamique de jouer. L'objectif est d'inciter les familles et les groupes d'amis à se lever du canapé pour jouer ensemble, et de rendre les jeux, souvent multijoueurs, encore plus amusants grâce au mouvement.

La console, parlons-en, est un cube de 3 pouces de côté, soit 7,62 cm, doté d'une caméra RGB, de capteurs de mouvement et d'une lentille grand-angle à 172°. Elle fonctionne dans des environnements assez variés et n'a pas besoin de beaucoup d'espace. Un mètre entre l'écran et le joueur peut suffire, et la caméra est capable de suivre jusqu'à quatre personnes simultanément.

Selon Nex, la lumière du téléviseur peut même suffire pour jouer, même si un environnement mieux éclairé reste préférable. Derrière, il n'y a rien que l'essentiel : de quoi brancher la console au courant et à un téléviseur.

C'est l'impression que j'ai en photographiant le produit : Nex va à l'essentiel pour être simple, efficace et accessible. Pas de contrôleurs, c'est notre corps qui sert de manette, mais une petite télécommande permet de naviguer dans le menu avec seulement quelques boutons.

La console s'est déjà vendue à plus d'un million d'exemplaires. Tom Kang me raconte que les grandes enseignes américaines ont désormais tendance à placer la Nex Playground aux côtés des consoles traditionnelles, certaines proposant même des espaces de démonstration aux clients curieux. Niveau positionnement, le produit vient clairement occuper l'espace laissé vacant par Kinect.

Le succès a d'ailleurs été suffisamment important pour que Nex Playground dépasse les Xbox Series en nombre d'unités vendues aux États-Unis durant la semaine du Black Friday 2025.

Le marché européen commence désormais à s'ouvrir à elle, avec un lancement au Royaume-Uni et en Irlande en juin. L'Allemagne suivra avec une première commercialisation en ligne d'ici fin 2026, puis une arrivée en magasins en 2027. L'équipe me confirme également que la France fait partie des marchés visés pour 2027.

Pour le prix, il faudra compter 319 euros, avec cinq jeux inclus. Il y a environ une soixantaine de jeux déjà disponibles, accessibles derrière un abonnement Play Pass vendu à 99 euros par an. Une formule trimestrielle à 45 euros est également proposée. Ce modèle simple permet d'investir sur le long terme et d'engager de nouveaux studios, en plus de leurs studios internes, pour sortir de quinze à vingt nouveaux jeux chaque année.

On a parcouru le catalogue et l'offre est éclectique : party games, action-aventure avec des licences connues comme Avatar ou Les Tortues Ninja, sports avec baseball, tennis, football ou hockey, musique, danse, arcade, course, pré-scolaire avec Dora, Bluey ou Peppa Pig, fitness, santé, cozy, puzzle, réflexion...

La plateforme ne se veut pas comme une console third party totalement ouverte. N'importe qui ne sera pas en mesure de publier dessus. Il faudra passer par un processus de vérification, notamment au niveau de la qualité, de la sécurité, du respect de la vie privée et de l'adéquation avec un public familial.

Cette philosophie se retrouve jusque dans le fonctionnement de la caméra : les images sont traitées directement par la console, sans être enregistrées ni envoyées dans le cloud, tandis qu'un cache physique permet de masquer complètement l'objectif.

Ce positionnement familial est aussi encadré par plusieurs certifications, avec notamment une classification PEGI 3, la conformité RGPD et COPPA, ainsi que la certification kidSAFE+.

De grands noms suivent déjà l'aventure, avec des partenariats impliquant notamment SEGA, Bandai Namco, Paramount et NBCUniversal. SEGA travaille par exemple avec Nex pour amener Sonic Forces: Rival Rush sur la plateforme, tandis qu'un partenariat avec Bandai Namco donnera naissance à une adaptation de PAC-MAN.

Et c'est justement ce dernier qui m'a le plus impressionnée ! J'ai pu y jouer avec rien d'autre que mon corps pour contrôler mon personnage face aux vilains fantômes. Le jeu réagit vraiment bien, même s'il y a un très léger délai entre le moment où on penche son corps et celui où le personnage change de direction. Mais il ne m'a pas fallu longtemps pour compenser et c'est très drôle à plusieurs !

Tom Kang insiste sur leur politique pour le marché européen. Les jeux seront localisés dans les langues locales, donc notamment en français et en allemand. Il y aura également un support client européen.

Deux mots me sont répétés plusieurs fois : amour et respect.

La volonté est aussi d'intégrer des acteurs locaux, studios, musiciens ou autres talents, à chaque fois que possible. Si vous avez un studio et l'envie de travailler sur un jeu où le contrôle par mouvement est au centre du gameplay, n'hésitez pas à les contacter !

Grâce aux excellents chiffres de vente réalisés, la société est enfin devenue bénéficiaire en 2025 après neuf ans de combat, ce qui offre de belles perspectives.

Je le remarque bien, d'ailleurs, dans la façon dont la salle de réunion a été préparée avec soin : un box, un grand téléviseur, des tapis, des posters, des plantes vertes... Ce n'est pas une simple salle, comme très souvent à la gamescom. Il y a une vraie réflexion pour accueillir et mettre en valeur la console.

À savoir que la console ne sera pas géo-lockée. Vous pouvez très bien l'acheter dès maintenant aux États-Unis et la ramener en France. À part pour la prise, il n'y aura pas de différence et l'interface pourra se mettre à jour automatiquement lorsque la localisation française sera disponible.

J'ai pu assister à la démo d'autres jeux, notamment Fruit Ninja, où on utilise son bras pour dégommer des fruits, et un jeu de danse.

Dans les deux, Tom Kang active les modes de difficulté les plus élevés et bouge avec une maestria impressionnante, surtout pour un vendredi soir après trois jours de présentation. L'équipe, derrière moi, n'en est pas moins impressionnée.

Et finalement, c'est peut-être la meilleure démonstration du concept de Nex : quelques secondes suffisent pour comprendre comment jouer, et il est difficile de rester simplement spectateur sans avoir envie de rejoindre la partie.

J'ai été bluffée par la qualité de cette petite console et j'ai hâte de pouvoir la tester à la maison pour vous faire davantage de retours ! Pour plus d'infos : nexplayground.com

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