Version testée : Xbox Series
Plates-formes disponibles : Xbox Series, Ps5, Nintendo Switch et PC
Genre : FPS
Prix conseillé : F2P
Date de sortie : 06 octobre 2026
Studio / Editeur : Blizzard
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !
La saison 5 d’Overwatch ne se contente pas de sortir quelques nouveaux skins pour nous faire passer à la caisse. Entre l’arrivée de Doctrine, la transformation de Sombra en soutien, la refonte de Chopper et une nouvelle carte qui nous emmène dans les entrailles d’un volcan islandais, Blizzard touche à plusieurs éléments qui changent réellement la manière de jouer. Et c’est précisément ce que j’attends d’une nouvelle saison : des nouveautés qui ne se limitent pas à remplir une boutique, mais qui donnent envie de relancer une partie pour voir ce qu’elles ont dans le ventre. Baptisée « Une lugubre doctrine », cette saison joue clairement la carte des ténèbres. L’ambiance est posée, les nouveautés sont nombreuses et certaines évolutions méritent qu’on s’y attarde davantage que d’autres. Tout n’est pas forcément évident à prendre en main, notamment lorsqu’il faut oublier des habitudes accumulées pendant des dizaines, voire des centaines d’heures. Mais Overwatch continue de chercher la bonne formule entre renouvellement du gameplay et plaisir immédiat.
C'est l'une des grosses nouveautés de cette saison : Doctrine, un nouveau personnage de soutien qui débarque des profondeurs glaciales de Grímsvötn. Libéré par Doomfist, il apporte avec lui une ambiance vampirique qui colle parfaitement à cette saison plus sombre. Mais, au-delà de son apparence, c'est surtout son fonctionnement qui retient mon attention. Avec son sceptre éternel, Doctrine peut soigner ses alliés tout en infligeant des dégâts à moyenne et longue portée. Ses drones mécaniques en forme de chauves-souris viennent compléter cet arsenal en apportant des soins et une augmentation de la vitesse d'attaque. Ajoutez à cela Imprégnation, qui renforce ses capacités lorsqu'il faut passer à la vitesse supérieure, et vous obtenez un personnage capable de s'adapter à plusieurs situations sans donner l'impression de simplement distribuer des soins dans son coin. Son ultime est tout aussi intéressant : les alliés gagnent des points de vie supplémentaires tandis que les points de vie maximum des adversaires sont plafonnés. Une façon assez brutale de rappeler que, dans Overwatch, même la survie peut devenir une ressource que l'on contrôle.
À l'essai, j'ai trouvé Doctrine plutôt réussi. C'est un soutien offensif, mobile et doté de compétences intéressantes, qui demande un peu de pratique avant de révéler tout son potentiel. Il ne suffit pas de lancer ses capacités au hasard en espérant faire des miracles. Il faut apprendre à jongler entre les soins, les dégâts et les moments où son équipe a réellement besoin d'un coup de pouce. Il faut tout de même signaler qu'il m'a semblé assez puissant pendant sa période de test, au point de recevoir un nerf dès sa sortie officielle. Cela ne le rend pas inintéressant pour autant. Au contraire, son équilibre entre soutien et dégâts reste séduisant, à condition de prendre le temps de le maîtriser. Doctrine a ce petit quelque chose qui donne envie de progresser avec lui. Il ne révolutionne pas à lui seul le rôle de soutien, mais il apporte une manière de jouer suffisamment différente pour que je prenne plaisir à le découvrir.
Autre changement qui risque de demander un peu de temps aux joueurs : Sombra change de rôle et devient, elle aussi, un personnage de soutien. Et si vous imaginez déjà une Sombra tranquillement installée à l'arrière pour distribuer des soins, vous risquez d'être surpris. Elle conserve un profil très offensif, avec des capacités qui lui permettent de gêner l'équipe adverse tout en venant en aide à ses propres alliés. Sa capacité Correctif lui permet de soigner un allié après une courte préparation. Elle peut même l'utiliser en étant invisible sans que cela mette immédiatement fin à sa furtivité. Cyberespace, de son côté, crée une zone qui soigne les alliés et applique aux ennemis un nouvel effet d'affaiblissement, réduisant leurs dégâts et l'efficacité de leurs soins. Sur le papier, le mélange est intéressant. Sombra peut continuer à mettre la pression, perturber les adversaires et apporter une aide précieuse à son équipe. Le problème, c'est que changer une icône de rôle ne suffit pas à modifier les réflexes des joueurs. De mon côté, mes différents essais m'ont plutôt plu. J'ai apprécié ce que cette nouvelle version pouvait apporter, mais j'ai également eu du mal à effectuer la transition entre le Sombra que je connaissais comme personnage de dégâts et celui qui doit désormais assumer une partie du travail de soutien. Et je ne suis visiblement pas le seul à devoir faire cet effort : beaucoup de joueurs semblent encore la considérer comme une spécialiste de l'infiltration chargée de semer le chaos chez l'adversaire.

Chopper, lui, n'a pas changé de famille : il reste ce bon vieux colosse capable de transformer une mauvaise décision en retour express au point de réapparition. En revanche, son arsenal évolue avec une refonte qui modifie sa manière d'aborder les affrontements. Son déferrailleur tire désormais deux salves par volée, chacune disposant d'un projectile central plus puissant. Il gagne également un compacteur de déchets capable d'absorber les projectiles adverses avant de renvoyer un tir explosif, dont les dégâts augmentent selon la puissance accumulée. Et c'est cette dernière mécanique qui me plaît particulièrement. Elle donne une nouvelle dimension aux affrontements : il ne s'agit plus seulement d'encaisser ou de menacer un adversaire qui s'approche un peu trop. Il faut aussi savoir lire ce qui se passe autour de soi, choisir le bon moment pour absorber les tirs et transformer la pression ennemie en occasion de riposter.
Cela faisait longtemps qu'Overwatch n'avait pas accueilli de nouvelle carte Escorte. Avec l'observatoire de Grímsvötn, Blizzard nous emmène en Islande, au cœur d'une faille volcanique où la glace côtoie le feu. Un cadre qui change des environnements plus classiques et qui sert directement l'histoire de la saison. Ancien observatoire d'Overwatch passé sous le contrôle d'Helix, le complexe a accueilli certains des criminels les plus dangereux au monde. Il ne s'agissait pas simplement de les enfermer, mais de s'assurer qu'ils ne puissent jamais ressortir. Même Doomfist a connu cet endroit avant que Doctrine ne soit libéré. Visuellement, je trouve la carte vraiment jolie. Le contraste entre les zones glacées, les installations de la prison et les éléments volcaniques donne une identité forte à l'ensemble. On sent que le décor ne sert pas uniquement à remplir l'espace : il participe à l'atmosphère et donne envie de découvrir les différents secteurs.

Comme souvent avec une nouvelle carte, les premières parties demandent un petit temps d'adaptation. On ne connaît pas encore tous les passages, les angles à surveiller, ni les positions les plus intéressantes pour prendre l'avantage. On peut facilement se sentir un peu perdu au début, le temps de comprendre comment circuler efficacement. J'ai également eu l'impression que la carte favorisait davantage la défense que l'attaque lors de mes essais. Ce n'est pas forcément une mauvaise chose, mais cela peut rendre la progression plus compliquée lorsqu'une équipe peine à trouver une ouverture. Il faudra voir comment les joueurs apprennent à exploiter les différentes routes et si cette impression se confirme sur la durée.
Les amateurs d'anime ont également de quoi se réjouir avec la collaboration Overwatch × Monarque des Ombres. Cette fois, Blizzard s'inspire de l'univers dark fantasy de Solo Leveling pour proposer plusieurs apparences qui transforment des héros bien connus en figures emblématiques de la série.
Au programme, cinq associations de personnages :
- Genji × Sung Jinwoo : le ninja reprend les traits du chasseur qui passe du rang le plus faible au commandant de l'armée des Ombres.
- Faucheur × Igris : une association qui semble presque évidente tant le personnage et son apparence sombre se prêtent à cet univers.
- Anran × Cha Hae-In : la chasseuse de rang S apporte son élégance et sa puissance au personnage.
- Reinhardt × Iron : l'armure imposante du tank se marie naturellement avec ce combattant revenu sur le champ de bataille.
- Vital × Choi Jong-In : le soutien adopte les traits du puissant chasseur magicien et maître de guilde.
Ce type de collaboration repose évidemment beaucoup sur l'attachement que l'on peut avoir à l'œuvre d'origine. Si vous connaissez Solo Leveling, les références ont de quoi faire plaisir. Pour les autres, il s'agit surtout d'une nouvelle occasion de personnaliser ses héros.


C'est probablement l'une des annonces les plus intéressantes pour les joueurs qui ont raté certaines récompenses au fil des saisons. Overwatch permet désormais de retrouver des versions revisitées des anciens passes de combat, des saisons 1 à 15. Le principe est particulièrement appréciable : si vous aviez déjà commencé un ancien passe, votre progression reprend là où vous l'aviez laissé. Même les paliers atteints dans la partie gratuite sont pris en compte pour débloquer les récompenses premium correspondantes lorsque vous récupérez le passe concerné. Je trouve cette initiative bienvenue. Les passes de combat ont longtemps entretenu cette sensation frustrante de devoir être présent au bon moment, sous peine de laisser définitivement filer certaines récompenses. Permettre de revenir sur ces contenus donne davantage de liberté et valorise aussi les joueurs qui avaient déjà commencé leur progression.

Côté personnalisation, cette saison mise sur deux objets mythiques qui jouent dans des registres très différents : le modèle mythique Wuyang dragon Shaoxia et le modèle d'arme mythique Amplibien pour Lúcio. Le premier transforme Wuyang en jeune guerrier parti à la recherche de l'immortalité, avec une maîtrise des flots et des tempêtes au cœur de son apparence. Un dragon céleste l'accompagne au combat, tandis que plusieurs éléments peuvent être personnalisés : coiffure, cornes, masque, couleurs, effets visuels et animations de capacités. Mais c'est surtout le modèle mythique d'arme de Lúcio qui me fait sourire. Baptisé Amplibien, il accompagne les tirs et les soins d'effets sonores spécifiques, fait évoluer son interface en fonction des coups de grâce et ajoute des animations de grenouilles façon graffiti lors des éliminations. Oui, il y a même une petite grenouille qui danse à l'intérieur de l'arme pendant la parade.
La saison 5 ne serait pas complète sans son lot de costumes inquiétants. Avec Halloween en toile de fond, les passes de combat adoptent une ambiance macabre et proposent cinq modèles légendaires, trois modèles épiques ainsi que d'autres objets ornementaux et monnaies. Parmi les apparences mises en avant, on retrouve Ashe beauté fantomatique, Citrouille : 76, Mei fiancée fantôme, la reine des Junkers impératrice des chauves-souris et Zenyatta renard de l'automne. Les modèles Bastion squelette, Brigitte ensorceleuse et Symmetra enveloppe spectrale viennent compléter cette sélection.

Cette saison 5 d'Overwatch a un avantage important : elle ne repose pas uniquement sur ses récompenses cosmétiques. L'arrivée de Doctrine apporte un nouveau soutien capable de mêler mobilité, dégâts et soins. La transformation de Sombra bouscule les habitudes, même si le changement de rôle demande un véritable apprentissage. Chopper bénéficie d'une refonte qui peut rendre ses affrontements plus intéressants, tandis que Grímsvötn offre un nouvel environnement visuellement réussi. Le retour des anciens passes de combat est également une excellente initiative, même si la progression reste liée aux systèmes de récompenses premium. Et pour les amateurs de personnalisation, entre les modèles mythiques, les apparences d'Halloween et la collaboration avec Solo Leveling, la collection risque de prendre quelques couleurs supplémentaires. Cette saison 5 ne réinvente pas Overwatch, mais elle lui donne plusieurs bonnes raisons de sortir de sa routine.
J’ai plutôt apprécié cette saison 5 d’Overwatch, notamment grâce aux changements apportés aux personnages. Doctrine est une belle surprise : mobile, polyvalent et capable de faire autre chose que soigner en restant en retrait, il m’a donné envie de prendre le temps de le maîtriser. La transformation de Sombra m’a également intéressé, même si j’ai moi-même eu du mal à changer mes habitudes pour la jouer comme un véritable soutien. C’est d’ailleurs ce que j’aime dans ces mises à jour : elles nous obligent parfois à sortir de notre zone de confort. J’ai aussi apprécié la nouvelle carte Grímsvötn, même si j’ai trouvé la défense un peu avantagée lors de mes parties. Tout n’est pas parfait, entre les ajustements d’équilibrage et la place toujours importante des achats cosmétiques, mais le retour des anciens passes de combat est une excellente initiative. Au final, cette saison ne révolutionne pas Overwatch, mais elle apporte suffisamment de nouveautés pour me donner envie de retourner au combat, et c’est bien le principal.
