Version testée : PC
Plates-formes disponibles : PC
Genre : Gestion, Simulation
Prix conseillé : 9,99€
Date de sortie : 4 septembre 2026
Studio / Editeur : Alt Tab Game / Ultimate publishing, Ultimate Games, PlayWay
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !
Je ne vais pas vous mentir : l’idée de gérer ma propre salle d’arcade m’a immédiatement parlé. Pas besoin de me vendre un grand concept ou de m’expliquer pendant dix minutes pourquoi les bornes rétro sont cool : donnez-moi une salle vide, quelques machines et un peu d’argent, et je sais déjà où vous voulez m’emmener. Retro Arcade Shop Simulator part exactement de là, avec l’objectif de construire progressivement notre propre paradis du jeu vidéo, entre bornes d’arcade, flippers, baby-foot, PC, consoles et même bowling ou piste de karting.
Après quelques minutes, le fonctionnement est rapidement compris. On achète nos premières machines, on les installe où l’on veut, on aménage la salle et on regarde les clients commencer à faire tourner la caisse. Et c’est justement ce côté immédiat qui fonctionne bien : il n’y a pas besoin de passer par une montagne de tutoriels pour comprendre ce que l’on doit faire. On construit, on investit, on agrandit… puis on recommence avec une salle un peu plus grande et un peu plus ambitieuse. Le jeu est actuellement en accès anticipé, ce qui mérite d’être gardé en tête, car plusieurs éléments sont encore amenés à évoluer. Certains onglets annoncent déjà de futurs ajouts autour des vêtements, des films ou encore de la musique. La base est donc là, mais on sent surtout que Retro Arcade Shop Simulator veut devenir plus gros que ce qu’il propose actuellement.

L’aménagement de la salle est d’ailleurs plutôt réussi. Les différentes bornes, machines et décorations peuvent être placées librement, ce qui permet de réellement réfléchir à l’organisation de son espace. On peut regrouper les machines, créer des petits coins dédiés ou simplement essayer de faire quelque chose de visuellement agréable. Tout n’est cependant pas déplaçable : les investissements les plus imposants, comme la piste de karting ou le bowling, possèdent leur propre emplacement. Une contrainte assez logique, même si elle limite forcément un peu notre liberté lorsque la salle commence à prendre de l’ampleur. Et c’est probablement l’un des aspects que j’ai le plus apprécié. On n’a pas simplement l’impression de poser des bâtiments les uns à côté des autres pour faire grimper un chiffre dans un tableau Excel. On voit réellement notre salle prendre forme. Quelques posters, des pancartes, des néons et différents éléments de décoration permettent d’ajouter un peu de personnalité à l’ensemble. Ce n’est pas encore une usine à personnalisation, mais il y a déjà suffisamment de quoi éviter l’effet « entrepôt rempli de machines ».


La gestion repose également sur quatre types de jetons, chacun correspondant à différentes catégories de machines. Les clients viennent donc acheter leurs jetons avant de partir jouer, ce qui constitue l’un des principaux moteurs économiques de la salle. À cela s’ajoute une véritable petite boutique où l’on peut vendre des jeux vidéo et des magazines. C’est une bonne idée, car cela permet de donner un peu plus de profondeur à l’activité et d’éviter que notre arcade se résume simplement à aligner des bornes les unes à côté des autres. Le problème, c’est que Retro Arcade Shop Simulator est actuellement beaucoup trop gentil avec le joueur. Les bénéfices s’accumulent assez facilement et il faut franchement le vouloir pour se retrouver dans une situation financière compliquée. Le prêt bancaire existe bien, mais dans les conditions actuelles, je me suis rapidement demandé pourquoi j’irais m’endetter alors que l’argent rentre déjà sans trop d’efforts. Il manque clairement une vraie pression économique. Pas besoin de jongler entre les dépenses, les salaires et les investissements : une fois la machine lancée, elle tourne presque toute seule.
Et justement, parlons des employés. On peut recruter des caissiers, des ramasseurs de jetons ou encore des dépanneurs. Leurs salaires étant étonnamment faibles, il devient assez facile d’embaucher rapidement tout le monde. Une fois cette petite armée en place, une bonne partie de la gestion disparaît presque complètement. La salle fonctionne, les clients jouent, les employés font leur travail… et nous, on finit surtout par surveiller les stocks. C’est là que le jeu montre actuellement ses limites. J’aime beaucoup l’idée d’un simulateur d’arcade, mais j’aurais aimé qu’il me demande davantage de décisions. Pour l’instant, la difficulté ressemble davantage à une porte automatique : on avance, elle s’ouvre, et on continue. Il y a bien quelques éléments à surveiller, mais rarement de quoi nous mettre réellement sous pression.
Les journées d’exploitation sont d’ailleurs assez bien pensées pour donner un rythme à l’ensemble. Elles vont de 9 h à 21 h et correspondent à environ douze minutes en temps réel. On peut gérer ses stocks et effectuer ses achats pendant les heures d’ouverture, mais aussi préparer ses commandes avant ou après. Ce fonctionnement évite de transformer chaque journée en course contre la montre et permet de prendre tranquillement ses décisions. Les machines ne sont cependant pas éternelles. Elles possèdent une durabilité et finissent donc par devoir être remplacées. C’est un petit élément de gestion qui fonctionne plutôt bien, même si, là encore, j’aurais apprécié que leur entretien ait davantage d’importance. Pour l’instant, cela ressemble plus à une dépense régulière qu’à un véritable problème à anticiper.


La progression passe notamment par le déblocage de nouvelles salles, jusqu’à dix espaces supplémentaires permettant d’agrandir progressivement notre arcade. C’est plutôt plaisant de voir son établissement grossir et de devoir réfléchir à la manière d’utiliser l’espace disponible. Entre les machines, la boutique, la cafétéria et les différentes activités, on finit par avoir quelque chose qui ressemble réellement à un complexe de loisirs plutôt qu’à une simple salle remplie de bornes. La cafétéria apporte d’ailleurs une petite touche amusante. Burgers et pizzas surgelés, sodas… tout est là pour rappeler que, selon les clichés, le geek moyen n’est pas forcément venu ici pour manger une salade composée. Des distributeurs de snacks et de boissons peuvent également être installés pour compléter l’offre. Ce n’est pas révolutionnaire, mais cela participe à l’ambiance générale et donne quelques activités supplémentaires à gérer.


Ce qui m’intéresse surtout avec Retro Arcade Shop Simulator, c’est son potentiel. Le jeu est encore en accès anticipé et certains onglets annoncent déjà l’arrivée de nouvelles possibilités autour des vêtements, des films ou encore de la musique. Difficile donc de juger uniquement ce qui est présent aujourd’hui sans garder un œil sur ce qui pourrait arriver demain. La base est là, et elle est plutôt saine. Après quelques heures, mon sentiment reste donc assez simple : Retro Arcade Shop Simulator est un jeu agréable, accessible et surtout porté par un sujet qui fonctionne particulièrement bien. Construire sa salle, placer ses machines, voir les clients arriver et agrandir progressivement son établissement possède un petit côté addictif. On commence avec trois bornes et quelques mètres carrés, puis on se retrouve à rêver d’un immense complexe avec bowling, karting, boutique et machines à perte de vue. Mais pour réellement accrocher sur la durée, il faudra que le jeu arrête de nous tenir autant la main. Une salle d’arcade ne devrait pas être une tirelire qui se remplit toute seule. J’aimerais devoir faire des choix, prendre des risques, gérer des périodes creuses, surveiller davantage mes employés ou même devoir réfléchir sérieusement avant d’acheter cette fameuse piste de karting.


En l’état, Retro Arcade Shop Simulator est donc une expérience plutôt réussie, mais encore très (trop ?) confortable. On s’amuse, on construit, on agrandit et on regarde notre petite salle devenir de plus en plus imposante sans véritablement transpirer. Pour un accès anticipé, ce n’est pas forcément inquiétant, surtout lorsque l’on voit les pistes d’évolution déjà annoncées. Il ne manque finalement pas grand-chose pour passer d’un sympathique simulateur d’arcade à une vraie gestion capable de nous faire réfléchir. Je vais donc suivre son évolution avec intérêt, parce que le potentiel est clairement là. Pour l’instant, Retro Arcade Shop Simulator est davantage une partie de plaisir qu’un véritable défi… mais si les prochaines mises à jour apportent un peu de piment à la gestion, il pourrait bien devenir une adresse où j’aurai envie de passer beaucoup plus de temps.
Retro Arcade Shop Simulator m’a plutôt agréablement surpris. Le concept fonctionne immédiatement et j’ai vraiment apprécié de pouvoir construire ma salle comme je le voulais, en choisissant mes machines, leur emplacement et les différentes activités à développer. Il y a quelque chose d’assez addictif à voir son petit local se transformer progressivement en véritable complexe de loisirs. Pour autant, le jeu manque encore sérieusement de difficulté. Une fois quelques employés recrutés et les bonnes machines installées, les revenus s’accumulent presque tout seuls et la gestion devient rapidement très confortable. J’aurais aimé devoir faire davantage de choix, prendre des risques et parfois me retrouver face à de vrais problèmes à résoudre. Malgré ça, la base est bonne et le sujet me plaît suffisamment pour avoir envie de suivre son évolution. L’accès anticipé laisse justement espérer que les prochaines mises à jour viendront apporter cette profondeur qui lui manque aujourd’hui. En l’état, c’est un simulateur agréable et relaxant, mais il lui manque encore ce petit grain de folie qui pourrait transformer une bonne salle d’arcade en véritable obsession.
