Gamescom 2026 – Gate Zero
Actualités

Gamescom 2026 – Gate Zero

Gate Zero mêle aventure, voyage dans le temps et histoire biblique dans une lutte pour préserver le passé.

Je suis allée à ce meeting un peu à reculons car, quand j’ai montré mon planning, on m’a avertie que derrière ce jeu se trouvait Templar Media, et que Gate Zero avait comme objectif de faire de la propagande chrétienne. En soi, il existe des Serious Games sur beaucoup de sujets, pourquoi pas un qui expliquerait la Bible. Mais je ne pense pas être la cible indiquée, n’étant pas croyante.

Pourtant, moi, je n’y avais vu qu’un jeu d’aventure… et au final, c’est effectivement comme ça qu’on me l’a présenté.

Templar Media, basé en Géorgie, a acquis fin 2025 Bible X, le studio norvégien à l’origine de Gate Zero. L’équipe rassemble aujourd’hui une quarantaine de personnes, avec des développeurs passés notamment par Assassin’s Creed, GTA V et Red Dead Redemption. Le projet existe depuis plusieurs années, un prototype tournait déjà il y a environ un an et demi, mais le gros de l’équipe a été constitué l’année dernière.

L’histoire nous embarque entre deux époques, avec d’un côté l’Israël antique, aux alentours de l’an 30 après J.-C. et, de l’autre, une dystopie en 2072. C’est de là que vient le héros, Max, un adolescent rebelle qui s’oppose aux actions de la multinationale UniFi, qui contrôle les informations et tente d’effacer tout ce qui va à l’encontre de sa version de l’histoire.

Entre le passé et le futur se trouve l’EON, une dimension où le temps et l’espace sont corrompus et où des personnes, des objets, voire des idées sorties de leur trame normale peuvent se retrouver piégés. UniFi exploite justement ce phénomène pour tenter de modifier l’histoire.

Le but de la mission qui nous a été montrée se déroule là-bas, Max explorant un environnement EON pour tenter de retrouver Baruch. Cette séquence se situe vers la moitié du jeu. Le jeu n’est vraiment pas laid du tout, les paysages sont agréables et l’animation du personnage efficace. On reconnaît derrière la patte d’Unreal Engine 5.

Max est armé d’une fronde, d’un bouclier et d’un bâton de berger qu’il peut utiliser tel un lasso pour interagir avec des éléments ou frapper à distance. Il y a un côté très aérien, avec des points de grappin pour sauter d’une plateforme à l’autre, ou encore des sortes de “téléporteurs” bleus qui transportent d’un point à un autre.

Si ses armes sont aussi basiques, c’est que Max n’avait pas prévu de se retrouver emporté dans le passé. Il n’avait rien préparé. Elles viennent donc du monde ancien. Néanmoins, lorsqu’il se trouve dans l’EON, ses capacités sont amplifiées par l’énergie temporelle.

Le côté action n’est pas en reste, notamment face aux Kairos, des ennemis corrompus par cette énergie. Mais il y a aussi un côté infiltration avec des herbes pour se cacher et éviter les combats pour ceux qui préfèrent. Le jeu se veut adapté à plusieurs types de joueurs.

Comme l’EON se trouve entre différentes temporalités, Max dispose d’un outil, l’EON Ray, capable de synchroniser des objets entre le passé et le futur. Il peut ainsi faire réapparaître un pont ou remettre en place des éléments sortis de leur état normal.

Si j’ai bien compris les explications données pendant la présentation, plusieurs environnements EON seront à explorer. Cette séquence ne représentait cependant qu’une facette du jeu. Gate Zero est présenté comme un jeu d’action-aventure semi-ouvert et le monde antique proposera plusieurs grandes zones à explorer librement. Parmi les lieux annoncés figurent la Galilée, Capharnaüm, Cana, le Jourdain et Jérusalem.

Les choix de dialogue sont importants et ont un impact direct sur le gameplay. Lors de la session, Max allait affronter un gros serpent. Suivant le choix effectué juste avant, le boss pouvait commencer le combat avec plus ou moins de points de vie. Il y avait même l’option de vilain, en gros : "ta gueule et combattons".

Les conséquences peuvent être comme ça très immédiates, mais d’autres choix auront des effets à plus long terme, allant jusqu’à la fin. J’ai beaucoup aimé qu’il y ait à chaque fois une petite icône qui résume l’orientation de chaque choix : amour, combat, équilibre… Parfois, il est facile de se tromper en interprétant mal une réponse. Là, pas de problème de ce type !

Une autre chose que j’ai remarquée durant le combat contre le boss : les points faibles. Viser ces endroits marqués en couleur augmente l’efficacité d’un coup.

L’histoire devrait prendre environ 10 à 15 heures, avec pas mal de rejouabilité pour ceux qui veulent explorer différentes options.

Le jeu est donc bien basé sur la Bible et Jésus sera présent. Au-delà de ça, le présentateur insiste : l’ambition est de proposer un jeu d’aventure historique de la même façon qu’un Assassin’s Creed peut nous faire découvrir la Grèce antique ou l’Égypte.

Hors de question cependant de changer les grands événements bibliques. Nos choix auront surtout un impact sur le destin de Max… qui est d’ailleurs plus lié à l’histoire qu’il n’y paraît au début.

Pour l’anecdote, Max est non-croyant. C’était une volonté du studio, de proposer quelqu’un de jeune et d’inexpérimenté, faible mais résilient. Bien que rapide et agile, il n’est pas un super-héros.

Sur le papier, le jeu a l’air prometteur. Le message derrière me dérange toujours un peu, mais j’avoue que si c’est bien amené, cela reste une époque historique comme une autre et il s’y est quand même passé pas mal de choses ! À surveiller, donc, mais en restant vigilant.

Gate Zero est prévu au printemps 2027 sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S.

Liens sponsorisés : Gamesplanet ou Amazon