Le genre du survival-crafting en vue à la première personne nous a habitués à construire des bases pour abriter notre propre personne ou à accumuler du bois pour fabriquer une pauvre cabane. Développé et édité par le studio indépendant Channel37, The Last Caretaker balaie cette routine égocentrique d'un revers de main. Disponible sur PC (Steam, Epic Games Store) et consoles Xbox, le titre propose une aventure qui mélange l'exploration d'un monde englouti, la gestion d'infrastructures et une tâche d'une responsabilité monumentale : sauver notre espèce de l'extinction.


Dans un avenir lointain, la Terre telle que nous la connaissions n'existe plus. Un océan démesuré a recouvert les ruines de notre civilisation. Vous vous réveillez sous les traits d'un droïde, le tout dernier Caretaker actif, conçu par les humains avant leur disparition pour une mission unique et sacrée : restaurer la vie.
Guidé par une voix mystérieuse qui murmure dans vos circuits, vous devez remettre en état le complexe Lazarus. L'objectif principal est fascinant : retrouver des graines humaines (seeds) congelées, les faire mûrir dans des incubateurs, assurer leur développement en leur transférant des souvenirs archivés, puis les envoyer dans l'espace à bord de fusées pour relancer ailleurs la civilisation.
L'histoire ne s'impose jamais par de pénibles tunnels de dialogues. Elle repose sur une narration environnementale remarquable. Arpenter des bases sous-marines abandonnées, consulter des terminaux de données oubliés et écouter de vieux enregistrements audio permettent de comprendre les dérives qui ont mené à ce grand déluge. Ce lore fascinant, teinté d'une solitude mélancolique, donne un sens profond à chaque câble que l'on branche et à chaque tonne de ferraille que l'on recycle.




Le début de The Last Caretaker plonge le joueur directement dans le bain grâce à des mini-tutoriels simples et efficaces. On comprend rapidement les différentes actions possibles en devant nettoyer et remettre en marche le navire qui nous servira de base. Les phases de combat ne sont pas particulièrement complexes, même s'il faudra rester attentif à son environnement.
Parmi les éléments cruciaux à surveiller pendant votre périple figure la jauge d'énergie du personnage, qui remplace la classique barre de vie. En tant que droïde, vous avez besoin d'électricité pour fonctionner : il faudra vous brancher régulièrement à un réseau électrique pour vous recharger. Si la manœuvre est triviale au sein du complexe, elle peut s'avérer bien plus délicate en pleine expédition, où les longues phases d'exploration imposent une vraie gestion du risque.
En matière d'électricité, l'un des gros points forts du jeu réside dans son système de raccordement (cable management). Pour alimenter une station, il ne suffit pas d'appuyer sur un bouton magique : vous devez manipuler des bobines et tirer des câbles électriques depuis un générateur jusqu'à votre récepteur. Dans les étapes plus avancées de l'aventure, cela devient un véritable casse-tête en raison du nombre limité de points de connexion.
Même si nous n'avons pas pu tout explorer lors de notre entretien avec l'équipe du studio, le jeu intègre également des mécaniques d'automatisation et de recyclage. Sans atteindre la complexité d'un titre spécialisé, cette dimension reste essentielle pour progresser sereinement.




The Last Caretaker offre une très belle expérience solo pour les amateurs de survie. Le studio dispose encore d'une importante feuille de route (roadmap) avant la sortie de sa version 1.0, prévue pour le printemps 2027. Si vous hésitez encore, une démo téléchargeable sur Steam permet de se faire un premier avis. Gardez toutefois en tête que le titre étant actuellement en accès anticipé, la version finale est susceptible d'évoluer significativement.
Le jeu est déjà accessible en accès anticipé sur PC (Steam et Epic Games Store) ainsi que sur Xbox.