HackHub – Ultimate Hacker Simulator
PC

HackHub – Ultimate Hacker Simulator

HackHub – Ultimate Hacker Simulator est une simulation de piratage accessible, mêlant outils inspirés de logiciels réels, missions variées et OS immersif.

Version testée : PC (Steam)
Plates-formes disponibles : PC & Mac
Genre : simulation de piratage
Prix conseillé : 11,79€
Date de sortie : 1er août 2026 (accès antciipé depuis janvier)
Studio / Editeur : HotBunny / G-DEVS.com, Games Operators
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !

HackHub - Ultimate Hacker Simulator prend place dans un faux système d’exploitation entièrement fonctionnel, avec un bureau, un terminal, un navigateur, une messagerie, un explorateur de fichiers et plusieurs applications dédiées au réseau. Son objectif n’est pas de transformer le piratage informatique en spectacle. Tout passe par la recherche d’informations, l’utilisation de commandes, l’analyse des résultats et le choix d’un outil adapté à la cible.

La campagne commence par des missions simples qui servent à présenter les bases. Il faut apprendre à se déplacer dans les dossiers, lire des fichiers, récupérer une adresse IP, rechercher un domaine ou identifier les services exposés par une machine. Les objectifs deviennent ensuite plus techniques. Certaines opérations demandent de trouver un mot de passe, d’exploiter une base de données, de modifier une configuration, d’intercepter des informations ou de rebondir d’une machine vers une autre. La série de missions consacrée à la sœur d’un journaliste apporte un fil narratif plus développé, avec une enquête autour de la surveillance de masse et plusieurs décisions qui modifient les dernières missions.

La principale qualité de HackHub vient de sa manière de présenter les outils. Nmap sert à examiner une machine et à découvrir ses ports. Hydra intervient lorsqu’un service peut être attaqué à partir d’une liste d’identifiants. John et Hashcat travaillent sur les empreintes de mots de passe. Metasploit permet de sélectionner un module correspondant à une vulnérabilité, tandis que Sqlmap s’intéresse aux bases de données accessibles depuis une application web. Dig, Nslookup, Mxlookup et Whois complètent la partie reconnaissance en apportant des informations sur les domaines, les serveurs de messagerie et l’infrastructure d’une entreprise.

Le jeu ne reproduit pas toutes les subtilités de ces logiciels. Les commandes sont raccourcies, les résultats sont organisés pour rester lisibles et les missions orientent assez clairement vers la prochaine étape. Cette simplification limite forcément la profondeur technique, mais elle rend aussi l’ensemble beaucoup plus pédagogique. Les noms, les rôles et l’ordre d’utilisation des outils restent cohérents avec une démarche réelle. Une attaque commence généralement par la collecte d’informations, continue avec l’identification d’un service, puis se termine par une exploitation ou une tentative d’authentification. HackHub explique ainsi une méthode avant de demander de mémoriser des commandes.

C’est également ce que j’ai apprécié dans le jeu. L’ensemble est bien fait et présente les différents logiciels sans exiger de connaissances préalables. Une personne qui connaît déjà Nmap, Metasploit ou Hashcat retrouvera rapidement ses repères, tandis qu’une personne moins familière avec la cybersécurité pourra comprendre à quoi servent ces outils et pourquoi ils sont utilisés dans cet ordre. Le manuel intégré apporte des explications supplémentaires et son moteur de recherche permet de retrouver une commande sans quitter la partie. L’autocomplétion avec la touche Tab évite aussi une partie des erreurs de saisie dans les chemins et les noms de fichiers.

Cette accessibilité constitue néanmoins une limite. Une fois la logique assimilée, plusieurs missions reposent sur une structure comparable. Il faut trouver une cible, lancer une reconnaissance, repérer une faiblesse, choisir le logiciel correspondant, entrer sur la machine puis récupérer ou modifier l’information demandée. Les environnements, les outils et les objectifs changent, mais la méthode reste souvent identique. HackHub peut donc paraître un peu simpliste lorsque les bases du réseau et de Linux sont déjà connues. Il s’agit davantage d’une initiation interactive et structurée que d’un laboratoire de cybersécurité complet.

Les missions essaient malgré tout de varier les situations. Certaines concernent le vol de données ou le sabotage d’un concurrent. D’autres demandent de modifier des résultats scolaires, de s’attaquer à un réseau sans fil, de retrouver des informations dans des courriels ou d’analyser le trafic entre plusieurs machines. Le phishing, les charges utiles, les connexions inversées et la récupération de cookies peuvent également intervenir. Les routeurs, les règles de pare feu et la redirection de ports ont une véritable fonction. Un port visible ne garantit pas automatiquement l’accès si une règle bloque encore la communication.

HackHub propose aussi un système de programmation. Code++ permet d’écrire et de tester des applications directement dans le jeu, avec un éditeur et un terminal intégrés. Python est également présent, ainsi que Pip pour la gestion de certains modules. Un système Git permet de créer des dépôts, d’enregistrer des modifications, de publier du code et de récupérer les projets partagés. L’intégration du Steam Workshop et du Content SDK prolonge cette partie avec des scripts et des contenus créés par la communauté. Ces outils restent adaptés au cadre du jeu, mais ils apportent une autre manière d’aborder les missions en automatisant certaines opérations répétitives.

L’interface reprend les habitudes d’un système d’exploitation classique. Les fenêtres peuvent être déplacées, redimensionnées et alignées sur les côtés de l’écran. Le bureau accueille les objectifs en cours, les applications et les fichiers récupérés. Le navigateur donne accès à plusieurs sites fictifs, tandis que l’explorateur et le terminal offrent deux façons de manipuler les données. Il est possible de personnaliser le thème, les couleurs du terminal et le fond d’écran. Cette présentation en deux dimensions n’a rien de spectaculaire, mais elle reste cohérente avec les actions demandées et permet de garder plusieurs informations visibles pendant une opération.

Une bonne organisation des fenêtres facilite d’ailleurs nettement les missions. Garder l’objectif, le terminal et le manuel accessibles évite de multiplier les ouvertures et les fermetures. Il est également préférable de conserver les adresses, les identifiants, les domaines et les résultats importants dans un document dédié. Une simple confusion entre l’adresse d’un routeur et celle de la cible peut suffire à chercher pendant plusieurs minutes au mauvais endroit.

L’habillage sonore reste discret et accompagne principalement les manipulations, les notifications et les événements affichés à l’écran. L’anglais est la seule langue disposant d’un support audio complet, mais l’interface et les sous titres sont disponibles en français. Le studio a utilisé l’intelligence artificielle pour certains effets sonores, pour les traductions et pour plusieurs éléments graphiques secondaires comme des fonds d’écran. Plusieurs textes qui restaient affichés en anglais après la sortie ont été corrigés dans les mises à jour publiées durant la première semaine.

La version 1.0 a surtout développé le multijoueur. Celui ci utilise un monde partagé dans lequel il est possible d’attaquer d’autres personnes ou des entreprises contrôlées par le jeu. Les sites des sociétés sont générés dans une vingtaine de secteurs, avec des banques, des assurances, des administrations, des entreprises de transport, des médias ou encore des commerces. Les sauvegardes du mode solo et du multijoueur restent séparées.

Cette partie reprend les bases apprises pendant la campagne, puis ajoute une économie et des outils spécifiques. Les données récupérées peuvent être évaluées, décodées, revendues ou blanchies sur le GreyMarket. Les attaques peuvent passer par un VPN ou par un serveur loué afin de ne pas exposer directement sa propre connexion. Il est possible d’observer une cible, de nettoyer des journaux ou d’utiliser une machine compromise comme point de rebond.

Le multijoueur permet également de construire sa propre infrastructure. Des services fictifs inspirés des hébergeurs, des fournisseurs de cloud, des bureaux d’enregistrement et des réseaux de diffusion proposent des serveurs, des domaines et une protection de l’adresse d’origine. La configuration DNS devient alors importante. Un domaine mal préparé peut révéler l’adresse réelle du serveur à travers l’historique DNS, Whois, Dig ou les outils de reconnaissance. Il faut aussi surveiller les règles du pare feu et les services publiés, car l’infrastructure mise en place peut être attaquée par les autres participants.

Points forts Points faibles
Utilisation cohérente de nombreux outils connus Commandes et résultats parfois très simplifiés
Progression pédagogique accessible sans connaissances préalables Multijoueur encore susceptible de connaître des ajustements et des réinitialisations
Interface fonctionnelle organisée comme un système d’exploitation Profondeur limitée pour un public déjà expérimenté en cybersécurité
Programmation, Git, Workshop et contenus communautaires

HackHub se rapproche de jeux comme Hacknet et Uplink par son interface entièrement intégrée à un faux ordinateur. Il adopte cependant une approche plus directement pédagogique. Les logiciels portent des noms connus, le manuel détaille leur fonction et les missions introduisent progressivement les différentes étapes d’une intrusion.

Le résultat manque parfois de complexité, notamment lorsque la boucle de reconnaissance et d’exploitation devient familière. Cette simplicité reste toutefois cohérente avec son rôle d’introduction. Le jeu ne remplace pas un environnement de formation, mais il donne une représentation claire de la manière dont plusieurs outils peuvent être combinés dans une même opération.

HackHub - Ultimate Hacker Simulator est disponible sur Windows et macOS au prix de 11,79 €. Une démo permet également de découvrir les premières missions et le fonctionnement du terminal.

Liens sponsorisés : Gamesplanet ou Amazon