Tears of Metal – Bastoooooooon !
Version testée : PC
Plates-formes disponibles : PC
Genre : Musou / Hack'n'slash / Roguelite
Prix conseillé : 24,99€
Date de sortie : 22 juillet 2026
Studio / Editeur : Paper Cult
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !
Développé par le studio montréalais Paper Cult (à qui l'on doit l'enthousiasmant Bloodroots), Tears of Metal débarque en Accès Anticipé avec une promesse audacieuse qui est de mélanger l'hack'n'slash, le roguelite et le musou en une seule formule addictive, le tout baigné dans un univers médiéval fantastique teinté d'une ambiance celte qui a bien du mal à ne pas transparaître derrière chaque pixel !

Voir débarquer un titre qui revendique ouvertement l'héritage des combats de masse à la Dynasty Warriors tout en y injectant une structure roguelite moderne a de quoi faire trépigner d'impatience. Dès la première partie, le constat est sans appel : sur le plan purement visuel et sonore, le jeu affiche une vraie patte. Les affrontements denses, les giclées de sang stylisées et les reflets métalliques sous un ciel d'orage savent nous faire ouvrir grand la bouche tant c’est rythmé. La direction artistique, à mi-chemin entre le roman graphique un peu sombre et la BD ultra-dynamique, fait des merveilles, épaulée par une bande-son à base de cornemuses endiablées et de percussions lourdes qui donnent immédiatement envie de foncer dans le tas tête baissée.
Le cœur de l'expérience repose sur une prise en main d'une simplicité redoutable mais diablement efficace. On commande un chef de guerre écossais propulsé sur un champ de bataille dévasté par une météorite magique. Contrairement à un roguelike classique où l'on affronte des petits groupes d'ennemis dans des pièces fermées, Tears of Metal vous plonge au beau milieu de véritables marées humaines. Et le feeling des armes est tout simplement jouissif : chaque coup balaye des dizaines de soldats ennemis dans un fracas métallique des plus satisfaisants.

L'une des véritables réussites du jeu réside dans la gestion de votre bataillon. Vous ne combattez pas seul : des escouades d'alliés vous accompagnent et obéissent à des ordres simples (charger un endroit, tenir une position ou encore se replier). Associer les compétences passives de votre héros à la composition de vos troupes offre un accent tactique vraiment bienvenu. Entre deux bastons frénétiques, on navigue sur une carte procédurale façon Slay the Spire, en choisissant nos objectifs (éliminer un capitaine, libérer des otages, capturer une forge) pour glaner des artefacts magiques.
C'est d'ailleurs là que le côté roguelite prend tout son sens : on peut créer des synergies improbables entre les attaques de feu, les ondes de choc à chaque esquive et les soldats dopés à la magie celte transforment rapidement votre guerrier en rouleau compresseur. De retour au campement après une défaite (ce qui vous arrivera plus que de raison !), l'or accumulé permet d'agrandir le village, d'améliorer définitivement les caractéristiques des recrues et de débloquer de nouvelles classes de personnages. La progression permanente est bien dosée et donne cette irrépressible envie de relancer quelques parties, juste pour le fun.
Petit point bonus appréciable pour les afficionados de jeux en multi : le titre est entièrement jouable en coopération jusqu'à 4 joueurs. Je ne m'y suis pas essayé, me prenant durant les premiers jours des erreurs systématiques du matchmaking, et n'ayant personne dans ma liste d'amis disposant du jeu... mais si j'ai l'occasion d'ici la sortie, j'en parlerai !

De par son statut d'accès anticipé, le jeu a encore quelques petits défauts qu'il faudra corriger d'ici la sortie. Le premier souci est le plus impactant car il concerne la lisibilité : quand la mêlée devient trop dense et que les effets visuels de magie partent dans tous les sens, il devient presque impossible d'anticiper les attaques lourdes des boss ou des ennemis élites. On se retrouve parfois à subir un coup fatal sans trop comprendre qui a donné le coup de grâce et où est-ce qu'il était.
L'autre, c'est sa variété de missions. C'est le cas pour beaucoup de musou et Tears of Metal n'échappe pas à ce souci... on tourne un peu trop souvent autour des trois mêmes objectifs génériques, et les décors finissent par tous se ressembler un peu au fil des régions. De plus, le bestiaire manque de diversité, et les petits objectifs secondaires sont souvent les mêmes qui reviennent inlassablement.
Ce premier contact avec Tears of Metal laisse un sentiment très enthousiasmant. Le studio Paper Cult réussit avec brio le pari d'associer la nervosité du Musou à la tension du Roguelite, le tout porté par un univers celte rafraîchissant. On peut lui reprocher sa lisibilité parfois brouillonne et sa répétitivité, mais ça relève presque d'un défaut de jeunesse ici, que l'Accès anticipé peut corriger. Un titre dont je surveillerai avec plaisir le développement.






