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City Hunter Remastered – Mokkori ?

Version testée : Xbox Series X
Plates-formes disponibles : PS5, PC, Switch
Genre : Action
Prix conseillé : 24,99 €
Date de sortie : 25/02/26
Studio / Editeur :Cloud Leopard Entertainment
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !

C'est la période des remasters et autres revivals, du coup, chacun y va de son jeu et de sa licence. On a eu ces derniers mois Goldorak, Cobra, Carmen Sandiego et bien d'autres qui ont essayé de refaire parler d'eux dans des titres originaux. Celui qu'on n'attendait absolument pas, Ryo Saeba, revient lui aussi sur le devant de la scène dans une nouvelle édition de son seul et unique titre vidéoludique sorti sur PC Engine dans les années 90. Personnellement,  je l'avais essayé sur émulation, le titre n'étant jamais sorti officiellement chez nous. De ce fait, la sortie de ce remaster de City Hunter sur toutes les machines du moment est une aubaine de découvrir ou re-découvrir l'oeuvre incontournable du mangaka Tsukasa Hojo au travers d'une aventure originale.

Mais avant de rentrer dans le sujet, resituons City Hunter pour ceux qui ne connaîtraient pas ou pire : ceux qui ne connaissent que la VF nommée Nicky Larson :

Ryo est un nettoyeur dont la double réputation le précède : celle d'être le n°1 des "nettoyeurs" et celle d'être le plus gros pervers au monde avec son acolyte Kaori Makimura, Une vigoureuse jeune femme dont la jalousie envers les femmes que Ryo drague n'a d'égal que sa collection de massues. C'est ce duo qui forme City Hunter, ceux qu'on appelle en laissant XYZ sur le tableau des messages de la gare de Shinjuku et qui entraîneront ses lecteurs au travers de moments larmoyants, drôles et pleins de tensions. Dans le jeu, vous incarnez uniquement Ryo dans un jeu en 2D, PC Engine oblige, dans lequel vous parcourez 3 niveaux pour tuer du méchant, mater de la donzelle peu vêtue et démanteler un groupe criminel. Mais chacun de ces niveaux permettra de croiser le chemin d'un des personnages principaux de la saga.

Et là, c'est toujours compliqué de devoir décider pour un remaster si on teste le titre en tant que jeu ou remaster du jeu ?

Cette fois-ci, je vais faire les deux à commencer par le jeu court. Très court. Si ce n'est pour les niveaux labyrinthiques à cause de décors qui se ressemblent tous au sein du même niveau, augmentant la durée pour le finir, le jeu peut facilement se terminer en une trentaine de minutes pour la totalité des 4 niveaux si on connait le parcours à accomplir. Cependant, pour une première tentative réussie, il faudra compter plus. Beaucoup plus, tellement un couloir ressemblera au couloir adjacent ! Sans compter les bugs de collision et autres surprises made in the 80/90s complètement ahurissants déjà à l'époque et qui n'ont pas été arrangés dans la version améliorée. Mais on y reviendra. Vous connaissez l'expression " Ne pleure pas avant d'avoir mal" ? Et bien le jeu passe au niveau supérieur en appliquant le nouveau dicton "Perds de la vie bien avant de te prendre le coup à côté de ta hitbox". Plus que frustrant : rageant de voir sa vie en prendre un coup, alors que l'ennemi n'a même pas encore son arme à la main. Pire... et je vous ai dit qu'on allait y revenir, les ennemis qui spawnent sur vous lorsque vous passez une porte ou changez d'étage ou d'écran.

Je me suis rapidement rappelé sous forme de PTSD pourquoi je n'avais pas beaucoup avancé dans le titre en émulation il y a une quinzaine d'années.

Du coup, le jeu propose les mêmes défauts, dans sa version originale, comme dans sa version dite "Améliorée". Et c'est probablement ça le plus problématique. Car autant le jeu d'origine est tel qu'il est, autant une version prétendue améliorée de 2026 se doit de corriger ce genre de problème flagrant et extrêmement récurrent !

Dans ce remaster, le jeu est proposé en 3 versions : le jeu d'Origine ; la version Améliorée qui corrige défauts, apporte des fonctionnalités comme la sauvegarde, l'option rewind, une traduction française trop francisée (mais on va en reparler) ; et la version difficile, où ennemis font plus de dégâts et sont plus résistants. Mais globalement rien de plus. Le remaster se permet juste de rajouter une galerie audio et une galerie photo en guise de bonus, ainsi que différents filtres d'écrans pour offrir un rendu old school ou plus moderne.

Dernière chose que le remaster offre, et je vous ai dit qu'on allait en reparler, la traduction française. Je ne vais pas rentrer dans le débat "City Hunter" / "Nom Français naze", je vais parler des traductions françaises du jeu. Oui, le jeu est traduit en français officiellement pour la première fois, mais j'ai des doutes... Le résultat est évasif, approximatif, qui donne l'impression d'une traduction faite via une IA mal entraînée. Vu le peu de textes à traduire, il aurait été plus juste de faire ça manuellement pour un coût ridicule. Des gens qui proposent de la trad à pas cher la page, ça se trouve facilement...

Points forts Points faibles
Le menu des bonus est classe Bugs de collision

City Hunter est un jeu avec une base trop chétive pour être incontournable. Certes, il exploite une licence incontournable du manga, mais le jeu en lui même n'en devient pas incontournable par proxy. Malgré une certaine bonne volonté, bien qu'imparfaite, de remasteriser ce titre -curieusement l'unique jeu estampillé City Hunter-, c'est un un titre qui ne pourra être conseillé qu'aux fans absolus, désireux d'assouvir leur nostalgie déjà bien alimentée par les rééditions de l'oeuvre originale en mangas, en animés, des spin-offs et autres one shots se déroulant dans l'univers.



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