Lawn Mowing Simulator 2 – Une tonte plus propre, mais encore quelques mauvaises herbes
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Lawn Mowing Simulator 2 – Une tonte plus propre, mais encore quelques mauvaises herbes

Lawn Mowing Simulator 2 améliore la formule originale avec un quartier général explorable, de nouveaux équipements et une gestion plus poussée.

Version testée : PC
Plates-formes disponibles : Xbox Series, Ps5 et PC
Genre : Simulation
Prix conseillé : 24,99€
Date de sortie : 23 septembre 2026
Studio / Editeur : Skyhook Games
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !

Il y a quelque chose d’étonnamment satisfaisant à voir une pelouse en désordre retrouver progressivement une allure impeccable. Un passage après l’autre, les brins d’herbe se raccourcissent, les bordures deviennent nettes et le jardin prend une tout autre allure. C’est précisément ce petit plaisir que cherche à reproduire Lawn Mowing Simulator 2, la suite du simulateur de tonte qui nous invite une nouvelle fois à enfiler nos bottes pour développer notre entreprise d’entretien paysager aux États-Unis.

Avec ce deuxième épisode, les développeurs ont visiblement écouté une partie des critiques adressées au premier jeu. Nouveau quartier général, matériel supplémentaire, activités inédites et gestion plus poussée : les améliorations sont nombreuses et donnent davantage de profondeur à l’expérience. Mais derrière cette belle pelouse fraîchement tondue, quelques mauvaises herbes persistent. Car si cette suite corrige plusieurs défauts de son prédécesseur, elle peine encore à renouveler suffisamment ses activités pour éviter une certaine lassitude.

Le mode Carrière constitue l’un des principaux changements de cet épisode. Notre petite entreprise dispose désormais d’un véritable quartier général en 3D, entièrement explorable. Ce n’est pas simplement un menu habillé pour faire joli : ce QG donne davantage de consistance à notre activité et renforce cette impression de construire progressivement quelque chose. On y retrouve une dimension plus personnelle, avec notamment des options de personnalisation supplémentaires pour notre personnage. C’est un ajout appréciable, même si j’aurais aimé que cet aspect soit encore davantage développé. Malgré tout, le fait de pouvoir évoluer dans ses propres locaux apporte un supplément d’âme à une simulation qui pourrait facilement se résumer à une succession de contrats.

La gestion de l’entreprise gagne également en souplesse grâce à la possibilité d’embaucher des employés. Et, franchement, c’est une excellente idée. Tous les contrats ne donnent pas forcément envie d’être réalisés manuellement, surtout lorsqu’on commence à connaître les lieux par cœur. Pouvoir déléguer certaines missions permet de souffler un peu et de se concentrer sur les tâches qui nous intéressent réellement. Chaque employé dispose en plus de sa propre fiche et d’une personnalité distincte. Ce détail contribue à donner un peu de vie à l’entreprise, même si j’aurais aimé voir cette dimension humaine prendre davantage de place dans le quotidien de notre petite société. L’ensemble donne une carrière plus agréable à suivre, avec une véritable impression de progression. On ne se contente plus d’enchaîner les pelouses : on développe une activité, on organise son travail et l’on commence à réfléchir à la manière dont on souhaite la gérer. Le QG est probablement l’un des ajouts les plus réussis de cette suite, car il donne enfin un point d’ancrage à notre aventure.

Le cœur de Lawn Mowing Simulator 2 reste évidemment la tonte, et sur ce point, la formule fonctionne toujours aussi bien. Le jeu est facile à prendre en main, les commandes sont accessibles et l’on comprend rapidement comment tirer le meilleur de son matériel. Il n’est pas nécessaire de passer des heures à assimiler des commandes complexes avant de pouvoir commencer à travailler. Cette accessibilité a toutefois un revers. Les amateurs de simulations particulièrement exigeantes risquent de trouver l’ensemble un peu trop permissif, avec des sensations qui se rapprochent parfois davantage de l’arcade que de la simulation pure. Personnellement, j’apprécie de pouvoir lancer un contrat sans avoir l’impression de passer un examen de mécanique avant même d’avoir démarré la tondeuse. Mais il faut reconnaître que les joueurs qui recherchent une expérience très technique pourraient rester sur leur faim. Le catalogue de machines s’étoffe avec de nouveaux équipements, dont du matériel officiel de Kubota, STIGA et SCAG. Les amateurs de tondeuses auront donc de quoi s'intéresser aux différentes machines disponibles, tandis que l’arrivée de nouveaux coupe-bordures permet de varier un peu les interventions.

L’autre nouveauté importante concerne le rendu de l’herbe, qui bénéficie d’un système retravaillé. Ce genre d’amélioration peut sembler secondaire sur le papier, mais il touche directement à ce qui fait le plaisir de ce type de jeu : observer le résultat de son travail et voir un terrain se transformer au fil des passages. Le problème, c’est que cette satisfaction dépend beaucoup du contexte. Lorsqu’on découvre un nouveau site, qu’on prend le temps de repérer les obstacles et qu’on cherche à obtenir un résultat propre, la boucle fonctionne très bien. Après plusieurs contrats similaires, en revanche, le plaisir peut progressivement laisser place à l’impression de répéter toujours la même journée de travail.

Lawn Mowing Simulator 2 ne se contente heureusement pas de ressortir la tondeuse pour nous faire croire que tout est nouveau. Les souffleurs de feuilles font désormais partie intégrante du jeu de base, et ils apportent une activité supplémentaire bienvenue. Le principe est simple : il faut rassembler les feuilles et l’herbe coupée sur une bâche, attendre qu’elle se remplisse, puis récupérer son contenu pour le vider dans un sac à déchets. Il ne reste ensuite qu’à recommencer jusqu’à ce que la zone soit propre. Sur le papier, cette nouvelle tâche diversifie les contrats et renforce le sentiment de réaliser un véritable travail d’entretien. On ne vient plus uniquement couper l’herbe avant de repartir ; on doit aussi gérer les déchets et remettre les lieux en état.

Malheureusement, c’est aussi ici que les limites de la simulation deviennent particulièrement visibles. Il suffit parfois de souffler les feuilles au-delà des limites de la carte pour s’en débarrasser. Autant dire que l’immersion en prend un coup. On passe d’un travail d’entretien paysager à une sorte de tour de magie : les feuilles disparaissent, et le problème avec elles. C’est dommage, car le système de collecte aurait pu être l’occasion de proposer une activité réellement intéressante. Le fait de remplir une bâche, de la récupérer puis de vider son contenu fonctionne, mais le jeu gagnerait à imposer davantage de contraintes pour rendre ces tâches plus crédibles. En l’état, l’accessibilité prend parfois le dessus sur le réalisme. Le désherbage vient également compléter les activités proposées. Ces ajouts sont bienvenus, car ils évitent que chaque intervention se résume systématiquement à un passage de tondeuse. Mais ils ne suffisent pas, à eux seuls, à bouleverser une formule qui reste très proche de celle du premier épisode.

Le jeu compte onze lieux différents, allant des jardins de banlieue aux espaces commerciaux et municipaux. C’est davantage que ce que proposait le premier Lawn Mowing Simulator à son lancement, et chaque site peut accueillir plusieurs contrats dont la nature et l’ampleur varient. Le souci, c’est que onze lieux, même bien conçus, finissent par montrer leurs limites lorsque l’on y retourne régulièrement. Les premières visites sont agréables : on découvre l’environnement, on observe les particularités du terrain et l’on apprend à contourner les obstacles. Puis les contrats s’enchaînent, les décors deviennent familiers et l’impression de nouveauté s’estompe.

Les développeurs ont pourtant imaginé un système intéressant pour éviter que les jardins restent figés dans le temps. Lorsqu’on revient chez un client, le terrain peut avoir évolué : de nouveaux parterres de fleurs ont été installés, une piscine hors sol a fait son apparition ou un mât vient modifier l’organisation de l’espace. Ces changements obligent à adapter un minimum son approche et donnent l’impression que les clients continuent de faire vivre leur jardin entre deux interventions. C’est une bonne initiative, et probablement l’une des pistes les plus prometteuses pour renouveler l’expérience. Mais elle ne fait pas de miracles. Modifier quelques éléments d’un jardin ne suffit pas toujours à donner le sentiment de découvrir un nouveau contrat, surtout lorsque les gestes à effectuer restent globalement identiques. À force, la routine finit donc par s’installer. Et dans un jeu qui repose justement sur la répétition de tâches minutieuses, c’est un point difficile à ignorer. La satisfaction de départ est toujours là, mais elle s’émousse lorsque les missions se ressemblent trop.

Lawn Mowing Simulator 2 est une suite qui va dans la bonne direction. Le mode Carrière gagne en intérêt grâce au quartier général explorable, la gestion de l’entreprise est plus agréable et les nouveaux équipements comme les souffleurs de feuilles apportent un peu de variété. Le jeu est également maniable et accessible, ce qui permet de profiter rapidement de ses contrats sans se perdre dans des mécaniques inutilement compliquées. Mais cette volonté de rendre l’expérience accessible se fait parfois au détriment du réalisme, notamment lorsque certaines tâches peuvent être expédiées de manière peu crédible. Les amateurs de simulation exigeante risquent donc de trouver l’ensemble trop permissif. Surtout, le contenu manque encore d’ampleur pour maintenir durablement l’intérêt. Les onze sites, leurs variantes et les changements apportés aux jardins permettent de renouveler un peu les interventions, mais la répétition finit par s’imposer. On aimerait davantage de lieux, plus de situations différentes et des activités d’entretien qui exploitent mieux les possibilités offertes par cette suite.

Points forts Points faibles
Gestion d'entreprise plus complète Manque de contenu sur la durée
Nouveaux équipements et activités Souffleur de feuilles parfois trop permissif
Jardins évolutifs entre les contrats Répétitivité des contrats à la longue
Prise en main accessible et relaxante Réalisme parfois sacrifié au profit de l'accessibilité

Lawn Mowing Simulator 2 ressemble à une pelouse bien entretenue sur laquelle il reste encore quelques mauvaises herbes. Le travail accompli depuis le premier épisode est réel, et les fondations sont suffisamment solides pour donner envie de continuer. Le quartier général et la possibilité de déléguer certains contrats sont de vrais atouts, tandis que la tonte conserve son petit côté relaxant. Il ne manque finalement pas grand-chose pour que l’expérience gagne en profondeur, mais ce petit quelque chose compte beaucoup : du contenu supplémentaire et davantage de variété dans les activités. J’ai envie de voir ce que les développeurs réservent à leur jeu dans les prochains mois, car le potentiel est là. En attendant, cette suite reste une bonne évolution de la formule originale, sans réussir à se débarrasser complètement de son principal défaut : à force de tondre les mêmes jardins, même les plus belles pelouses finissent par se ressembler.

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