Solarpunk – La survie tranquille
Version testée : PC (Epic Games)
Plates-formes disponibles : PC, Xbox, Nintendo Switch
Genre : jeu de survie / exploration
Prix conseillé : 22,99€
Date de sortie : 8 juin 2026
Studio / Editeur : Cyberwave / rokaplay, Metaroot
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !
Grâce à Epic Games, j'ai pu découvrir Solarpunk. Un peu en retard, dans la mesure où ce jeu de survie est sorti début juin.
Le début de l'aventure se déroule comme dans la plupart des jeux du genre, avec la récolte de ressources de base : bâtons, pierres... Ces éléments servent rapidement à créer différents objets, dont les traditionnelles hache et pioche, de quoi abattre des arbres et ramasser des tas de cailloux.
Mais, très vite, je réalise que je ne suis pas perdue au milieu de n'importe quelle campagne. Non, je me trouve sur une île volante de belle envergure. Je ne reste pas longtemps à contempler les nuages et les beaux paysages. Après avoir exploré les environs et construit un escalier pour grimper, les cieux me deviennent accessibles grâce à un dirigeable (dont la recette s'apprend en étudiant les restes calcinés d'un appareil écrasé).


Ce dirigeable me permet de rejoindre un marchand installé à proximité de chez moi. En échange de commandes très précises, il fournit des plans qui débloqueront des technologies à travers différents paliers. C'est l'un des moyens de progresser. Le second se trouve directement à la maison, grâce à une table de recherche.

La progression se révèle assez linéaire, basée sur la combinaison d'un type de minerai et de plantes (et parfois d'animaux) qui ne se trouvent que sur les îles accessibles à un moment donné. Il faut donc récupérer tout cela, planter, piocher ou accueillir. Puis on amène ce que l'on a récolté au marchand jusqu'à débloquer l'évolution suivante du dirigeable, qui donne accès à de nouvelles îles... lesquelles possèdent exactement ce dont le marchand a besoin.
Au programme : deux biomes, une dizaine d'îles et, au final, un contenu assez limité si vous vous contentez de suivre cette progression. Malgré cet aspect, Solarpunk reste très addictif. Il y a énormément à faire à la maison, qui devient de plus en plus complexe grâce à un système de construction plutôt robuste, avec des structures en bois, en brique ou en verre. La quantité de meubles est à la hauteur : lit, chaise, table, tabouret, canapé, baignoire, évier, cheminée, rideaux, plantes, tableaux, livres...


J'avais créé une petite cabane de deux pièces au début. Cela s'est terminé par un manoir de trois étages avec une serre accolée, une chambre, une salle de bain, un salon, une salle des fours, une salle de stockage... Le tout parfaitement décoré. Détruire une construction rembourse entièrement son coût, ce qui donne envie d'expérimenter à loisir ! En revanche, impossible de modifier le terrain. Il faut donc composer avec des zones qui ne sont parfois pas aussi plates qu'on le voudrait.






Les animaux sont au nombre de trois : les poules (qui donnent des œufs), les cochons (qui rapportent des truffes), puis les moutons (pour le lait de brebis). Ils se capturent lors de l'exploration à l'aide d'un drone à fabriquer à l'avance (et à ne pas oublier !). Celui ci emmène automatiquement l'animal jusqu'à un point d'accueil, qu'il faut également avoir installé auparavant.
Pour qu'ils produisent, il faut assurer leurs besoins élémentaires : un abri, de la nourriture et de l'eau. S'ils sont au moins deux, ils se reproduisent automatiquement, à condition qu'un abri soit disponible pour leur futur petit.


Beaucoup de tâches manuelles deviennent peu à peu automatisées grâce à des robots ou à des machines. Mettre en place un réseau électrique robuste est indispensable, qu'il repose sur l'éolien ou le solaire. Il permet d'installer des drones qui rapportent les minerais des îles voisines, d'allumer les lumières durant la nuit, de remplir l'auge et l'abreuvoir des animaux, d'alimenter les arrosoirs automatiques des champs ou encore de récupérer des algues dans les lacs.
Cela n'empêche pas qu'il faut toujours moissonner les champs, répartir les minerais dans les fours avant de récupérer les produits finis et préparer la nourriture des animaux (qui sont plutôt gloutons). Quand je disais qu'il y avait toujours quelque chose à faire !
Les graphismes sont plutôt sympathiques et l'ambiance agréable, avec une alternance entre le jour et la nuit qui offre de jolies lumières au lever et au coucher du soleil. La météo est changeante. De vilaines tempêtes se lèvent parfois et rendent la navigation compliquée (voire impossible par gros temps).
J'étais en mode facile, donc les éclairs ne me touchaient heureusement pas. Ils pouvaient toutefois brûler mes champs, d'où l'intérêt de construire une serre. Autrement, une station météo permet d'obtenir des prévisions indispensables.

À propos de la difficulté, j'étais donc en mode facile, avec notamment des contraintes de faim et de soif plus faciles à gérer, ainsi qu'aucune perte d'inventaire en cas de mort. Mais les puristes pourront opter pour une aventure un peu plus corsée.
À noter également l'absence totale de combats : les îles sont vides de toute créature hostile. Solarpunk est un jeu de survie particulièrement pacifique. Aucun ennemi ne viendra attaquer la maison et il n'existe ni combat ni véritable campagne narrative. Une fois les technologies débloquées, l'objectif consiste surtout à perfectionner son exploitation et à construire l'île de ses rêves. Ce que j'ai fait pendant au moins deux soirées !

L'interface est sans doute le principal point à améliorer, avec un inventaire « coupé » en deux entre l'inventaire classique et le sac à dos, qui ne s'affichent pas toujours de la même façon. Il faut également avoir sur soi les éléments nécessaires pour créer un objet, tandis que les coffres ne peuvent pas être renommés. Cela amène à ouvrir et refermer beaucoup de boîtes pour retrouver ce que l'on cherche. Mais cela reste gérable.
Au début, j'ai aussi été agacée par la faible durabilité des outils en pierre, qui se cassent après seulement quelques coups sur les gisements de minerai plats. La première fois que je suis allée sur une autre île, j'ai dû sacrifier une dizaine de pioches, recréées en boucle grâce aux bâtons et aux pierres récoltés à proximité. Je n'ai quitté l'île que lorsque je ne trouvais vraiment plus rien à récupérer (même si les ressources réapparaissent assez rapidement).
Avant de conclure, sachez enfin que Solarpunk peut se jouer en coopération jusqu'à quatre joueurs. Mais je n'ai pas testé cette partie.






