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The Longing – Que le temps semble long quand on est confiné…

Sorti l'an dernier sur PC, et testé dans nos colonnes, The Longing s'est offert un portage sur Switch en début de mois. L'occasion de revenir sur cette œuvre atypique, qui s'adapte extrêmement bien à la console transportable de Nintendo.

L'histoire de The Longing débute par le sommeil d'un roi affaibli qui va tenter de recouvrer des forces. Pour ce faire, ce dernier va dormir durant 400 jours, et va confier son royaume souterrain à son plus fidèle serviteur, une ombre nommée Shadow (oui, c'est plutôt original, j'en conviens). Cette dernière n'a qu'une consigne à respecter : ne pas quitter les galeries souterraines avant le réveil du roi. Une règle simple, que tout joueur va tenter de braver, avant de lâcher l'affaire, tant Shadow fait preuve de résilience. On se retrouve donc à flâner dans ces cavernes immenses, afin de trouver des objets ou des choses à faire, pour passer le temps.

Un détail qui a son importance, c'est que tout ça se passe en temps réel, une seconde en jeu équivaut à une seconde de notre temps. Donc oui, sur le papier, il faut un peu plus de 13 mois pour venir à bout de The Longing. En pratique, on constate que, d'une part, le temps s'écoule même quand la console est éteinte, et d'autre part, que le temps passe plus vite quand l'ombre est dans sa chambre (1 seconde en temps réel = 15 secondes dans le jeu). Cela s'explique par le fait que dans sa chambre, Shadow a de quoi passer le temps, il peut dessiner, ou encore lire... de véritables œuvres littéraires ! Attention toutefois, bien que le jeu soit localisé en français, les livres sont dans la langue de Shakespeare... Probablement une histoire de droit ?

Pour tuer le temps, on peut lire Moby Dick et d'autres classiques... en anglais cela dit.

A la manière d'un metroidvania (mais en beaucoup plus lent, et sans ennemi), on explorera le réseau de galeries immenses dans le but de cartographier l'ensemble. Ne soyez pas pressé en revanche. Vu que notre protagoniste sait qu'il a le temps, il marche nonchalamment, tout en discutant parfois tout seul (ou avec le joueur, selon votre interprétation). L'ouverture d'une porte par exemple peut prendre jusqu'à 1 minute car "elle est lourde et inutilisée depuis des siècles", et, même si le personnage peut se faufiler au travers après quelques secondes, quand vous souhaiterez forcer le passage, vous aurez droit à une réplique cinglante indiquant qu'on a tout son temps ! Jouer à The Longing est donc un jeu où l'on devra être patient. Très patient. Et c'est, curieusement, fort reposant !

Fréquemment, l'ombre fera quelques commentaires vous invitant à prendre le temps...

Pour les plus curieux d'entre vous, vous aurez l'occasion de découvrir d'autres fins. Pour ma part, j'ai opté pour une fin plutôt tragique, mais il en existe d'autres, plus ou moins joyeuses. A vous de voir si vous désirez rester fidèle, ou non, au roi.

En ce qui concerne le portage Switch, rien de particulier à signaler. Le jeu est aussi beau que sur PC, certains tableaux sont fort jolis et la direction artistique fait mouche. Côté fluidité, tout est bon aussi, que l'on soit en mode TV ou Portable. Une version tout à fait recommandable donc.

Shadow dort là où on le laisse... Pas toujours très confortable.

Si vous cherchez un jeu atypique, difficile de proposer mieux que The Longing. Vous en aurez pour votre temps et pour votre argent, et vous adorerez détester Shadow ! Disponible sur PC et Nintendo Switch pour 14,99€.


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