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Conan Exiles – Découverte de l’île de Siptah

J'ai énormément joué à Conan Exiles, le jeu de survie de Funcom, mais c'était surtout à son lancement. À cette époque, avec quelques membres de Game-Guide, nous partagions un serveur hébergé en local sur l'une de nos machines. Quelques-uns s'étaient lancés dans le défi de réaliser des labyrinthes. De notre côté, clamoune et moi, nous nous étions attelés à la création d'une forteresse, dans le style château-fort du Moyen-Âge  (les douves en moins). La dernière fois que j'avais joué, c'était à l'occasion du DLC ajoutant les chevaux (Riders of Hyboria), fin 2019, car c'était Juliaan qui s'était occupé de vous faire l'aperçu de la nouvelle carte, l'île de Siptah, disponible en accès anticipé sur PC depuis le 10 septembre.

Du coup, pour moi, c'était la grande découverte. D'autant plus que le serveur sur lequel les développeurs (Scott Junior, Project Director on Conan Exiles et Tor Egil Andersen, Senior Content Manager at Funcom) m'ont accueillie tournait avec le patch 2.4, prévu pour le 22 avril. Comme les précédents, ces différents patchs ont comme objectif de régler les retours de la communauté, et notamment deux points majeurs que les joueurs regrettaient : l'absence de camps de PNJs et un gameplay trop restrictif.

Ainsi, après avoir créé un personnage et m'être équipée dans des conteneurs mis à ma disposition, nous sommes partis faire un tour. J'ai pu visiter l'un des quarante nouveaux camps de PNJs ajoutés à la 2.3, appartenant à l'une des trois nouvelles factions (Mercenaires stygiens, Corsaires noirs et Maudits). Au passage, nous avons sauvé un esclave de sa cage. Même s'il est malheureusement mort bien vite (n'ayant pas comme nous la possibilité de se rendre invisible aux yeux des ennemis), cette nouvelle technique rend bien plus accessible l'endoctrinement des esclaves, sans l'obligation de passer par le processus capture/roue.

Les biomes sont plus variés qu'ils ne l'ont été. Difficile de faire la comparaison sans avoir connu l'ancienne époque, mais les faits sont là, et les graphismes magnifiques, d'autant plus avec les nouveaux effets de lumière qui offrent au monde des couleurs chatoyantes. Il paraît que le moteur de jeu a quelques bugs de texture dans la version visitée, j'avoue que je n'en ai pas remarqué. Notre promenade a débuté dans une contrée sombre, au ciel obscurci par les cendres (Ashlands), avant de continuer à travers des ilots sableux surmontés de rochers (Floodlands) et de se terminer dans la savane à l'herbe courte (Savannah).

Au centre, nous avons visité la tour de Siptah, habitée de monstres ressemblant à d'immenses oiseaux avec des cornes, qui protègent une salle des coffres. Nous avons triché honteusement et traversé les murs pour directement nous servir, mais ce défi a l'air à la hauteur de l'ambiance inquiétante des lieux. D'ailleurs, les caveaux sont désormais des donjons, au sens où on l'entend dans les MMORPG : du contenu de haut-niveau répétable, avec à la clé des récompenses adaptées.

Pour que le jeu s'adapte mieux au style des joueurs, les évènements sont moins aléatoires. Une énorme machine se charge avec des ressources bien spécifiques et, une fois la jauge remplie, son levier abaissé déclenche un pic d'énergie magique qui perturbe la réalité. Un portail s'ouvre dans les cieux, d'où s'extraient des tentacules (coucou Cthulhu !). Ensuite se forme le miroir du monde original de Conan Exiles, d'où tombent de pauvres hères arrachés à leur dimension. L'occasion de combattre des ennemis venus d'ailleurs au butin unique, voire d'en faire des esclaves. Un pauvre éléphant s'est aussi perdu durant le voyage, je ne sais pas si j'aurais pu en faire une monture mais qui sait ?

Sur le même principe, les purges, ces attaques inopinées qui se déclenchaient à intervalles réguliers et qui voyaient des hordes de monstres arriver sur les bâtisseurs sans défense que nous étions, appartiennent aux temps anciens. Elles stoppent et se déclenchent grâce à un mécanisme (à installer de préférence dans un endroit facile d'accès et à actionner en cas d'urgence !), histoire de lancer les hostilités quand tout le monde est prêt (ou jamais suivant les préférences !). Elles peuvent aussi désormais être composées de monstres plus variés : ceux habituels des purges, mais aussi ceux des caveaux ou des tempêtes.

Vous vous demandez ce qui trône au-dessus de cette tour ci-dessus ? Zath est un nouveau dieu qui arrive avec la 2.4, dont l'avatar est cette immense araignée. J'avais été prévenue et, pourtant, le choc a été grand de voir cette bête monstrueuse aussi haute qu'une falaise. L'objectif n'est pas vraiment d'abattre ce dieu, capable de détruire des villes, mais plus de mitiger les dégâts pendant la courte période où il apparaît.

Sur le même principe, des figurines se ramassent un peu partout, qui servent ensuite à invoquer le boss représenté dans un petit lac, avec à la clé un défi et du butin pour des groupes de trois ou quatre joueurs.

Enfin, notre aventure s'est terminée par une promenade en rhinocéros, des montures bien plus résistantes que ne le sont les chevaux, surtout une fois équipées d'une selle de guerre.

Pour conclure, j'ai passé un excellent moment en compagnie des développeurs de Funcom, une session privilégiée qui m'a donné envie de reprendre ce jeu, que j'avais abandonné depuis une grosse année, après plus de 160 heures, notamment passées à construire des "choses". Et s'il me fallait un ultime argument pour reprendre, le transfert de personnage est désormais faisable d'un monde à l'autre, l'occasion donc de continuer mon aventure sans totalement renier mes racines des Terres de l'Exil.

Bonne nouvelle, vous n'aurez pas à attendre. Le DLC de l'île de Siptah est disponible dès maintenant en accès anticipé, et la 2.4 arrive demain !


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