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As Far As The Eye – Guidez les pupilles

Quand j'ai vu As Far as The Eye dans les jeux à tester, mon attention a tout de suite été captée. D'abord avec l'image accompagnant le titre : un graphisme doux au style affirmé. Puis avec le descriptif qui parlait d'un jeu où l'on construisait une ville nomade tout en apportant une touche de roguelike au gameplay. Un jeu où je construis tout en partant à la chasse au trésor ? Intriguant, où est-ce qu'on signe ?

 

As Far As The Eye est développé par Unexpected et édité par Goblinz Studio. Au lancement du jeu, un bel écran d'accueil apparait nous proposant un mode campagne et un second pour jouer une partie en choisissant sa tribu. J'opte pour le mode campagne afin de découvrir le jeu dans de bonnes conditions. Auparavant je suis allée faire un petit tour dans les paramètres pour passer le jeu en mode plein écran fenêtré.

Dans AFATE vous vous occupez des pupilles, des petits êtres vivant en harmonie avec la nature. Ils vivent en fonction des cycles de cette dernière. Lorsqu'un cycle débute, les pupilles prennent le chemin de l'Œil pour aller se mettre à l'abri, car une gigantesque vague va tout submerger. Ils y resteront jusqu'à la fin du cycle, à leur prochaine séparation.

Dans ce premier chapitre, nous faisons la connaissance d'Oku tout en découvrant les rudiments du jeu. En bas de l'écran se trouve une jauge où l'on peut voir la progression de la vague. Nous avons un certain nombre de tours pour faire le chemin avec Oku avant le passage de la vague. Oku est justement en charge d'entretenir les chemins, et il doit effectuer des réparations sur l'un d'eux.

Pour se rendre à l'Œil, Oku doit réparer un pont. Sur la carte (l'icône en haut à droite composée d'un parchemin et d'une boussole), on peut voir l'Œil et, en cliquant dessus, les ressources dont on a besoin pour y aller et donc pour réparer le pont. Elles s'affichent alors à gauche : on aura besoin de bois et de minerais.

Oku a déjà rassemblé du minerai, il nous reste à aller chercher du bois. Dans le jeu nous incarnons le Souffle, et nous guidons les pupilles. Nous « soufflons » les ordres aux pupilles.
Le terrain est divisé en cases de forme hexagonale. Les cases grises sont celles qui peuvent être explorées.
Pour qu'Oku s'y rende, on doit le sélectionner, puis faire un clic droit sur la case voulue. Les pupilles utilisent des points de mouvement (PM) pour se déplacer et chaque case a un coût. Ici les plaines demandent 1 PM mais une montagne pourra en demander 4. Pour valider l'ordre on met fin au tour à l'aide du bouton en bas à droite de l'écran.

Lorsque Oku se déplace de case en case, les hexagones adjacents sont découverts. On n'a donc pas besoin de faire passer Oku sur chaque case pour toutes les révéler.

Après un petit trajet, je découvre Lulu qui est la caravane. C'est Lulu qui transporte le gros de la charge. En la rejoignant, Oku y dépose le minerai qu'il avait récolté.
Il faut maintenant récolter le bois, autre matériau nécessaire à la reconstruction du pont. Une fois le bois découvert, il faut assigner Oku à un bâtiment. Ici Lulu en tant que caravane fait office de bâtiment. On sélectionne Oku, puis on effectue un clic droit sur Lulu et on clique sur l'icône « bois » pour ordonner à Oku d'en récolter.

Oku va alors rejoindre la caravane et changer de forme. En fait chaque métier dans As Far As The Eye correspond à une forme. Les bûcherons sont des pandas roux (Kimy si tu me lis, bisous). Quand un pupille prend une forme, il peut s'améliorer dans le métier correspondant. Là Oku est un newbie, aussi il lui faudra du temps pour couper du bois. Les pupilles peuvent changer d'apparence autant qu'ils le souhaitent.

Cette paisible routine de récolter pour atteindre l'objectif peut être troublé par des cataclysmes appelés « Aléas ». Dans cette campagne j'ai subi un aléa mineur : la foudre s'est abattue en plusieurs endroits endommageant des structures et surtout mettant le feu à la forêt où Oku coupait du bois. Les ressources sont donc la proie des flammes et il ne faut pas s'y attarder. Le pupille pourrait être blessé voire pire : il n'est pas immortel.

Il est temps de partir vers l'Œil puisqu'on a rassemblé tout ce dont on avait besoin. J'ouvre la carte, et là je peux choisir ce que j'emmène avec moi. Pour cela il suffit de placer les ressources sur le dos de Lulu.

Et voilà, le chapitre 1 est terminé, place au 2 !

Dans celui-ci, je fais la connaissance d'une tribu composée de deux pupilles, Hanki et Shuut. Eux aussi doivent se rendre à à l'Œil avec leur caravane et vont avoir besoin de ressources pour cela. L'initiation au jeu continue. Cette fois j'apprends que les pupilles ne peuvent pas récolter dans le même hexagone.
Je vais aussi pouvoir construire mon premier bâtiment : la carrière. Les caravanes ne peuvent pas ramasser ou stocker de la pierre. Il faut un édifice pour ça. C'est Shuut qui s'attèle à la tâche. Le pupille dispose alors d'un menu de construction où la carrière est listée. Je note au passage qu'il existe deux types de carrières : une permanente et une mobile. Les bâtiments mobiles peuvent être démontés, emportés et réassemblés à notre guise.

En plus de la carrière, le pupille pourra construire par la suite un marché, afin d'échanger des ressources avec les autres tribus. À la différence de la carrière, le marché est un appendice, une extension de la caravane. On va avoir besoin d'une bête de somme pour cela. Ça tombe bien, il y a des grosses bestioles dans mon étape.
Les bêtes de sommes et donc les appendices doivent être placés sur un hexagone adjacent à la caravane. Il est primordial de veiller à bien placer sa caravane au milieu des ressources mais aussi adjacentes à des plaines pour y placer des bêtes de somme.

 

Je poursuis la campagne, continuant de découvrir le gameplay de AFATE. Le chapitre 3 et la suite nous initient aux métiers. Le sujet avait été brièvement abordé déjà mais, cette fois, on apprend que chaque pupille peut s'améliorer dans toutes les tâches possibles, se spécialiser. Rappelons que lorsqu'on assigne un pupille à une tâche (comme récolter du bois), il change de forme. Avoir un bâtiment dédié à son labeur lui permet de gagner de l'expérience.
Cette expérience sert à débloquer des bonus ou des compétences dans la roue des métiers. Le centre de la roue repose sur les métiers basiques puis les compétences/bonus permettent de se spécialiser en améliorant par exemple la rapidité avec laquelle une tâche est effectuée ou améliorer le rendement.  Je ne détaillerai pas tous les métiers pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte !

 

Dernier point à apporter : la partie chasse au trésor. Il s'agit d'explorer des vestiges dans l'étape. N'importe quel pupille peut les explorer mais attention aux conséquences ! On peut avoir une très belle surprise comme un sérieux problème.
Dans le même il y a les sites sacrés, et enfin les Auras.
Les Auras protègent un lieu, des hexagones sur votre étape où les ressources sont inaccessibles ou à peine récoltables tant qu'un druide n'aura pas apaisé l'Aura. Le druide est d'ailleurs un atout indéniable dans une tribu. Outre les Auras, il peut s'occuper d'examiner les vestiges et d'en connaitre leur contenu afin d'éviter tout effet négatif. C'est aussi le médecin de la tribu.

Bien qu'étant très nulle, je m'amuse beaucoup avec As Far As The Eye. Mais il y a quand même un truc qui me tape bien sur les nerfs (Et c'est pas le fait de mal jouer...) : le système de sauvegarde. Dans le mode campagne, si je sauvegarde manuellement, ça ne fait rien. Par exemple, je joue 30mn dans le chapitre 4 et je dois arrêter. Je clic sur « sauvegarder »et ferme le jeu. Quand je reviens, je dois recommencer le chapitre 4. Autant dire que cela a considérablement rallongé la durée de mon test puisque j'étais obligée de rejouer encore certains chapitres ne pouvant pas avoir été sauvegardés.
J'avais alors espéré que, atteignant une étape dans un chapitre, ça sauvegarderait et m'éviterait d'avoir à le recommencer depuis le début. Et bien non !  Je peux comprendre l'absence de sauvegarde à tout moment, mais pouvoir le faire à la complétion d'une étape dans un chapitre aurait vraiment aidé.

 

La campagne terminée, je pars à la découverte d'une partie normale. En résumé, le principe demeure le même que la campagne : rejoindre l'œil. Cette fois le nombre de tours prévus et d'étapes et bien plus important. J'ai noté que les aléas arrivaient plus régulièrement. En dehors de ça, le reste est désormais familier.

 

Vous l'aurez sans doute déjà constaté à travers les captures d'écran : As Far As The Eye est très coloré, mais sans pour autant basculer dans quelque chose d'agressif. L'image dégage une certaine douceur, tout comme le reste du jeu qui se veut apaisant. On n'oublie quand même pas le petit stress provoqué par la menace de la vague, et il ne faut pas se laisser aller à la rêverie. Sinon nos pupilles vont y passer !

La bande son sublime le jeu et s'accorde parfaitement à l'ambiance. Vous pouvez d'ailleurs la découvrir sur Youtube et profiter des composition du talentueux Alexis Laugier. D'ailleurs pas besoin d'ajouter d'autres mots. Si vous aviez résisté à la tentation, je pense que l'OST fera sauter vos dernières réticences. As Far As The Eye avec son gameplay pacifique et son monde poétique se détache nettement du lot.


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