Bubsy 4D – Un platformer adapté aux nouveaux venus ?
Version testée : PS5
Plates-formes disponibles : PC, Xbox Series, PS5 et Nintendo Switch 2
Genre : Plateformes
Prix conseillé : 19,99€
Date de sortie : 22 mai 2026
Studio / Editeur : Fabraz / Atari
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !
Vous connaissez Bubsy ? Moi, pas vraiment. J'ai déjà entendu ce nom, mais en faisant quelques recherches, j'ai découvert que le premier jeu Bubsy in: Claws Encounters of the Furred Kind était sorti un mois avant ma naissance, en mai 1993. N'étant pas orienté retro-gaming, j'avoue ne pas avoir fait mes devoirs. Ce Bubsy 4D est donc une totale découverte de la licence pour moi, et il se révèle ma foi assez plaisant à découvrir, même si certains points m'ont surpris.

Depuis Bubsy 3D sur la première PlayStation en 97, la licence n'avait pas refait d'incursion dans la plateforme 3D, il faut dire qu'à l'époque, le passage de la 2D à la 3D a laissé pas mal de mascottes sur le carreau. Curieux hommage ou respect du matériel d'origine, je ne saurais le dire, mais force est de constater que le studio Fabraz a opté pour la maniabilité un peu rétro des années 90. Manette en main, diriger ce lynx anthropomorphe interpelle quelque peu : Bubsy flotte, glisse, et répond de manière parfois imprévisible.
Les sauts demandent une science de l'à peu près conjugué à une précision qu'il ne semble pas toujours capable de fournir, ce qui peut transformer certaines séquences en épreuve de patience, surtout quand on passe au travers d'une plateforme alors que rien ne semblait l'indiquer (ça n'est pas arrivé très souvent, mais ça marque). Rien d'insurmontable dans les faits, même pour un joueur pour moi qui a tendance à galérer dans les jeux de plateformes, mais pour les plus jeunes joueurs, ça peut occasionner quelques frustrations ! Surtout que comme tout jeu de plateformes qui se respecte, on va être amené à récupérer des collectibles cachés ça et là, tantôt simples d'accès, tantôt cachés ou complexes à atteindre.

Visuellement, le titre a ce charme étrange des débuts de la 3D : des environnements vides, des textures qui se veulent volontairement répétitives et une direction artistique qui oscille entre le minimalisme et le patchwork d'éléments. Très curieusement, j'ai trouvé ça assez réussi et engageant visuellement, même si ça semble être un avis très personnel, ma compagne trouvant le jeu "très laid", pour reprendre ses mots. Reste que le titre parvient à proposer un peu de variété avec ses niveaux aux thèmes différents, ses ennemis parfois absurdes, et son ton volontairement décalé.
En parlant de ton décalé, que ce soit Bubsy ou son entourage proche, tout semble en décalage avec ce qui se passe. Entre ses répliques incessantes et son attitude un peu trop enthousiaste, il peut rapidement devenir agaçant… et je ne vous parle même pas des échanges avec les autres protagonistes, qui oscillent entre l'inintéressant et le chiant. Les fans pourront sans doute trouver ça chouette, mais à titre personnel, cette absence de sérieux omniprésente dans le jeu, ça m'a quand même bien saoulé.


En résulte un curieux mélange qui place ce Bubsy 4D dans l'atelier des curiosités. J'ai été intrigué par la construction de ses niveaux et sa maniabilité, mais très agacé par tout ce qui se rapproche de l'histoire. On dirait presque un jeu expérimental sorti avec 2 décennies de retard, qui réussit l'exploit de fasciner et qui fait qu'on y revient, pour comprendre jusqu’où il peut aller dans ses choix étranges.






