The Occultist – Une aventure horrifique calme et maîtrisée
Version testée : PC
Plates-formes disponibles : PC, PS5 et Xbox Series
Genre : Aventure / Enquête
Prix conseillé : 29,99€
Date de sortie : 8 avril 2026
Studio / Editeur : DALOAR / Daedelic Entertainment
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !
J’ai beau être du genre à sursauter au simple bruit d’une porte qui grince dans un couloir vide, je continue quand même à tester pas mal de jeux horrifiques, surtout quand ils pointent davantage sur l’enquête que sur l’action ou la survie à outrance. Avec The Occultist, j’étais bien parti pour trouver mon compte, puisque le jeu s’annonce comme un thriller horrifique à la première personne qui mise sur son ambiance lourde, l’exploration et le paranormal plutôt que sur les combats. Et entre l’île abandonnée, les rituels occultes et le protagoniste qui débarque pour retrouver son père, on sent tout de suite le genre d’histoire où l’on avance avec une lampe torche et en restant sur le qui-vive.

Le point de départ fonctionne très bien en installant directement un cadre simple et efficace. On incarne Alan Rebels, un enquêteur du surnaturel envoyé sur l’île de Godstone pour comprendre la disparition de son père. Rien que ça, ça suffit à installer un malaise familier : le héros ne vient pas là pour sauver le monde, mais pour gratter sous la surface d’un endroit qu'on aurait préféré éviter de visiter. Ce genre d’angle narratif a un vrai avantage, car il donne une justification crédible à l’exploration tout en nourrissant l’inquiétude à chaque nouvel environnement traversé. Plus on progresse, plus l’idée qu’on a réveillé quelque chose de très ancien devient difficile à ignorer.

Ce qui m'a agréablement surpirs dans The Occultist, c’est sa manière de traiter l'horreur. Sans être inexistant, les jumpscares sont rares, c'est plutôt une ambiance lourde et inquiétante qui s'installe sur la durée, on est presque face à un walking-simulator horrifique. La peur naît rapidement et se veut sourde, insondable, et pourtant omniprésente. Le studio semble vouloir installer un malaise qui s’infiltre par petites touches : un décor trop silencieux, une présence qu’on devine plus qu’on ne la voit, un détail étrange dans un coin de pièce, une ambiance qui donne l’impression qu’une simple erreur peut tout faire basculer... Peut-être que ça ennuiera certains joueurs, mais c’est le genre d’horreur qui fonctionne le mieux sur moi et qui maintient mon intérêt sur la durée

Le pendule mystique, outil principal d’Alan, participe beaucoup à la construction de cette ambiance. Ce n’est pas juste un gadget de décor, mais un moyen d’interagir avec l’environnement et de résoudre certaines énigmes en manipulant les forces occultes qui traversent l’île. Et c’est là que le jeu semble trouver sa meilleure idée : faire du surnaturel un outil d’investigation plutôt qu’un simple prétexte pour effrayer le quidam. On ne fait pas que subir les phénomènes étranges, on apprend à les utiliser, à les comprendre, voire même à les créer. Ce genre de mécanique permet de rendre le gameplay intéressant, transformant les énigmes en petit rituel d’observation et de déduction.
L'île contient plusieurs environnements pour varier les (dé)plaisirs, avec plusieurs lieux marquants et, soyons honnête, un peu cliché. La ferme, le manoir hanté, le cimetière... on a même droit à un cirque ! On repassera pour l'originalité, mais ça a au moins le mérite d'éviter les trop longs couloirs et de faire varier les ambiances. L'intérêt est constamment renouvelé, avec juste ce qu'il faut pour éviter de se lasser d'un lieu.

Sur le plan technique, The Occultist s'en sort très bien. Le jeu repose sur une direction artistique soignée et sait utiliser les différentes technologies pour ancrer son ambiance. Ce n’est pas seulement une question de beaux décors, mais de composition : de la lumière au brouillard atmosphériques, en passant par l'architecture et le travail sur les textures, tout apparaît soigné et flatte la rétine. La bande-son n'est pas en reste, le travail sonore se révèle parfait et accompagne justement chaque moment.
The Occultist ressemble plus à un walking-sim horrifique qu'à un jeu d'aventure à proprement parler. Il ne cherche pas à séduire tout le monde avec des explosions de peur ou des poursuites interminables. Il préfère installer une tension continue, raconter une histoire de disparition et de secrets enfouis, et faire de l’exploration un moyen d’entrer dans un cauchemar qui a pris racine depuis bien longtemps. J'y suis allé sceptique, j'en ressors plus que conquis, et j'en redemanderais presque ! Mais pas avant quelques mois, j'ai trop enchaîné, j'ai besoin de souffler un peu !






