The Day I Became a Bird – Je suis une fougère
Version testée : PS5
Plates-formes disponibles : Steam, Switch
Genre : Narratif
Prix conseillé : 14,99 €
Date de sortie : 16/04/26
Studio / Editeur : Numskull Games LTD
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !
Qu'est-ce qu'un garçon ne ferait pas pour la fille dont il est tombé amoureux ! Je me rappelle avoir fait des trucs dingues, pour ma part, mais vous n'avez probablement pas envie de lire l'entièreté de la liste des chefs d'accusation de mon casier judiciaire. Du coup, on ne va pas parler non plus du livre d'enfant The Day I Became A Bird écrit par Ingrid Chabbert et sur lequel est basé le jeu que nous allons tester, parce que je ne l'ai pas lu. Et puis parce que ça va finir par se voir que tu es en train de lire du remplissage...
À l'instar du livre, le jeu met dans la peau d'un jeune garçon qui tombe amoureux de la nouvelle fille de sa classe de primaire : Sylvia. Cependant, cette dernière n'est pas comme les autres filles de la classe et a une spécificité, un goût, n'ayons pas peur des mots, un fétichisme envers les oiseaux. Sylvia vit oiseaux, Sylvia dort oiseaux, Sylvia respire oiseaux. Elle regarde des oiseaux toute la journée et, si elle n'en voit pas, elle en dessine. Son alimentation est même exclusivement à base de graines pour être comme son espèce préférée. Freud aurait probablement eu de quoi écrire un livre de psychanalyse bien fourni rien qu'avec l'ornithophilie dont elle souffre ! L'histoire ne le dévoile pas, mais elle a probablement et exclusivement aussi des sous-vêtements ainsi qu'une tapisserie d'oiseaux dans sa cage.




Du coup, notre jeune protagoniste, entiché d'un tel oiseau rare va chercher à attirer son attention et commencer sa quête vers son cœur au travers d'une aventure très courte durant laquelle vous devrez apporter des objets d'un point A à un point B, interagir avec des éléments ou des personnes et ramasser des plumes ou encore passer dans des cercles sur les phases de déplacements entre lieux. Jusqu'à ce qu'il trouve tout ce qui lui est nécessaire pour se fabriquer un déguisement d'oiseau, le garçon n'abandonnera pas pour arriver à attirer l'attention de sa bien aimée et lui faire comprendre ses sentiments.
L'ensemble du jeu délivre une ambiance poétique grâce à son design qui fait très dessins de livre pour enfants et qui plaira sans aucun doute à ces chères têtes blondes, mais a cependant du mal à insuffler des émotions auprès du joueur. C'est difficile de l'expliquer, mais ce serait presque comme si c'était quelqu'un qui lisait un poème, plutôt que de le réciter et de le faire vivre : le fond est là, mais la forme manque de panache et de sentiments.
D'autant plus que le gameplay est très basique et sera à portée des plus jeunes. Alors il est dommage de ne pas avoir réussi à faire passer les émotions de ce jeune garçon de manière à les faire ressentir au fond de l'âme du joueur adulte qui est probablement passé par là et du joueur du même âge que le protagoniste qui vit également en même temps les mêmes sentiments envers une fille de sa classe.
Surtout que le jeu étant très court, finissable en une heure en remplissant tout à 100%, il est essentiel de ne pas se rater sur l'intensité du message.
Cependant, ce n'est pas vraiment ce qui gêne le plus car ce qui gêne, c'est le prix : 14,99€ pour 1h de jeu, sans réelle rejouabilité, ça fait quand même chère l'heure de jeu. Certes, il a le mérite de traiter un sujet délicat de manière ludique, poétique et pédagogique, mais 14,99 pour 1 heure de jeu ?









| Poétique | Cher pour ce qu'il propose |
| Aborde un sujet délicat de manière simple | Le jeu a du mal à retransmettre les émotions de son protagoniste |
The day I became a Bird était une expérience à tenter, mélangeant le côté ludique avec un sujet pour enfants sérieux, prouvant ainsi que le jeu vidéo peut également servir de vecteur de messages. Il est tout de même regrettable que le prix affiché soit un poil trop élevé pour le contenu proposé et que les émotions de Frank ne soient pas mieux retranscrites.






