Nova Roma – Construire la puissance romaine
Version testée : Steam
Plates-formes disponibles : Microsoft, MacOS
Genre : City builder
Prix conseillé : 29,99
Date de sortie : 26 mars 2026
Studio / Editeur : Hooded Horse
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !
En ce moment, je suis en pleine période city builder. Faut dire que le genre m’avait terriblement manqué, et y revenir, c’est comme une vraie bouffée d’air frais. C’est relaxant, presque chill, même si ça demande quand même un peu de réflexion et de stratégie.
De plus, je suis un grand fan d’Antiquité… alors autant vous le dire tout de suite : Nova Roma coche presque toutes mes cases. C’est donc tout naturellement que j’ai demandé à prendre le jeu en main pour vous en parler.
Petite précision importante avant de se lancer : le jeu est actuellement en accès anticipé. Il est donc encore en plein développement, et comme tout projet en cours, il peut présenter quelques bugs ou zones inachevées. Il faut garder ça en tête !
Allez, c’est le moment de se lancer dans l’aventure et de bâtir la plus superbe cité romaine de l’histoire… ou peut-être juste un petit village qui part en vrille. On verra bien !

Le jeu s’ouvre sur une petite cinématique d’intro assez prenante : on y voit un bateau quitter une île en flammes, tandis qu’une ville brûle à l’arrière-plan. La grande Rome est-elle en train de sombrer ? Peut-être bien. En tout cas, votre mission est claire : fonder une « Nova Roma », une nouvelle Rome loin de ce chaos.
Pour démarrer, le jeu vous propose deux modes : Standard ou Créatif.
- Le mode Standard vous demande de choisir une difficulté et une carte (île, continent ou aléatoire). C’est là que le vrai défi commence.
- Le mode Créatif, lui, vous plonge direct dans un bac à sable total : vous avez toutes les ressources et pouvez modifier les paramètres en cours de partie pour construire sans limite.
Pour ma part, j’ai préféré commencer en Standard, sur une île. C’est souvent plus immersif de devoir gérer ses ressources dès le début. Et comme souvent dans ce genre de jeu, pas de long tutoriel ennuyeux : les mécaniques sont intuitives. Le principe est simple et efficace : vous avez des habitants avec des besoins basiques (nourriture, logement, eau), et c’est à vous de produire les ressources nécessaires pour les satisfaire et faire grandir la cité. On prend vite ses marques !

Soyons clairs : Nova Roma ne réinvente pas la roue. Il reprend les fondamentaux du city builder classique avec efficacité. On commence par récolter des ressources de base (bois, pierre) pour poser les premiers bâtiments, et on produit de la nourriture pour nourrir la population. C’est la base, simple et indispensable. Ensuite, pour développer la cité, il faut aller chercher des matériaux plus complexes et les transformer via des chaînes de production de plus en plus élaborées.
Mais le vrai nerf de la guerre, c’est la gestion de la main-d’œuvre. Heureusement, un menu dédié vous indique clairement combien de personnes sont nécessaires par métier. Et c’est là que Nova Roma marque un point important selon moi : la flexibilité.
Je m’explique : imaginons que vous ayez besoin de 5 tailleurs de pierre, mais que votre population soit trop faible pour couvrir ce besoin tout en maintenant vos 15 bûcherons. Au lieu de bloquer, le jeu vous permet de baisser manuellement le nombre requis de bûcherons. Résultat ? Les citoyens excédentaires se redirigent automatiquement vers les tailleurs de pierre pour combler le manque. C’est une mécanique de gestion fine que j’apprécie énormément : elle évite les goulots d’étranglement frustrants et nous laisse la main sur nos priorités sans être puni par un manque de bras.

Qui dit période romaine antique dit forcément dieux, et dans Nova Roma, c’est une mécanique centrale, pas juste un décor. Il faut absolument satisfaire ces divinités capricieuses.
La première étape ? Construire un temple et le dédier à un dieu spécifique. Une fois fait, chaque divinité vous confiera des quêtes personnalisées. Cela peut aller de la construction de bâtiments précis à des offrandes de ressources (nourriture, bois, pierre, etc.). Chaque mission accomplie vous rapporte des points de faveur, à investir dans un arbre de talents dédié. C’est là que ça devient stratégique : débloquer de nouveaux bâtiments ou des bonus puissants dépend directement de votre relation avec les dieux.
Mais attention : ne les froissez surtout pas ! Si leur colère monte, préparez-vous à subir leur courroux. Neptune peut déclencher des inondations dévastatrices, tandis que Jupiter s’amusera à lâcher des éclairs sur vos plus beaux édifices. Il faut donc surveiller leurs « humeurs » et leurs remarques dans l’interface.
Petite nuance importante : ces catastrophes ne sont pas toujours divines. Un gros orage naturel peut aussi provoquer des inondations. Donc, même avec des dieux contents, la nature reste imprévisible… et la vigilance est de mise !

Le jeu ne s’arrête pas aux frontières de votre cité : le commerce avec les autres peuples est une mécanique clé. Régulièrement, des bateaux marchands accostent dans votre port, vous offrant la possibilité d’acheter les ressources qui vous manquent cruellement ou de vendre vos excédents pour faire rentrer de l’or. C’est vital pour équilibrer votre économie quand la production locale ne suit pas.
Côté politique, nous sommes en démocratie ! On doit donc sélectionner un sénateur. Dommage il n'y a pas de système d'élections. Et ce n’est pas juste cosmétique : chaque élu apporte des avantages spécifiques (bonus de production, réduction de coûts, etc.) durant tout son mandat. Choisir le bon candidat au bon moment peut vraiment booster votre développement.
Enfin, parlons de la guerre. Ici, pas de campagne de conquête pour l’instant : vous ne pouvez pas attaquer les autres. En revanche, vous pouvez vous faire attaquer. Les barbares ou les factions rivales n’hésiteront pas à venir tester vos défenses. Il faudra donc impérativement monter et entretenir une armée solide pour protéger votre cité. La paix se prépare, et la vigilance est le prix de la sécurité !

Côté technique, rien à signaler : je n’ai rencontré aucun bug ni problème de performance durant mes parties. Le jeu est d’une fluidité exemplaire et consomme très peu de ressources. Faut dire que graphiquement, on est loin du photoréalisme : c’est sobre, fonctionnel, sans effets tapageurs. Mais personnellement, j’ai bien aimé : ce style épuré colle parfaitement à l’ambiance et permet de se concentrer sur l’essentiel, la gestion.
Si vous êtes fan de city builder ou que vous cherchez un titre pour débuter dans le genre, Nova Roma est selon moi un choix parfait. La prise en main est immédiate, les mécaniques sont claires. Peut-être même un peu trop faciles une fois que votre ville atteint une certaine taille : la gestion devient alors presque automatique. D’ailleurs, pour mes prochaines parties, je compte bien augmenter la difficulté pour retrouver un vrai challenge.
En tout cas, c’est certain : je vais suivre son développement de près et continuer à y jouer régulièrement. Avec son potentiel et ses bases solides, il a tout pour devenir une référence, surtout une fois la version finale sortie. C’est sûr !






