Screamer – Ça crisse plus que ça ne crie
Version testée : PC
Plates-formes disponibles : PC, Xbox Series et PS5
Genre : Course arcade
Prix conseillé : 59,99€
Date de sortie : 26/03/2026
Studio / Editeur : Milestone
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !
Je l'ignorais jusqu'à il y a peu, mais Screamer, sorti le 26 mars dernier, est en fait un reboot d'un jeu sorti en 1995 sur MS-DOS. A l'époque, je babillais à peine quelques mots, et je n'avais pas encore posé mes mains sur un quelconque ordinateur. J'ai pu passer quelques heures dessus ces derniers jours, l'éditeur ayant gentiment fourni une clé. Si j'en crois les critiques de l'époque, le jeu était plutôt bon dans son genre, proposant des graphismes séduisants et une physique permettant aux voitures de se crasher. En revanche, il n'y avait pas une once de scénario. Avec ce reboot, Milestone corrige le tir, en faisant de son histoire l'un des arguments majeurs de son titre, qui a effectivement quelque chose à proposer !

Screamer nous plonge dans les tréfonds de Neo Rey, une mégalopole futuriste aux néons criards où des pilotes rebelles s’affrontent dans un tournoi illégal. Cinq équipes se disputent la tête de ce tournoi au volant de véhicules tuning qui ont quand même pas mal de gueule. Bien sûr, chacune des équipes vient avec ses drames personnels allant d'une simple quête vers la gloire à la classique vengeance, ou la nécessiter de colmater des dettes énormes… On est dans les clichés, mais ça fonctionne.
Fait assez surprenant (même si justifié très tôt dans l'histoire), les dialogues sont faits dans les langues natives de chaque protagoniste. Un personnage peut ainsi s'exprimer en anglais pendant que l'autre répond en français le plus naturellement du monde. J'ai plutôt aimé l'idée, même si j'imagine bien que c'est une affaire de goût ici. Quelques cinématiques sont proposés ça et là et viendront dynamiser l'histoire et la mise en scène, renforçant le côté très "japanimation" de l'œuvre. L’histoire en elle même est très linéaire et vous occupera une quinzaine d’heures. A noter qu'à mesure que vous progressez dans l'histoire, les courses deviendront plus retorses et pourront être influencées par certaines de vos décisions. On peut parfois se retrouver avec des pilotes plus agressifs après s'être disputé avec eux. Une idée plutôt chouette. Du reste, ne vous attendez pas à de quelconques miracles, c'est assez bateau à suivre, même si l'univers en soi est loin d'être inintéressant.

Côté gameplay, c'est également une affaire de goût. Personnellement, j'ai du mal à accrocher à la proposition. Screamer adopte un contrôle "twin-stick" : le stick gauche gère l’accélération et la direction, tandis que le droit commande les drifts, boosts et attaques. De l'avis de certains, une fois qu'on dompte le système, c'est plutôt chouette, mais personnellement, ce fut un calvaire. J'ai bouffé plus de murs sur ce jeu que dans tous les jeux de courses cumulés depuis que je suis en âge de jouer (on ne doit pas être loin des 1000 heures tout jeux confondus). Je peinais à rester sur la voie, les drifts ne fonctionnaient pas comme je voulais... en bref, c'était une tannée. Et l'IA n'aide pas. Même dans sa difficulté la plus simple, je me suis mangé quelques murs de difficulté assez frustrants. Rien d'insurmontable en persévérant un peu, mais quand le gameplay ne convainc pas et que la difficulté grimpe, c'est parfois difficile de rester motivé. Outre le mode histoire, on aura d'autres modes traditionnels pour des jeux de courses, en local ou en ligne, jusqu'à 16 jours, sur une trentaine de circuits environ.

Visuellement parlant, j'ai trouvé le jeu agréable à l'œil. Les tracés sont convaincants et assez variées, les cinématiques apportent un petit plus plaisant, les crashes sont spectaculaires, et ça tourne comme un charme sur ma bécane. La BO n'est pas en reste, proposant un mix sympathique entre électro-rock, drum & bass et cyberpunk, qui m'a accompagné tout du long (assez rare, vu que je coupe souvent la musique dans les jeux de courses pour mettre mes playlists).
Si le gameplay ne m'a pas convaincu, comme vous l'aurez sans doute deviné à la lecture de ces lignes, je confesse surtout qu'il s'agit ici d'une affaire de goût. Nul doute que ce gameplay super arcade saura convaincre les afficionados du genre. L'univers m'a tout de même aidé à tenir, avec des personnages certes clichés, mais pas inintéressants pour autant.






