Tales of Berseria Remastered – Un remaster inutile ?
Version testée : PS5
Plates-formes disponibles : PC; PS5, Xbox Series, Switch 2
Genre : RPG
Prix conseillé : 39.99€
Date de sortie : 26/02/2026
Studio / Editeur : D.A.G Inc. / Bandai Namco Entertainment Inc.
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !

Sorti à l'origine en janvier 2017, Tales of Berseria est en réalité l'avant dernier opus de la série principale (si on exclut les jeux mobiles, qui ne comptent pas), le dernier opus étant Tales Of Arise.
Si le jeu est un chouilla daté, un remaster semble prématuré pour un jeu qui a moins de dix ans.
On se demande alors à qui il s'adresse ? Sans doute pas aux fans de la saga, qui possèdent le jeu original et pour qui les ajouts de ce remaster ne justifient pas un nouveau passage à la caisse. Pour ceux qui - comme moi - étaient passés à côté, c'est probablement la meilleure version du soft.
Petite particularité sur ce soft, il est connecté à un autre épisode de la série, à savoir, Tales Of Zestiria.
En effet, les deux jeux se déroulent dans le même univers, Tales Of Berseria se passant 1000 ans avant Zestiria, et se paie même le luxe d'avoir deux protagonistes apparentés (Eizen, personnage de Tales of Berseria, étant le grand frère de Edna, personnage de Tales of Zestiria).
Attention cependant, le fameux Magasin de points (grade shop) commun à tous les Tales Of est disponible dès le début du jeu. Il permettra d'activer des options qui vont (trop ?) faciliter l'aventure, notamment la possibilité de gagner plus d'xp, plus de Gald (l'argent du jeu). Je recommanderai aux joueurs de bien réfléchir avant d'activer une option, tant elle peut avoir un impact sur votre progression, au point de dénaturer l'aventure.
Un Tales of plus mature !

La première chose qui frappe lorsqu'on s'aventure sur Tales Of Berseria, c'est son scénario.
Si les premières minutes de jeu sont assez banales (voire carrément ennuyantes), le scénario prend vite une tournure dramatique.
On incarne ici Velvet Crowe, qui vit avec son beau-frère Artorius et son frère malade Laphicet.
L'introduction pose les bases, le monde de Tales Of Berseria fait face à une invasion de démons. Malheureusement, seuls les Exorcistes sont capables d'en venir à bout et ils sont peu nombreux.
Velvet, à ce moment du jeu, est présentée comme une jeune fille bienveillante et dévouée à sa famille, en particulier à son frère Laphicet. Mais sa petite vie tranquille sera bouleversée par les actes d'Artorius, son mentor.
En effet très vite, ce dernier va sacrifier Laphicet dans un rituel sombre, sous les yeux de Velvet qui ne pourra rien faire pour sauver son frère. Elle se verra par contre dotée de pouvoirs démoniaques, devenant elle-même un démon.
Après avoir passé 3 années en prison, c'est une nouvelle Velvet que nous retrouvons. Elle est désormais froide, calculatrice et détachée, et n'a plus qu'un seul but : se venger de son beau-frère. Celui-ci est devenu le chef des exorcistes qui sont désormais bien plus nombreux suite au rituel pratiqué par Artorius, qui est donc considéré comme le sauveur du monde.
On embarque ainsi dans une quête de vengeance, accompagnée de personnages hauts en couleurs.
La personnalité de Velvet tranche avec celle des précédents protagonistes de la série. Dans les Tales Of, les personnages principaux sont, presque toujours, des idéalistes prêts à tout pour protéger leurs amis. De vrais héros de Shonen. Velvet, elle, a un objectif clair. Elle n'est pas en recherche de rédemption, elle ne cherche pas à changer le monde ni même à protéger qui que ce soit (dans un premier temps du moins !). Elle veut se venger.
Ce n'est très sincèrement pas le scénario type auquel je m'attendais dans un Tales Of.
Et ça ressemble à quoi ?

Comme je le disais en préambule, on se questionne sur la nécessité de ce remaster. Ce n'est pas beaucoup plus joli qu'en 2017, bien que le jeu ait bénéficié d'améliorations (lissage, antialiasing) c'est un peu le minimum syndical. Est-ce que c'est tout de même plus joli qu'en 2017 ? Probablement. Mais ce n'est pas pour autant que c'était nécessaire.
Visuellement, je n'ai pas été très charmé par les environnements non plus. On reste sur du classique de la série, rien de très folichon.
A vrai dire, j'ai même trouvé les phases d'explorations un peu pénibles. Celles-ci me semblent datées, même si on prend en compte l'année de sortie originale du soft. Je peux pardonner à Tales of Graces ses allers-retours et ses donjons couloirs, le jeu était sorti en 2009. Pour Tales of Berseria, je suis un peu moins conciliant sur cet aspect là ! D'autant que le jeu nous fait faire UNE TONNE d'allers-retours, c'est crispant !
Le jeu propose différents types de cinématique, les cinématiques "In-game" et les cinématiques animées, un classique de la série. Ces dernières sont assez plaisantes à regarder et renforcent l'identité "manga" du soft. A noter que le jeu aurait été légèrement censuré par rapport à sa version de 2017.
Je suis également assez sensible aux musiques en général dans un jeu vidéo. Malheureusement je n'ai pas retenu grand chose de Tales of Berseria de ce côté là. Pourtant, la série a parfois brillé au niveau des partitions, certains thèmes de Tales of Symphonia ou Vesperia sont devenus iconiques.
De la baston !

Un point ou le jeu brille en revanche, c'est son système de combat !
Il perfectionne encore la formule des précédents opus pour les rendre encore plus dynamiques. On va assigner ses différents "Artes" aux boutons de la manette afin de créer nos propre combo. Il faudra cependant maîtriser le système d'âme. En effet, on débute le combat avec 3 âmes (sur 5), et on les dépense pour enchaîner les techniques de combats. Elles se régénèrent mais le twist, c'est que les adversaires peuvent nous piquer nos âmes, ce qui fait baisser notre maximum d'un. De plus, si l'on déclenche le "Brise-âme", en utilisant la touche R2, on déclenche une attaque surpuissante en dépensant une âme, ce qui peut vite nous limiter dans nos actions de combats
Pas de panique cependant, il est possible de voler des âmes aux adversaires (notamment en les achevant avec nos "brise-âme").
Manette en main, c'est assez technique et nerveux à la fois.
Si le jeu ne brille pas par ses phases d'explorations, on apprécie néanmoins cet opus pour son scénario plus sombre et ses combats toujours aussi satisfaisants.
On peut se questionner sur la pertinence de faire le Remaster d'un jeu sorti il y a moins de dix ans.
La bonne nouvelle, c'est que ce Remaster est actuellement moins cher que le jeu d'origine (affiché 49.99€ sur Steam contre 39.99€ pour le Remaster), il constitue probablement la version la plus agréable à parcourir pour ceux qui sont passés à côté du soft en 2017.






