Blossom: The Seed of Life – Le courant passe !
Version testée : PC (Steam)
Plates-formes disponibles : PC (Steam)
Genre : sandbox / terraformation
Prix conseillé : TBA
Date de sortie : 9 mars 2026
Studio / Editeur : Pebbledust Games / Pretty Soon
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !
Lorsque l'éditeur m'a proposé la clé, j'ai immédiatement ressenti une inspiration de The Planet Crafter, l'un des jeux sur lequel j'ai passé le plus de temps l'année dernière. Alors, forcément, je me suis lancée !


On incarne ici un petit robot, appelé Blossom, qui se retrouve lâché sur une planète hostile dont il va se charger de la terraformation. La survie est basée sur sa batterie, ce qui change des habituelles jauges (oxygène, vie, eau...). Cela simplifie également le quotidien avec une seule chose à surveiller.
À savoir que la mort n'est pas punitive. Blossom réapparaît à côté de sa fusée et c'est reparti !


Cela ne rend pas forcément tout plus simple non plus ! Au début, de très courts trajets sont nécessaires pour revenir régulièrement se brancher. Les moyens de produire du courant deviennent de plus en plus nombreux avec le temps : éolienne, panneaux solaires, vapeur, nucléaire... Chacun arrive avec ses avantages (quantité de courant, renouvelable...) et ses inconvénients (non renouvelable, taille de la machine, refroidissement obligatoire...).
Pour éviter les pannes, les batteries sont primordiales, histoire de compenser une petite baisse de régime du côté du vent ou du soleil (la nuit). Les bâtiments utilisant des composants (comme les barres pour le nucléaire) ont l'avantage de ne fonctionner que lorsqu'il y a une demande. Pratique pour ne pas gâcher.

Le monde s'ouvre davantage grâce au véhicule. Moi, je l'ai appelé le petit train ! Car il y a une motrice (l'astromobile) mais, ensuite, le reste se connecte avec des wagons, au nombre de quatre maximum. Chacun accueille un ou deux emplacements de... ce que l'on veut. Donc, basiquement, au début en tout cas, des batteries.

Mais il faudra vite trimbaler plein de choses donc ça peut être utile d'augmenter l'inventaire (très limité) de Blossom en rajoutant du stockage. Plus tard vient l'indispensable laser pour prospecter les plus gros minerais (je l'ai installé directement sur le toit de l'astromobile). Par la suite se débloque la possibilité de transporter une imprimante 3D et une machine pour créer les petits éléments. La planète entière devient constructible !
Histoire que le train devienne autonome, il existe même de petites versions portables de panneaux solaires et d'éoliennes.


Vers la fin, le monde se réduit davantage grâce à un avion. Oui ! À nous les cieux ! Impossible d'emporter quoi que ce soit à bord mais c'est génial pour se rendre rapidement quelque part, faire le tour des machines, vérifier que tout progresse, admirer le paysage et récupérer les derniers éléments collectionnables.
Au passage, j'en profite. Le jeu est vraiment sympa graphiquement. J'aime bien. Le seul bémol : les murs très visibles qui clôturent l'espace de jeu.

Les déblocages suivent la terraformation de la planète qui s'effectue en plusieurs étapes : pression, température, sol, oxygène et vie. Au fur et à mesure se débloquent des plans, à récupérer puis à charger dans l'imprimante 3D. D'autres plans se trouvent dans le monde (pour les meubles et les habitats).
Je ne l'ai qu'à peine évoqué pour le moment, mais l'électricité n'est pas la seule ressource à gérer. En effet, vient se rajouter l'eau à partir de l'étape sol, indispensable pour alimenter la plupart des grosses machines des tiers supérieurs (que ça soit pour utiliser la ressource en elle-même ou pour refroidir).


La construction est basée sur des blocs indépendants. De quoi créer une belle station. La vue à la 3e personne s'adapte automatiquement en masquant les murs qui gêneraient, ce qui est pratique. Mais, du coup, ça casse un peu l'immersion et l'intérêt de se trouver à l'intérieur. Surtout que, bon, le robot n'a pas besoin de respirer ou de s'abriter, hein ! Et que les pièces sont petites.
Du coup, j'ai construit un vaste complexe en utilisant les habitats pour représenter une séparation. Ça rend plutôt bien, en tout cas je trouve ! Il ne me manque plus qu'une plateforme d'atterrissage correcte pour mon avion (et il faut que j'agrandisse le parking).

Un truc très pratique sur les habitats concerne la "transmission" de l'eau et de l'électricité. Il suffit de brancher un fournisseur de l'un ou de l'autre sur la prise correspondante en entrée et n'importe quelle autre prise deviendra une sortie, même à l'autre bout du complexe. Un bon moyen d'éviter les rallonges inutiles qui ne sont pas les plus jolies.
Le jeu intègre une part d'automatisation bienvenue avec des drones qui vont miner eux-mêmes les ressources et assurer le transport jusqu'aux espaces de stockages. Ces derniers, s'ils sont alimentés en électricité, seront en mesure de desservir les consoles à proximité, évitant de devoir trouver où l'on a rangé les foutus composants nécessaires !


Un dernier point avant de conclure sur l'histoire. Il existe des fragments dispatchés un peu partout dans les zones à explorer. Les textes sont mignons mais pas transcendants (et ça sent un peu l'écriture à l'IA). Par contre... la fin est sympa. Un peu triste, mais sympa.

À noter que j'ai joué dans une version de pré-lancement fin février, donc presque trois semaines avant la sortie. Certaines choses ont pu être corrigées, mais j'ai eu quelques bugs : le personnage qui se coince dans le décor (y compris en avion), un succès Steam qui ne se débloque pas, un VFX qui reste activé entre un drone et sa base...
Le seul souci bloquant a été l'interface qui ne s'est pas réaffichée correctement, ce qui m'a obligée à attendre une des sauvegardes automatiques (qui sont assez régulières) et à relancer le jeu.
Enfin, sur la fin de ma partie, le jeu s'est mis à laguer. Il faut dire que j'avais installé de très nombreuses tours pour créer de la végétation et généré des dizaines de gènes d'animaux. Entre les oiseaux et les herbes, les FPS ont chuté drastiquement. J'ai dû désactiver une partie de mes animaux dès que j'ai atteint le cap nécessaire à la progression de mon monde.
| Un jeu de terraformation | Quelques bugs |
| Des systèmes innovants (le train, la gestion de l'électrice) | Un monde fermé par des murs trop visibles |
| De belles surprises (l'avion) |
En moins de deux semaines, j'ai passé presque quarante heures sur Blossom: The Seed of Life, et j'ai terminé ce jeu que je n'attendais pas du tout... mais que j'ai adoré.
Quelques petits soucis oui. Mais rien de très grave, surtout que le développeur sort des patchs en pagaille pour régler tout ça. Je vous le recommande ! Il est dispo aujourd'hui sur Steam (avec une démo).






