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SWTOR – Malfrats, francs-tireurs, contrebandiers

Non, je n’ai pas l’intention de parler du prochain roman de Timothy Zahn. Seulement cette couverture mêlant Star Wars et Usual Suspects nous présente nos trois criminels préférés de la galaxie Star Wars. Or c’est bien dans l’univers du crime et de la pègre que j’ai l’intention de vous entraîner. Normalement, cette section devrait concerner les contrebandiers et les chasseurs de primes. Mais si ces derniers commencent leur histoire en effectuant quelques travaux pour satisfaire un Hutt, ils s’en écartent rapidement pour rejoindre les mandaloriens puis recevoir un patronage Sith. Ils se détachent donc de cet univers. Ils en ont une connaissance plus poussée que les autres classes, mais seul le contrebandier l’explore réellement.

Avant de commencer à explorer les différents groupes criminels d’envergure de TOR, commençons par ceux que l’on appelle les indépendants. Parce que quand on se crée un contrebandier dans le jeu, c’est à cette catégorie à laquelle nous appartenons. D’ailleurs, la plupart des personnes exerçant ce métier en fait aussi partie. Il suffit de posséder un vaisseau avec des soutes à charger pour pouvoir se déclarer contrebandier. Ils forment une communauté soudée, capable de faire front en groupe si on menace leur style de vie ou si les crédits sont suffisants. C’est la principale raison de nombreuses entraides, ça ne sert à rien de se fâcher quand on pourrait s’associer un jour dans une affaire fructueuse. Le plus connu de ces rassemblements à l’époque de TOR est la Percée du blocus mandalorien initiée par Hylo Visz. Le côté bon-enfant que je décris ne veut pas dire qu’il n’y a pas de graves ordures dans le lot. Mais dans l’ensemble, on a plutôt affaire à des Jack Sparrow que des Davy Jones ou des Barbe Noire. Le métier que la plupart affirmer pratiquer est aventurier indépendant.

Il arrive que ces associations temporaires durent, plus ou moins volontairement. Si l’on ne sait pas mettre de côté, on peut se retrouver avec des dettes. Et certaines organisations peuvent forcer à effectuer certains travaux en échange du remboursement. C’est rarement agréable, mais c’est chose courante. D’autres sont des gangs qui se sont étendus et veulent toujours plus de territoire. Des groupes durent même depuis plusieurs siècles, les nouveaux boss héritant des réseaux d’influence de leurs prédécesseurs.

Il y a trois cent ans, l’Echange tenait le haut du pavé. Des gangs planétaires acceptaient de se laisser régenter par eux et ils pouvaient même se permettre de faire la loi sur le territoire Hutt. Ils étaient l’organisation criminelle la plus importante de la galaxie. La disparition du chef Goto a signé le début du déclin. Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’une organisation comme une autre de la Bordure extérieure.

Il y a dix ans, c’était Nok Drayen que l’on pouvait considérer comme le boss ultime de la pègre. On ne parlait plus d’organisation dans son cas, mais de véritable empire criminel. Mais lui-aussi a disparu sans que l’on sache comment. Ses lieutenants et ses rivaux sont entrés en guerre les uns contre les autres pour prendre sa place, mais ils n’ont réussi qu’à morceler le tout sans qu’aucun ne réussisse à reprendre le flambeau. Il existe une légende qui fait rêver tous les contrebandiers au sujet de Nok Drayen : personne n’a encore réussi à récupérer son trésor. Celui-ci doit être gigantesque après toutes ces années au pouvoir.

L’individu qui dirige actuellement la plus grande organisation est le chagrien Rogun le Boucher. Il a gagné ce surnom car il n’est pas bon d’avoir une dette envers lui. Si quelqu’un se fait voler une de ses cargaisons, il a l’habitude de tuer le voleur, l’indépendant qui s’est fait volé et le responsable du secteur pour faire bonne figure. Dans ses bons jours. Il assume pleinement son surnom.

S’inspirant certainement de la Percée du blocus mandalorien d’Hylo Visz, le Chancelier Janarus a fondé le Corps de Service des Corsaires de la République. Un nom pompeux pour essayer de regrouper ces indépendants en une force d’appoint. Est-ce une réussite ou un échec ? Difficile à dire. Il n’y a aucun leader capable de mener les corsaires vers une action d’envergure. Ceux qui ont signé agissent ici et là, autorisés à pratiquer divers actes plus ou moins illégaux tant que c’est contre l’Empire. De petites victoires, mais rien de décisif.

Du côté des contrebandiers, signer chez les corsaires présente bien des avantages. On a ainsi accès à une certaine respectabilité officielle du côté de Coruscant. Il suffit de négocier avec un sénateur pour qu’il écrive le nom au registre et la légitimité est totale pour se promener dans des lieux officiellement réservés aux agents de la République. Sans parler des revenus supplémentaires générés par quelques missions spéciales… L’Empire affirme vouloir mettre fin aux aventuriers indépendants et la République leur propose du boulot. Pourquoi ne pas en profiter pour s’en mettre plein les poches ?

La contrebande est un marché comme un autre. Pour que ça marche, il faut que l’offre et la demande se rencontrent. Après de nombreux millénaires de mise en place, c’est fini le temps de l’artisanale recherche à l’aveuglette. De grandes places commerciales ont été mises en place pour permettre à tout le monde de se retrouver et de faire jouer la concurrence. La plupart des organisations criminelles envoient des espions tester les talents puis invitent leurs élus à les rejoindre sur leurs territoires. Cela a pour but de les impressionner voire de les menacer pour en faire leurs marionnettes. Mais avant de se permettre de faire ça, il faut retrouver les indépendants sur des territoires neutres.

Récemment, deux nouvelles "succursales" ont fait leur apparition. Il s’agit de Coruscant et de la station Carrick. La présence de la pègre sur la capitale de la République n’est pas récente. Il existe des gangs importants depuis des générations dans les bas quartiers. Avec pour la plupart un complexe de supériorité par rapport aux autres organisations similaires de la galaxie. Mais la création du Corps de Service des Corsaires de la République en a établi un plus officiel. Il suffit de fréquenter les cantinas, avec une hiérarchie entre elles pour les affaires plus ou moins légales… La station Carrick, de part son rôle dans la machine militaire, n’est sensée accueillir que des personnes liées à l’armée. Mais vérifie-t-on vraiment si tout contrebandier se promenant à l’intérieur est vraiment un corsaire ?

Port Nulle Part est une vieille station recyclée pour servir de refuge ou de lieu en dehors des lois. Elle peut se déplacer dans l’Hyperespace, donc il faut être initié pour découvrir comment récupérer ses coordonnées actuelles. Mais attention, là-bas aucun organe officiel n’existe pour protéger ceux qui se feraient attaquer. A cette époque, c’est le repaire de malandrins les plus infâmes de la galaxie.

Enfin, le plus grand rassemblement de criminels de tous poils possible se trouve sur Nar Shaddaa. Ce n’est pas pour rien qu’on la surnomme la Lune des contrebandiers. Dans le Noyau, beaucoup appellent le trajet Corellia-Nar Shaddaa la Route des contrebandiers. Comme si Corellia avait l’exclusivité des malfrats humains ! Mais c’est vrai que c’est une planète réputée pleine d’individus à l’esprit indépendant, avec un gouvernement très strict et des facilités pour se procurer des vaisseaux. Un bon terreau pour planter une mythologie qui orientera les esprits des jeunes. Mais ce n’est pas le sujet. Pourquoi les Hutts tolèrent-ils la présence de tous ces criminels si près de leur capitale ? Parce qu’ils les utilisent évidemment. Mais il faudrait tout un article pour expliquer les mentalités des Hutts.

Alors rendez-vous pour ce prochain article.


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