Et si… on imaginait des jeux vidéo Stargate ?
AFK IRL

Et si… on imaginait des jeux vidéo Stargate ?

Et si Stargate revenait en jeu vidéo ? Coopération, gestion, RPG, survie ou stratégie : on imagine cinq jeux qui pourraient parfaitement trouver leur place dans cet univers.

Certaines licences semblent presque avoir été pensées pour le jeu vidéo et, pourtant, n'ont jamais vraiment réussi à trouver la formule qui leur permettrait de s'installer durablement sur nos écrans. Stargate en fait clairement partie. La franchise a pourtant tout ce qu'il faut : des dizaines de planètes à explorer, des civilisations inconnues, des technologies extraterrestres, des ennemis emblématiques, des voyages instantanés d'un bout à l'autre de la galaxie et, surtout, une structure qui permet pratiquement de changer de décor et d'ambiance à chaque mission.

Plutôt que d'essayer d'imaginer un unique « grand jeu Stargate » qui tenterait de tout faire à la fois, j'ai donc eu envie de prendre le problème dans l'autre sens. Après tout, pourquoi une licence aussi vaste devrait-elle forcément se limiter à un seul genre ? Pour ce premier article de notre série « Et si… », voici donc plusieurs jeux très différents que l'on pourrait imaginer dans l'univers de Stargate, chacun mettant en avant une facette particulière de la franchise.

Petite précision avant de commencer : les visuels qui accompagnent cet article ont été générés par intelligence artificielle. C’est ici un choix volontaire et assumé, puisque les jeux présentés ci-dessous n’existent pas et qu’aucune image officielle ne peut donc les illustrer. Ils servent uniquement à donner une idée plus concrète de ce que pourraient être ces concepts en jeu.

Un jeu coopératif d'expéditions entre Left 4 Dead et Deep Rock Galactic

C'est probablement le concept le plus évident, simplement parce qu'une équipe SG ressemble déjà énormément à une équipe de jeu coopératif. Quatre personnes franchissent une Porte des Étoiles sans savoir exactement ce qu'elles vont trouver de l'autre côté, accomplissent leur mission puis tentent de revenir sur Terre. Il ne manque finalement pas grand-chose pour transformer cette structure en véritable boucle de gameplay.

Le joueur pourrait ainsi intégrer une unité composée de quatre membres disposant de spécialisations différentes. Je n'imagine pas forcément des classes extrêmement rigides avec le traditionnel tank, le soigneur et les deux personnages chargés de faire des dégâts, mais plutôt des profils correspondant à ce que l'on retrouve dans la série : militaire, médecin, scientifique, archéologue ou spécialiste des technologies extraterrestres. L'idée serait que chaque rôle apporte réellement quelque chose pendant l'expédition, sans pour autant empêcher les joueurs de se défendre ou de participer aux autres tâches.

Chaque mission commencerait au SGC, qui servirait de hub principal. On y choisirait son équipement, ses armes, quelques appareils scientifiques et éventuellement un MALP avant de rejoindre la salle d'embarquement. Une adresse est composée, la Porte s'ouvre, puis l'équipe découvre sa destination. À partir de là, les développeurs auraient une liberté assez énorme pour varier les situations.

Une mission pourrait nous envoyer dans les ruines d'un ancien temple Goa'uld afin de récupérer un artefact, tandis qu'une autre demanderait de retrouver une équipe SG portée disparue. On pourrait aussi devoir évacuer une population locale avant l'arrivée d'une armée Jaffa, escorter un scientifique ou explorer une installation apparemment abandonnée qui se révélerait beaucoup moins déserte que prévu. Les Réplicateurs, par exemple, seraient parfaits pour transformer en quelques minutes une simple mission de reconnaissance en véritable cauchemar.

Il faudrait toutefois éviter de réduire l'ensemble à un simple shooter coopératif. Une partie du charme de Stargate vient justement du fait que ses héros ne passent pas leur temps à tirer sur tout ce qui bouge. Certaines missions pourraient donc être beaucoup plus calmes, demander de traduire des inscriptions, de réparer un appareil Ancien ou de comprendre les coutumes d'une civilisation afin d'éviter un conflit. D'autres pourraient commencer de manière très tranquille avant de partir complètement de travers à cause d'une tempête, d'une Porte devenue inutilisable ou d'un vaisseau Goa'uld apparaissant soudainement en orbite.

J'aimerais aussi beaucoup que le retour jusqu'à la Porte fasse véritablement partie de la mission. Atteindre l'objectif ne suffirait pas : il faudrait encore rentrer. On pourrait alors très bien imaginer une équipe regagnant précipitamment le DHD pendant que l'un des joueurs couvre les autres, attendre l'ouverture du vortex puis tenir quelques secondes supplémentaires avant de franchir la Porte. Ce serait une mécanique assez simple, mais terriblement efficace pour retrouver ce sentiment d'urgence que la série utilisait régulièrement.

Entre les expéditions, les technologies récupérées permettraient d'améliorer progressivement les équipements du SGC. On commencerait avec du matériel terrestre assez classique avant d'intégrer peu à peu du Naquadah, quelques appareils Goa'uld puis, beaucoup plus tard, des technologies Asgard ou Anciennes. Avec suffisamment de variété dans les missions et surtout une vraie place laissée à l'exploration et aux imprévus, Stargate pourrait devenir presque naturellement un excellent jeu coopératif.

Gérer le SGC comme dans Fallout Shelter

Un autre concept qui semble particulièrement bien correspondre à la licence serait de nous confier directement la gestion du SGC. J'imagine ici quelque chose d'assez accessible dans son fonctionnement général, avec une vue en coupe du complexe de Cheyenne Mountain et une progression proche de celle d'un Fallout Shelter, mais avec suffisamment de profondeur pour éviter de simplement changer le décor.

Au début de la partie, seules les installations essentielles seraient accessibles : la salle d'embarquement, le centre de contrôle, l'infirmerie, quelques laboratoires et une armurerie. À mesure que le programme Stargate prendrait de l'ampleur, il deviendrait nécessaire de recruter de nouveaux membres du personnel, d'agrandir les installations et de créer différentes équipes SG capables de répondre à des missions de plus en plus complexes.

Chaque personnage disposerait de ses propres compétences et certaines équipes pourraient naturellement se spécialiser. Une unité particulièrement militaire serait idéale pour intervenir dans une zone dangereuse, tandis qu'une équipe composée de scientifiques et d'archéologues serait plus adaptée à l'étude d'une civilisation ou d'une nouvelle technologie. Avant chaque mission, il faudrait choisir qui envoyer, préparer le matériel nécessaire et éventuellement déterminer les priorités de l'expédition.

Une grande partie des missions pourrait ensuite se dérouler automatiquement, avec des rapports réguliers permettant de suivre leur progression. Une équipe découvre un village, repère un temple, entre en contact avec des Jaffas ou trouve un appareil inconnu. À certains moments, le jeu nous demanderait cependant de prendre une décision. Une civilisation possède, par exemple, une technologie qui pourrait considérablement améliorer les générateurs du SGC mais refuse de la partager. Faut-il continuer à négocier, proposer un échange ou simplement abandonner l'idée afin de ne pas compromettre les relations diplomatiques ?

Ces choix pourraient avoir des conséquences bien plus tard, ce qui correspondrait assez bien à l'esprit de la série. Une civilisation rencontrée plusieurs heures auparavant pourrait devenir un allié précieux, tandis qu'une mauvaise décision finirait par provoquer une nouvelle crise. Il faudrait aussi composer avec tout ce qui peut mal tourner au sein du SGC lui-même, car rapporter des objets extraterrestres dans une base souterraine remplie de monde n'est pas toujours la meilleure idée.

Une équipe pourrait revenir contaminée, un artefact commencer à émettre un signal étrange ou un membre du personnel être infecté par un parasite Goa'uld. Des Réplicateurs pourraient même s'échapper d'un laboratoire et forcer le joueur à isoler certaines zones de la base pendant que des équipes de sécurité tenteraient de reprendre le contrôle. Les activations extérieures de la Porte offriraient elles aussi de nombreux événements : impossible de savoir immédiatement qui cherche à contacter la Terre, si le code d'identification reçu est fiable ou s'il vaut mieux maintenir l'iris fermé.

À cela pourrait s'ajouter une dimension politique relativement légère. Le programme Stargate coûte extrêmement cher et doit justifier son existence. Il faudrait donc maintenir le soutien du gouvernement, obtenir des résultats et éviter que les différentes catastrophes provoquées par les expéditions ne finissent par remettre en question l'ensemble du projet.

Plus on avancerait, plus le SGC deviendrait impressionnant. Les technologies récupérées sur d'autres mondes viendraient peu à peu modifier la base, améliorer ses défenses ou permettre de nouvelles recherches. À terme, le joueur pourrait même gérer plusieurs installations extraterrestres, participer à la construction des premiers vaisseaux terriens et superviser un réseau beaucoup plus vaste que le simple complexe de Cheyenne Mountain. Ce serait certainement moins spectaculaire qu'un gros jeu d'action, mais probablement l'un des concepts qui exploiterait le mieux tout ce que la franchise a construit au fil des années.

Un RPG d'exploration dans l'esprit de Mass Effect

S'il fallait maintenant imaginer le gros jeu Stargate ambitieux, celui qui disposerait d'un budget confortable et de plusieurs années de développement, je choisirais probablement un RPG. Pas forcément un monde ouvert gigantesque, d'ailleurs. À mes yeux, Stargate se prêterait beaucoup mieux à une succession de zones relativement compactes, mais entièrement différentes les unes des autres.

Le joueur pourrait incarner le commandant d'une nouvelle équipe SG et créer son propre personnage avant de choisir certains membres de son groupe. Le SGC servirait de point central entre les missions, avec les briefings, les recherches en cours, les discussions avec les compagnons et la possibilité de préparer son équipement avant de partir explorer une nouvelle adresse.

Chaque planète proposerait ensuite son propre environnement et surtout sa propre histoire. Une forêt pourrait dissimuler un ancien temple, une cité avoir été construite directement autour de la Porte ou un désert cacher les restes d'une civilisation disparue. L'important serait de retrouver cette structure presque épisodique qui faisait le charme de Stargate : on arrive quelque part sans comprendre complètement la situation, on rencontre les habitants, on commence à découvrir leurs problèmes puis on réalise progressivement que les choses sont beaucoup plus complexes qu'elles ne le semblaient.

Une population pourrait encore vénérer un Goa'uld disparu depuis des générations, tandis que deux peuples se disputeraient l'accès à une technologie qu'ils comprennent à peine. Une civilisation apparemment primitive pourrait en réalité disposer de connaissances bien supérieures aux nôtres et une autre équipe SG, passée plusieurs années auparavant, pourrait avoir laissé derrière elle des conséquences assez difficiles à gérer. Chaque monde deviendrait ainsi une sorte de petit épisode interactif.

Le jeu pourrait alors accorder une vraie place aux décisions du joueur. Faut-il partager certaines technologies avec un peuple allié ? Intervenir dans une guerre qui ne concerne théoriquement pas la Terre ? Rapporter au SGC une technologie potentiellement dangereuse ou la détruire sur place ? Les choix réalisés sur une planète pourraient parfois revenir bien plus tard, notamment lorsqu'un peuple précédemment rencontré demanderait de l'aide ou déciderait au contraire de couper tout contact avec la Terre.

Les compagnons auraient évidemment une importance essentielle. Sans essayer de recréer directement SG-1, il serait assez facile de construire une équipe intéressante autour de personnalités très différentes : un militaire pragmatique qui préfère toujours sécuriser la mission avant de prendre le moindre risque, une scientifique incapable de résister devant une technologie inconnue ou encore un archéologue beaucoup plus préoccupé par la préservation des cultures rencontrées que par les bénéfices potentiels pour la Terre. Les discussions et désaccords entre les membres du groupe pourraient naturellement influencer la manière dont certaines missions se déroulent.

La progression du personnage pourrait elle aussi être directement liée aux découvertes réalisées. Ramener certains artefacts permettrait de développer de nouveaux équipements, tandis qu'une technologie obtenue sur une planète pourrait donner accès à une zone jusque-là inaccessible ailleurs. Certaines adresses pourraient même être découvertes uniquement en traduisant des inscriptions ou en établissant des relations avec d'autres civilisations.

Au fil des heures, la carte de la galaxie se remplirait progressivement et les différentes histoires indépendantes finiraient par révéler une menace beaucoup plus vaste. Un Goa'uld jusque-là inconnu, une technologie des Anciens qui n'aurait jamais dû être réactivée ou même une faction complètement inédite pourrait parfaitement servir de fil rouge.

Il n'y aurait d'ailleurs aucune nécessité de proposer une centaine de planètes. Une vingtaine de mondes vraiment travaillés, avec de bonnes quêtes et des personnages intéressants, suffiraient largement. Mass Effect a déjà montré qu'il n'était pas nécessaire d'explorer chaque kilomètre carré d'une galaxie pour donner une véritable impression d'aventure. Avec Stargate, il suffirait simplement d'entrer sept symboles pour avoir immédiatement envie de voir ce qui se trouve derrière.

Survivre après la fermeture de la Porte

Pour ce quatrième concept, j'irais vers quelque chose d'un peu moins évident en quittant complètement le SGC. Cette fois, le joueur ferait partie d'une expédition envoyée pour établir un avant-poste permanent sur une planète récemment découverte.

Le début de partie serait presque paisible. Quelques bâtiments préfabriqués sont installés autour de la Porte, une petite équipe de scientifiques et de militaires commence à étudier la région et les réserves apportées depuis la Terre doivent largement suffire jusqu'au prochain ravitaillement. Tout est prévu pour que l'avant-poste fonctionne correctement, d'autant plus que la Porte garantit une liaison permanente avec le SGC.

Puis, évidemment, quelque chose se passe.

Impossible de contacter la Terre et la Porte ne répond plus. On ignore s'il s'agit d'une panne, d'un phénomène naturel ou de quelque chose de beaucoup plus inquiétant. Les réserves qui devaient simplement permettre de tenir entre deux livraisons deviennent soudain essentielles, et le petit avant-poste scientifique doit très rapidement devenir une véritable colonie autonome.

Le jeu basculerait alors dans un mélange de gestion et de survie. Il faudrait trouver de l'eau, produire de la nourriture, maintenir les générateurs en fonctionnement et construire suffisamment de logements pour permettre au groupe de survivre sur le long terme. Les premières heures reposeraient essentiellement sur les ressources terrestres disponibles. Certains équipements seraient démontés pour réparer les installations les plus importantes, tandis que de petites équipes partiraient explorer les environs à la recherche de matières premières.

La planète commencerait ensuite progressivement à révéler ses secrets. Les explorateurs découvriraient les traces d'une ancienne civilisation, un temple Goa'uld abandonné depuis plusieurs siècles ou encore une population vivant dans une région jusque-là inaccessible. La question centrale évoluerait alors peu à peu : il ne s'agirait plus seulement de savoir comment survivre, mais de comprendre pourquoi la Porte a cessé de fonctionner.

Un second Stargate pourrait-il se trouver ailleurs sur la planète ? Quelqu'un a-t-il volontairement coupé la connexion ? Les habitants locaux connaissent-ils la raison de notre isolement sans vouloir nous la révéler ? Cette enquête donnerait une véritable direction à la campagne et empêcherait la partie de se transformer en simple accumulation de ressources.

L'évolution technologique de la colonie suivrait elle aussi cette progression. Au départ, tout fonctionnerait avec du matériel terrestre, puis certains artefacts permettraient d'améliorer les générateurs ou les systèmes de communication. Une technologie Goa'uld pourrait être adaptée aux défenses de l'avant-poste, tandis qu'une découverte plus ancienne permettrait peut-être enfin de comprendre le problème affectant la Porte.

Évidemment, chaque nouvelle avancée attirerait également de nouveaux dangers. Une patrouille Jaffa pourrait découvrir la présence de la colonie, un vaisseau apparaître soudainement en orbite ou une faction locale considérer l'utilisation de certaines technologies comme un véritable sacrilège. Les relations établies avec les habitants de la planète deviendraient alors aussi importantes que la simple gestion de la base.

Le jeu pourrait même proposer plusieurs conclusions selon les choix réalisés au cours de la campagne. Certains joueurs chercheraient à tout prix à réparer la Porte pour regagner la Terre, d'autres découvriraient peut-être une seconde adresse permettant de rejoindre un autre monde, tandis qu'une dernière possibilité consisterait à accepter que cet avant-poste soit désormais devenu une véritable colonie.

Stargate a régulièrement raconté l'histoire de personnes coupées de la Terre et obligées de s'adapter à un environnement totalement inconnu. Transformer cette idée en jeu de gestion et de survie me semblerait donc finalement assez naturel.

Devenir un Grand Maître Goa'uld

Pour terminer, autant changer complètement de perspective et laisser le SGC de côté. Cette fois, le joueur incarnerait directement un Goa'uld avec un objectif particulièrement simple : devenir l'un des Grands Maîtres les plus puissants de la galaxie.

J'imagine ici quelque chose qui se rapprocherait davantage d'un Crusader Kings ou d'un Stellaris que d'un jeu de stratégie classique. La partie commencerait avec quelques planètes, une flotte relativement modeste, plusieurs milliers de Jaffas et suffisamment d'ambition pour considérer que l'ensemble de la galaxie devrait logiquement nous appartenir.

Chaque planète remplirait un rôle différent dans notre empire. Certaines fourniraient du Naquadah, tandis que d'autres serviraient principalement à recruter des soldats ou à construire de nouveaux vaisseaux. Il faudrait développer ses territoires, défendre les Portes stratégiques et maintenir une flotte suffisamment importante pour dissuader les autres Goa'uld d'essayer de profiter de la moindre faiblesse.

La partie la plus intéressante resterait cependant la politique. Les Grands Maîtres passent autant de temps à comploter les uns contre les autres qu'à combattre leurs véritables ennemis, ce qui fournirait une excellente base pour un jeu reposant sur les alliances temporaires, les trahisons et les guerres d'influence. Un adversaire perd une grande partie de sa flotte ? Le moment est probablement parfait pour s'emparer de l'une de ses planètes. Un autre propose une alliance contre une puissance devenue trop importante ? Pourquoi pas, à condition de prévoir immédiatement ce qui se passera lorsque cet ennemi commun aura disparu.

Espionnage, assassinats, sabotages et accords secrets pourraient donc avoir autant d'importance que les batailles spatiales elles-mêmes. Il faudrait également conserver son statut de divinité auprès des populations contrôlées, car régner uniquement par la force finirait probablement par provoquer des rébellions difficiles à contenir. Selon la situation, le joueur pourrait choisir de réprimer une planète, de remplacer ses dirigeants ou simplement d'organiser une démonstration suffisamment impressionnante pour rappeler à tout le monde qui commande réellement.

Et quelque part au milieu de tout cela apparaîtrait progressivement un problème particulièrement agaçant : la Terre.

Au début, cette petite planète ne représenterait pratiquement rien. Puis les premiers rapports commenceraient à arriver. Un dépôt détruit, une population libérée, un officier Jaffa éliminé, un prototype volé et, régulièrement, la même équipe derrière toutes ces catastrophes : SG-1.

L'idée de transformer les héros de la série en événements récurrents particulièrement pénibles me plaît énormément. Le joueur pourrait préparer une invasion pendant plusieurs heures avant d'apprendre que SG-1 vient de saboter la Porte utilisée pour acheminer les renforts. Une nouvelle arme serait presque prête lorsque Samantha Carter découvrirait un moyen de la neutraliser. Une planète jusque-là parfaitement stable entrerait en rébellion après le passage de Teal'c.

De notre point de vue, SG-1 deviendrait exactement ce que l'équipe représente probablement pour les Goa'uld dans la série : une poignée d'humains capables de ruiner plusieurs décennies de domination galactique en l'espace d'une seule mission.

Et rien que pour ça, j'aurais très envie d'y jouer.

Et finalement, Stargate pourrait presque tout faire

Ce qui ressort surtout de cet exercice, c'est à quel point Stargate se prête facilement à des genres très différents sans que l'on ait besoin de forcer son univers. Un jeu coopératif semble évident puisque les équipes SG fonctionnent déjà comme de petites escouades. La gestion du SGC pourrait presque constituer un jeu à elle seule, tandis que les milliers de mondes accessibles grâce à la Porte offrent une structure parfaite pour un RPG. Même la survie et la grande stratégie trouvent assez naturellement leur place dans cet univers.

Et encore, il resterait énormément de pistes à explorer. Un XCOM Stargate centré sur la défense de la Terre fonctionnerait probablement très bien. Atlantis pourrait servir de base à son propre jeu de gestion ou d'exploration, tandis qu'un titre plus narratif pourrait parfaitement nous mettre dans la peau d'un diplomate ou d'un scientifique plutôt que d'un soldat.

Finalement, le vrai problème n'est peut-être pas de trouver une bonne idée de jeu Stargate. C'est plutôt de choisir laquelle développer en premier.

Et puisque l'exercice était plutôt amusant, Stargate ne sera certainement pas la dernière licence à passer par notre petit « Et si… ».

Liens sponsorisés : Gamesplanet ou Amazon