A Rat’s Quest – The Way Back Home
Version testée : PC
Plates-formes disponibles : PC
Genre : Aventure / Plateformes
Prix conseillé : 19,99€
Date de sortie : 3 avril 2026
Studio / Editeur : The Dreamerians / HandyGames
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !
Sur le papier, A Rat's Quest - The Way Back Home coche toutes les cases du jeu attachant. Un rat éperdument amoureux, séparé de sa dulcinée par un coup du sort, qui traverse une maison humaine comme s'il s'agissait d'un monde fantastique. C'est mignon, c'est bien écrit, et les premières minutes donnent vraiment envie de continuer. The Dreamerians a clairement mis du cœur dans son projet, et ça se sent à chaque recoin du jeu. En revanche, un élément m'a gâché le plaisir, et pas des moindres pour un jeu de plateformes : sa caméra.

Commençons par le positif si vous le voulez bien. L'idée de base est excellente, et je suis le jeu depuis plusieurs mois pour cette raison. On joue à l'échelle d'un rat dans un intérieur humain, le concept est chouette et très bien exploité : une simple boîte de céréales fait l'effet d'une falaise pour notre rongeur, un siphon de lavabo se transforme en une grotte inquiétante, et le moindre mobilier devient ainsi une aventure verticale à part entière. Les différents environnements qu'on traverse ont une vraie personnalité, la progression est bien dosée, et on sent que le level design a été pensé avec soin.

Les contrôles, eux, sont plutôt réactifs. Notre petit rongeur bouge bien, les sauts sont lisibles (bien qu'un peu déroutants à jauger les premières minutes), et quelques gadgets récupérés en chemin apportent une variété bienvenue sans jamais alourdir l'ensemble. Quant à l'histoire, elle est touchante sans en faire des tonnes : l'amour entre les deux rats est raconté avec sobriété, et ça marche bien mieux que si le jeu avait essayé de vous arracher des larmes à coups de violons. On sent toute la magie qui ressort de certains films d'animation des années 2000, et j'avoue que ça a beaucoup contribué au plaisir pris sur le jeu.

Mais comme dit en intro, un élément vient gâcher la fête. Régulièrement, la caméra vrille, elle se prend des obstacles, elle tourne au mauvais moment, elle traverse le sol... On dirait presque qu'elle s'évertue à trouver le pire angle de vue possible pour nous dérouter. On passe ainsi notre temps à se ficher à l'arrêt pour la repositionner, en sachant pertinemment qu'elle va se rebeller telle une IA incontrôlable pour nous embêter quelques mètres plus loin. Et, désolé de le dire ainsi, mais pour un platformer 3D, une telle caméra gâche énormément le plaisir de jeu, et peut vite virer à la catastrophe pour les joueurs les moins patients.
Si The Dreamerians redresse le sujet prochainement et corrige ce fâcheux défaut, le jeu pourrait facilement gagner en réputation. En l'état, difficile en revanche de recommander l'œuvre, à moins que vous ne soyez prêt à composer avec ce défaut majeur.






