Romeo is a Dead Man – Shakespeare en sueur
Version testée : PC Steam
Plates-formes disponibles : PS5, Xbox Series, PC
Genre : Action / Aventure
Prix conseillé : 49.99€
Date de sortie : 11/02/2026
Studio / Editeur : Grasshopper Manufacture Inc.
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !
Grashopper Manufacture Inc. est un studio de développement fondé en 1998 par Goichi Suda, plus connu sous le nom de SUDA51.
Plutôt actif sur le marché du jeu vidéo, il est connu pour Killer7 et bien entendu la licence No More Heroes.
Et c'est tout ce que je peux vous en dire ! Parce que ouais, bien que le studio ait sorti de nombreux jeux depuis sa fondation, c'est la première fois que je mets les mains sur un de ses jeux. Celui-ci m'avait tapé dans l'oeil suite à sa présentation lors des Game Awards, avec une idée fixe en tête : "Je dois jouer à ça !"
Roméo doit mourir !

Nous incarnons donc Roméo Stargazer, un jeune adjoint au shérif de la ville de Deadford, qui sera mortellement blessé dès le début de l'aventure ! Heureusement pour Roméo, son grand père, Benjamin Stargazer, est le meilleur scientifique de l'univers et créateur d'une technologie, le DeadGear, un casque bourré de technologie. C'est ce casque qui va permettre à Benjamin de maintenir son petit-fils en vie !
Roméo prendra ensuite le pseudo de "Deadman" et sera recruté par le FBI Spatio-temporel pour poursuivre divers criminels à travers le temps et l'espace ! Mais il poursuit également son propre objectif : retrouver Juliet, une jeune fille qu'il avait rencontrée quelques temps avant le début de l'aventure et dont il était tombé amoureux. Vous l'aurez compris, ces noms ne sont pas choisis au hasard ! On est dans une sorte de réinterprétation complètement folle de l'histoire de Shakespeare, avec d'un côté Roméo qui travaille pour le FBI Spatio-temporel et de l'autre Juliet, qui semble être au centre de perturbations spatio-temporelles qui devraient entraîner la destruction du monde !
C'est barré bien comme il faut et, pour une fois, je suis assez client de ce scénario. C'est n'importe quoi, mais totalement décomplexé. Il profite en plus d'une narration non linéaire ce qui fonctionne plutôt bien dans une aventure spatio-temporelle. Ainsi, nous aurons le loisir de découvrir la relation entre Roméo et Juliet au fur et à mesure de l'aventure. De même, nous aurons l'occasion de revoir certains évènements, mais dans différentes timelines.
L'ensemble est servi dans un format "série télé", avec un générique de fin à chaque mission terminée et une intro pour chacune. Ces intro amènent d'ailleurs une certaine routine (je pense à la tasse de café que Roméo renverse chaque matin au moment où son réveil sonne) ! On sent également une grosse influence venue des comics, certaines cinématiques utilisant le format "BD".
J'ai particulièrement apprécié les dialogues entre les personnages, en particulier Roméo et Benjamin. Ce dernier se trouve au dos de la veste de son petit fils et l'accompagne au travers des différents niveaux, dispensant divers commentaires (notamment, des indications pour aider le joueur). Les interactions entre les deux protagonistes sont plutôt savoureuses et drôles. D'ailleurs en parlant d'humour, le jeu n'en manque pas, et c'est plutôt bien dosé. Ici pas de vannes qui vont venir désamorcer une situation critique ou épique, mais du comique de situation et des répliques qui font mouche.
De la direction artistique !

La première chose qui frappe c'est le soin apporté à l'ambiance générale du titre. C'est gore - après tout, la majorité de nos ennemis sont un genre de zombie - mais surtout très travaillé. Si les niveaux que nous explorons correspondent aux standards des jeux actuels, le hub principal, notre vaisseau spatial, s'explore dans un environnements 16bits, tout droit sorti des années 80.
L'un des niveaux m'a particulièrement marqué. Celui-ci nous plonge dans un hôpital psychiatrique à l'abandon, avec une impossibilité d'utiliser nos armes. Glauque !
Un autre niveau nous envoie dans une fête pendant le set d'un DJ. On se retrouve alors dans une salle avec des zombies en train de danser, et ceux-ci nous attaquent pendant les drops !
L'ensemble est bien servi par le sound design et l'OST qui est juste incroyable et très variée, allant du jazz à la techno industrielle. Grashopper se paie d'ailleurs le luxe de nous sortir la "Danse des chevaliers", morceau de musique classique composé en 1935 par Sergueï Prokofiev pour son ballet en 3 actes "Roméo et Juliette".
Au niveau technique pur, rien à dire. Le jeu tourne sans problème sur ma machine et est plutôt joli, sans forcément atteindre les standards actuels.
Du gameplay !

C'est un des points ou le titre brille.
Roméo fait face à des hordes de "zombies". Il dispose pour cela de 4 armes de corps à corps, à savoir son katana, une épée à deux mains, une lance qui peut se séparer en deux et des gants pour un style plus "arts martiaux".
Chaque arme dispose de son panel de coups, légers ou lourds. En plus de ça, nous récoltons le sang de nos ennemis à chaque coup pour charger notre barre d'été sanglant, un coup ultime qui fait de gros dégâts et qui permet de régénérer la vie de Roméo. Au départ, un seul coup possible, mais en évoluant, il sera possible d'enchaîner les coups "été sanglant", pour faire un combo dévastateur ! Au niveau de la défense, on dispose d'une esquive et c'est tout. Pas de parade, c'est un peu frustrant au départ.
Autre point faible, lors des phases d'actions, il n'est pas toujours facile de comprendre ce qui se passe. Il faudra parfois gérer la caméra et les hordes d'ennemis.
A cela s'ajoutent des armes à distances, un pistolet, un fusil à pompe, un lance roquette et une mitrailleuse gatling.
Je vais vous faire une confidence, je n'utilise pas beaucoup ces armes à distance. Je préfère largement foncer dans le tas et massacrer tout ce qui bouge. Mais elles ont un avantage, on peut viser ! Certains ennemis possèdent des points faibles (symbolisés par des fleurs bleues), qui vont leur provoquer plus de dégâts lorsqu'on tire dessus. C'est particulièrement important sur les boss, car la destruction d'un de leurs points faibles va les "stun" pour un moment, permettant à Roméo de venir leur porter une série de coups sans risquer de représailles !
D'ailleurs, la difficulté sera au rendez-vous ! Si le mode "normal" n'est pas insurmontable, pour le bien de ce test, j'ai recommencé une partie en mode facile afin de pouvoir suffisamment avancer dans le jeu pour pouvoir en parler.
Enfin, les niveaux demanderont tout de même un peu de réflexion, car il faudra alterner entre deux plans pour progresser. En effet, chaque niveau contient un "sous-espace", accessible via une télévision appelée "télé-nirvana". Le sous-espace est une espèce de labyrinthe qui permet de récupérer la clef qui accédera au boss. Il sera également nécessaire de s'y repérer car certains endroits ne sont accessibles que par le sous-espace. N'ayant pas le sens de l'orientation, j'ai particulièrement galéré à trouver mon chemin lors d'un niveau qui demandait de prendre un chemin particulier dans cette dimension alternative. Je me suis d'ailleurs trouvé particulièrement bête quand j'ai fini par le trouver, mais c'est une autre histoire !
A cela s'ajoute un certain nombre de mini-jeux, en 16 bits. Ceux-ci se trouvent à bord du vaisseau (qui sert de hub) et permettent d'améliorer les stats des armes ou de Roméo. Il y a aussi un mini-jeu de cuisine, pour créer des consommables et la possibilité d'élever des "bâtards" (que je préfère appeler Zombie parce que, ce sont des Zombies !) qui pourront être invoqués pour nous prêter main-forte au combat.








