Astro Protocol – Un 4X qui va à l’essentiel
Version testée : PC (Steam)
Plates-formes disponibles : PC
Genre : stratégie au tour par tour / 4X
Prix conseillé : TBA
Date de sortie : 9 février 2026
Studio / Editeur : Null Vector Studios
Clé fournie par l'éditeur, merci à eux !
Astro Protocol est un jeu de stratégie spatiale au tour par tour qui s’appuie sur une structure 4X classique : chaque partie se déroule sur une carte galactique générée de manière procédurale, découpée en hexagones.
Dès le départ, seule une zone limitée autour du point de départ est visible. Tout le reste doit être découvert progressivement, ce qui fait de l’exploration une action prioritaire dès les premiers tours.
L’exploration repose sur des vaisseaux légers dédiés. Leur rôle est de révéler la carte, identifier les planètes exploitables, repérer les ressources et déclencher les anomalies.
Chaque déplacement engage la suite de la partie. Explorer vers une zone riche en astéroïdes n’a pas les mêmes conséquences que partir vers une région composée de planètes difficiles à terraformer.
Très tôt, le jeu oblige à choisir des axes d’expansion plutôt que de s’étendre dans toutes les directions comme je l'avais tenté lors de ma première partie.


La colonisation des planètes est au coeur de tout. Certaines planètes peuvent être colonisées immédiatement, d’autres nécessitent une phase de terraformation. Cette terraformation demande des technologies spécifiques et un investissement en ressources. Le coût vaut-il le résultat ? Pas toujours évident à jauger.
Coloniser rapidement permet d’étendre son territoire, mais coloniser trop vite sans infrastructure solide peut créer un empire étendu mais inefficace. À l’inverse, attendre trop longtemps peut laisser des planètes clés aux factions concurrentes. Encore une fois, une leçon apprise de la manière forte.
Une planète colonisée ne produit pas directement. Elle sert avant tout de point de connexion pour le réseau. La production réelle provient des stations spatiales construites autour d’elle. Ces stations exploitent les ressources présentes sur les cases adjacentes, comme les champs d’astéroïdes ou les géantes gazeuses.
Le placement est déterminant. Une station entourée de plusieurs sources produit davantage qu’une station isolée.


L’économie fonctionne comme une chaîne continue. Les planètes permettent de poser des stations, les stations produisent des ressources, et ces ressources alimentent la construction, la recherche et les flottes.
Une station mal placée pénalise toute la chaîne. Une production excédentaire mal connectée devient inutile.


La spécialisation des planètes apparaît naturellement. Certaines sont plus efficaces pour la production, d’autres pour la recherche ou l’industrie. Spécialiser améliore les rendements mais impose une bonne gestion des flux. Une planète spécialisée dépend entièrement de la stabilité du réseau global.
Les anomalies rythment la progression. Elles apparaissent lors de l’exploration et déclenchent des événements uniques. Elles peuvent fournir des ressources, débloquer des technologies rares ou appliquer des effets persistants. Les ignorer revient souvent à laisser un avantage aux factions concurrentes.
La recherche technologique est organisée en plusieurs branches sans chemin imposé. À chaque palier, un nombre limité de technologies est proposé. Il est impossible de planifier une progression parfaite à l’avance.
Certaines technologies améliorent la production, d’autres facilitent la terraformation ou renforcent les flottes.


Le système militaire repose sur des flottes composées de vaisseaux aux rôles distincts. Les unités légères servent à explorer, les vaisseaux de colonisation à étendre le territoire, et les unités de combat à défendre ou attaquer. Chaque vaisseau dispose de statistiques précises incluant attaques, dégâts, boucliers et armure. Les boucliers absorbent les dégâts en priorité et se régénèrent, tandis que l’armure réduit les dégâts sur la durée.
Les combats sont résolus automatiquement. Tout se décide avant l’affrontement, dans la composition des flottes, les technologies débloquées et le positionnement. Une flotte bien préparée peut contenir une force plus nombreuse mais mal adaptée. C'est là le principal bémol, j'aurais voulu voir une belle bataille spatiale !
La victoire repose sur un système de points obtenus via le contrôle territorial, la recherche, les anomalies et certaines actions militaires. Il n’est pas nécessaire d’éliminer toutes les factions adverses pour l’emporter.
Un dernier point sur les graphismes avant de conclure. Visuellement, le jeu privilégie la lisibilité au-delà des effets spéciaux. La carte reste claire et l’interface met en avant les informations essentielles, le résultat est un écran un peu "froid". La bande sonore accompagne discrètement l’exploration et la gestion.

Le jeu sera disponible sur Steam le 9 février, vous pouvez en attendant jouer à la démo pour vous faire votre avis.
Me concernant, Astro Protocol n'est pas un coup de coeur. Sans être mauvais, il y a pas mal de points perfectibles, notamment du côté interface et mise en scène, n'aidant pas à l'immersion.






