Gamescom 2025 – Dawn of War IV
Après huit ans d’absence, Warhammer 40,000 : Dawn of War revient enfin avec un quatrième opus ambitieux, pensé pour relancer la licence et renouer avec ses origines stratégiques. Dévoilé lors de l’Opening Night Live à la gamescom 2025, ce nouvel épisode est développé par King Art Games (studio derrière Iron Harvest) et édité par Deep Silver. Les développeurs ont affiché une volonté claire : corriger les erreurs du passé, notamment celles d’un troisième épisode jugé trop éloigné des bases du RTS, et redonner aux joueurs l’expérience tactique grandiose qu’ils attendent.
Un retour aux racines… mais pas seulement
Dawn of War 4 nous ramène sur Kronus, planète emblématique de la campagne Dark Crusade (premier opus), mais dans une temporalité bien plus lointaine : plus de deux siècles après les événements du troisième jeu. Le studio mise sur un véritable retour aux sources en ressuscitant la formule qui avait fait le succès initial de la licence. Au programme : batailles massives, construction de bases, contrôle du terrain et affrontements à grande échelle. On s’éloigne ainsi radicalement de Dawn of War 3, qui favorisait la micro-gestion et le mélange hybride avec le MOBA, pour revenir à un RTS classique assumé, taillé pour les amateurs de stratégie pure.
Dans les nouveautés, une faction inédite fait son apparition : l’Adeptus Mechanicus. Si ces technoprêtres cybernétiques sont régulièrement présents dans l’univers Warhammer, ils ont rarement eu l’occasion d’être jouables en tant que faction principale dans un RTS. Ils rejoignent ainsi les Space Marines (Blood Ravens), les Orks et les Nécrons. Chacune de ces quatre armées dispose de sa propre campagne narrative, avec un total de plus de 70 missions prévues. Les scénarios sont écrits par John French, auteur de la Black Library, ce qui garantit une écriture fidèle et sombre à l’univers du 41e millénaire.
Du contenu riche et des mécaniques modernisées
Chaque campagne est autonome et rejouable, permettant d’explorer l’histoire de chaque faction sans dépendre d’un ordre de jeu particulier. Pour renforcer la durée de vie, le studio a confirmé la présence de modes classiques tels que l’Escarmouche, le multijoueur compétitif, ou encore le mode Last Stand très apprécié dans les épisodes précédents. Grande nouveauté : l’ensemble du contenu sera jouable en coopération, y compris les campagnes, une première dans l’histoire de la série qui ouvre la porte à des sessions stratégiques à deux joueurs.
Lors d’une présentation, il a été possible de découvrir une carte d’escarmouche où les Space Marines affrontaient les Orks. Les objectifs étaient simples mais efficaces : capturer et conserver un certain nombre de points de contrôle pour affaiblir progressivement l’adversaire. Chaque faction possède des traits spécifiques qui renforcent son identité stratégique. Par exemple, les Space Marines peuvent construire des bâtiments n’importe où sur la carte, un atout majeur pour défendre leurs positions avancées.
Le gameplay reprend les fondements du RTS avec une collecte de ressources, la construction progressive d’infrastructures et la montée en puissance des armées. Petite différence notable : il n’existe pas d’unités de construction dédiées. Les bâtiments se déploient automatiquement après un délai, mais restent vulnérables durant cette phase. Côté ressources, on retrouve le système de points stratégiques à capturer et améliorer, générant des revenus périodiques.
Les combats, eux, se déroulent majoritairement sur des terrains ouverts, où les unités s’affrontent à coups de bolters, de blasters ou d’épées énergétiques. Toutefois, l’environnement joue un rôle crucial : se cacher derrière des couverts ou utiliser des bâtiments permettent d’améliorer la survivabilité de ses troupes. À mesure des batailles, les unités accumulent de l’expérience, ce qui accroît leur efficacité. Ce système, hérité du RPG tactique, encourage à préserver ses escouades vétérans. Il est également possible d’investir des ressources pour leur acheter des améliorations, soit pour les rendre plus performantes globalement, soit pour les spécialiser contre un type d’ennemi particulier.
Autre élément tactique : les unités ne se régénèrent pas automatiquement. Pour remplacer les soldats tombés au combat, il faut investir des ressources afin de reconstituer l’escouade sans avoir à la recréer entièrement. Cette mécanique permet de conserver l’expérience accumulée et renforce le sentiment d’attachement à ses troupes, tout en ajoutant une couche de gestion économique.
Conclusion
Warhammer 40,000 : Dawn of War 4 s’annonce comme le retour triomphal que les fans attendaient. Après un troisième opus en demi-teinte, ce nouvel épisode apparaît comme une véritable réconciliation entre la licence et ses racines stratégiques. Un RTS classique, massif, narratif et moderne, qui semble vouloir redonner ses lettres de noblesse à la saga.
Si les campagnes tiennent leurs promesses, si la richesse stratégique et la fidélité à l’univers sont au rendez-vous, Dawn of War 4 pourrait bien redonner un second souffle à l’une des licences les plus respectées du jeu de stratégie. Il faudra toutefois patienter jusqu’en 2026, avec une sortie confirmée sur PC, pour savoir si King Art Games a réussi son pari.