Gamescom 2025 – Let Them Trade
Let Them Trade est un city builder développé par Spaceflower et édité par ByteRockers' Games. Le titre se distingue par une esthétique inspirée des jeux de plateau en bois et une approche particulière de l’économie urbaine.
Contrairement aux city builders classiques où le joueur contrôle directement l’ensemble des aspects de la cité, ici les villes commercent de manière autonome. Le rôle du joueur consiste à orienter les conditions générales, influencer le marché et percevoir des taxes sur les échanges. Le jeu est sorti récemment, après un développement de plus de cinq ans.
La spécificité du jeu repose sur l’automatisation du commerce. Chaque ville gère ses propres besoins et conforts, et effectue des échanges avec d’autres cités. Chaque transaction génère un revenu fiscal pour le joueur, qui ne gagne de l’argent qu’à travers ces taxes. La fluidité du marché devient alors l’objectif principal : plus les villes échangent, plus l’économie prospère et plus les revenus augmentent.
Au lancement, le joueur dispose de quelques villes dotées de chaînes de production simples, comme une cité spécialisée dans les pommes de terre et une autre dans le bois. Ces deux pôles suffisent à mettre en place les premiers échanges. La progression consiste ensuite à diversifier la production, débloquer de nouvelles ressources et bâtir une économie plus complexe.
Chaque ville doit être reliée par des routes, qui nécessitent des habitants pour fonctionner. Il faut donc équilibrer le nombre de travailleurs et les capacités de production. Le château, au centre, agit comme un hub où certaines ressources peuvent être stockées et où des décisions stratégiques sont prises. Il peut accueillir des bâtiments spéciaux comme le centre de recherche.
L’expansion de la carte est assurée par des chevaliers, qui explorent de nouveaux territoires. En plaçant un drapeau, le joueur permet au chevalier de découvrir de nouvelles tuiles et ressources, qui peuvent ensuite servir de base à la création de nouvelles cités. Des ponts facilitent la connexion entre territoires séparés par l’eau, ce qui élargit les possibilités d’expansion.
Le centre de recherche donne accès à un arbre technologique qui ouvre de nouvelles constructions et ressources. Les besoins sont classés en trois catégories : paysans, ouvriers et aristocrates. Chaque population a des attentes différentes, allant des produits de base jusqu’aux biens de luxe. Si les habitants n’obtiennent pas ce dont ils ont besoin, leur niveau de bonheur diminue, ce qui entraîne leur départ et ralentit l’économie. Aucune catastrophe ou mort n’est cependant prévue : la sanction est uniquement un ralentissement du développement.
Les recherches permettent aussi d’introduire de nouveaux biens, comme les pêcheries ou les élevages de moutons, qui apportent des produits de luxe destinés aux paysans.
À mesure qu’une ville s’agrandit, les besoins en commerçants et en infrastructures augmentent. L’amélioration d’une ville en bourg, cité ou métropole offre davantage de moyens pour gérer le commerce. Pour absorber un excès de population inactive, des bâtiments comme la taverne permettent de maintenir l’équilibre économique : les habitants sans emploi y dépensent de l’argent, ce qui évite que l’économie ne stagne.
Le jeu cherche à rester accessible. Les tutoriels sont longs et détaillés, complétés par une encyclopédie intégrée qui décrit les mécanismes et les ressources. Les développeurs insistent sur l’importance de laisser le joueur évoluer à son rythme, sans pression, avec une expérience relaxante.
Bien que le cœur du jeu soit orienté vers la détente, certains éléments viennent introduire des variations. Des événements aléatoires surviennent dans les campagnes avancées, ajoutant une légère complexité. Des bandits peuvent également apparaître et forcer le joueur à adapter sa gestion. Ces éléments n’ont pas vocation à transformer radicalement la partie mais à offrir un peu de variété pour ceux qui maîtrisent déjà les bases.
Le jeu se présente comme une maquette vivante posée sur une table de salon. Les développeurs ont accordé une grande attention aux animations des habitants et des commerçants. Une vue à la première personne pour suivre les trajets des marchands a été envisagée, mais n’a pas encore été implémentée. Le style visuel renforce l’impression d’assister au développement d’un petit monde miniature.
Let Them Trade propose une variation originale du city builder, où l’économie repose sur l’autonomie des villes et où le joueur se concentre sur la fluidité des échanges. La combinaison d’une direction artistique proche du jeu de société, de mécaniques de commerce automatisées et d’un rythme volontairement apaisé en fait une expérience qui privilégie l’observation et l’accompagnement à la gestion directe. Si vous désirez en savoir plus, vous pouvez retrouver ici l'article d'Onidra qui en a fait un aperçu !
Le jeu est disponible sur PC uniquement via Steam, après une longue phase de développement de plus de cinq ans, sa sortie officielle a eu lieu le 24 juillet 2025.