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The Medium – Un survival-horror de haute volée !

Première exclusivité notable des Xbox Series, le survival-horror de la Bloober Team avait su convaincre bon nombre de joueurs en début d'année ! Heureusement pour les joueurs de l'écurie Sony, l'attente n'aura pas été trop longue puisque le titre est arrivé sur PS5 en tout début de rentrée. Neuf mois de gestation supplémentaire donc... suffisant pour améliorer l'expérience globale de jeu ? Non, pas vraiment, même si l'ajout du support de la DualSense et l'arrivée d'une version physique éditée par Koch Media (sur PS5 et Xbox Series) feront à coup sûr le bonheur des collectionneurs.

The Medium, c'est l'histoire de Marianne, une femme ayant eu une enfance assez complexe à cause de ses talents lui permettant de communiquer avec le royaume des esprits... Une âme torturée donc, qui a su grandir et tenir face aux regards étranges des gens "normaux". On incarne cette dernière durant un moment charnière de sa vie, puisqu'elle revient dans son logement d'enfance pour faire un peu le tri et enterrer son père adoptif. Elle reçoit à ce moment-là un message particulier, l'invitant à se rendre à l'hôtel Niwa, une bâtisse tristement connue à cause d'un massacre perpétré quelques décennies plus tôt. Assez intriguée par cet appel, notre héroïne se rend sur place pour trouver l'homme l'ayant contactée, sauf que le lieu est chargé d'une énergie puissante qui fait voyager Marianne dans le monde tangible et le royaume des esprits... bien plus glauque.

Le tour de force des Polonais de Bloober Team est, selon moi, d'avoir su créer une atmosphère oppressante et psychologique plutôt que de céder aux sirènes trop standards du jump scare (il y en a quelques-uns - très efficaces - mais on évite l'excès). Qu'importe le monde que l'on visite, les lieux sont emplis d'une énergie qui rend le joueur soucieux et qui l'installe dans un état de stress quasi-permanent. On avance, jamais rassuré, en ravivant les souvenirs passés des vacanciers de cet hôtel désormais sordide, en lisant des cartes postales, ou en écoutant les échos retenus dans certains objets. On interagira aussi avec différents personnages, la plupart bloqués dans le Royaume des Esprits, qui feront progresser l'histoire et permettront de comprendre toute l'histoire de Niwa et des personnages ayant gravité autour de lui.

L'histoire nous tiendra en haleine un peu plus de huit heures. Une bonne moyenne pour les jeux du genre, d'autant plus que le jeu parvient à se renouveler efficacement. La lassitude n'a pas le temps de poindre le bout de son vilain nez, pour notre plus grand bonheur. En terme de jeu, on se retrouve avec un jeu un poil old-school dans sa proposition. Le jeu lorgne du côté des vieux titres horrifiques et adopte une caméra fixe qui suit notre personnage dans ses déplacements. Il s'agit probablement du seul point qui pourra repousser quelques joueurs. Pour ma part, j'ai trouvé cela excellent.

Comme souvent dans les jeux du genre, en dépit de nos aptitudes, on reste assez faible et on optera essentiellement pour la fuite ou pour l'utilisation du bouclier protecteur qui agit un peu comme une lampe anti-moustique, à ceci près qu'on grillera ici des sphinx tête de mort. Comme beaucoup de ses pairs d'il y a quelques décennies en arrière, le jeu privilégie les puzzles. Dans The Medium, ils sont d'autant plus intéressants, puisqu'ils mettent à partie les deux royaumes, et il faudra observer attentivement le décor dans chacun des mondes pour trouver comment progresser. Dans l'ensemble, ils ne sont pas bien compliqués, pour peu que vous soyez un brin observateur et "logique". On pourra aussi se décrocher de son enveloppe physique durant quelques minutes pour évoluer dans le plan astral librement, ce qui permettra de récupérer bon nombre d'éléments permettant de venir à bout de certaines énigmes.

N'ayant pas fait le jeu lors de sa sortie, j'ai profité de l'arrivée sur PS5 pour installer la version Xbox Series X via le GamePass afin de comparer les deux versions, ce qui m'a permis de noter plusieurs choses. Déjà, l'utilisation de la Dualsense. Les capacités de la manette Playstation 5 sont exploitérs correctement, à l'exception de l'audio de la manette. Je n'ai jamais été un grand fan de cette fonctionnalité, en particulier quand on stream. Les voix des souvenirs et autres échos sont déportés sur le haut-parleur de la manette, mais le volume est plutôt bas, et je n'ai pas trouvé comment forcer l'audio casque... Il reste heureusement les sous-titres, qui peuvent être agrandis (merci les options d'accessibilités). Sur l'aspect technique pur, j'ai relevé des temps de chargements jusqu'à deux fois plus longs sur PS5 (du menu au jeu, 21 sec pour la console de Sony, contre 10 pour la SX, chrono en main. Le fameux SSD magique de la console n'a pas été exploité, et ça dénote d'autant plus quand on sort de Ghost of Tsushima, où le moindre chargement est instantané (c'est qu'on s'y fait vite à ce confort !). Graphiquement, le jeu est assez similaire sur les deux consoles, avec des retards sur l'affichage de certaines textures que ce soit chez Sony ou Microsoft. Pas de Raytracing toutefois pour le jeu PS5, on a des reflets "à l'ancienne", donc tout flous. Sur Xbox Series X, bien qu'assez pixelisés, les reflets sont présents, comme sur PC. Que cela soit clair : rien qui empêche de profiter du jeu, très clairement on est sur du détail que je note à force de jouer avec les paramètres graphiques de mes jeux PC, qui ont affûté un brin ma vision.

Pour ceux qui me lisent régulièrement, vous savez que j'ai beaucoup de mal avec l'horreur, à cause de la tournure "crade" vers laquelle on tend, et les facilités des jump-scare qui me sortent totalement des jeux. Toutefois, The Medium a été un réel coup de cœur, et il rejoint sans l'ombre d'un doute mon (maigre) classement pour les jeux de l'année ! Si l'horreur vous intéresse, foncez, le jeu de la Bloober Team est une superbe œuvre.





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