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It Takes Two – Toux to you too

Préambule : Avant de débuter le test d'un jeu à part entière, je tenais à remercier la charmante Eupsylone qui m'a aidé à réaliser ce test d'un jeu complètement en co-op. Je te fais d'énormes bisous et encore merci de ne pas trop m'avoir martelé au sol. ^^

 

It Takes Two, second jeu de Hazelight Studios, responsable de A Way Out, un jeu coopératif auquel je n'ai pu jouer mais qui met en scène deux incarcérés qui vont devoir collaborer pour s'évader de prison (Onidra avait fait l'aperçu). Pour leur second titre, exit les évasions de pénitencier pour se recentrer sur la vie de famille mouvementée de Rose, jeune enfant dont les parents se disputent sans arrêt au point de vouloir divorcer. Par on ne sait quel moyen magique, les larmes de la petite fille vont emprisonner l'âme de ses parents, May et Cody, dans deux toutes petites poupées que l'enfant a fabriquées respectivement avec du bois et de l'argile.
Cody et May, emprisonnés alors dans ces corps, vont devoir trouver le chemin vers leur libération hors de ces effigies, sous la houlette du très excentrique Dr Hakim, un livre sur les relations amoureuses,  dont le seul but sera de tenter de réparer la relation entre les deux parents, de manière parfois poétique, parfois plus radicale, mais toujours de manière cocasse.

Comme indiqué en intro, le jeu est entièrement coopératif en local comme online. Dans les 2 cas, votre écran sera splitté en deux : la gauche de l'écran sera centrée sur le joueur jouant May, tandis que la partie droite aura le focus sur Cody. Et bonne nouvelle, vous pouvez jouer en ne possédant qu'une seule copie du jeu, même online, grâce à un système de pass ami (voir encadré).

Les joueurs se retrouvent donc happés dans un monde où tout est gigantesque et où la collaboration est essentielle pour avancer. Car voyez-vous, au fil de leurs pérégrinations, May et Cody se verront octroyer des capacités différentes qui ne dureront que l'espace du "niveau". Dans un des premiers chapitres, par exemple, May trouvera la tête d'un marteau qui lui permettra entre autres de s'accrocher à des clous qui seront contrôlés par Cody. Mais vous pouvez en faire d'autres choses de ces outils comme marteler Cody jusqu'à l'enfoncer à moitié dans le sol ou empaler May avec les clous. Ça ne fait pas avancer l'histoire, mais c'est le genre d'interactions funs qui accompagneront les joueurs au fil de chaque chapitre.

Pass Ami

Coop Oblige, It Takes Two nécessite en permanence 2 joueurs. Mais plutôt que de forcer les deux joueurs à acheter le jeu, une seule copie suffit. Le second joueur n'aura qu'à télécharger le client spécifique (qui permet également de jouer gratuitement au premier niveau, même si le second joueur n'a pas le jeu) et se laisser inviter. Une initiative rafraîchissante qui mérite d'être plus répandue.

 

Concernant l'histoire, on a affaire à un classique "Chéri j'ai rétréci les gosses" où ce sont les parents qui ont été rétréci et le background de couple qui ne s'entend plus. Mais bien que ce soit une situation classique, l'exécution dans It Takes Two est magistrale !
Le jeu ne cesse de renouveler son gameplay en proposant fréquemment de nouvelles capacités qui remplaceront les précédentes et, avec ces nouvelles capacités, de nouvelles mécaniques, situations, interactions et manières de progresser. Il existe de nombreux jeux qui proposent de renouveler ses capacités, mais ici tout est satisfaisant. On n'est pas frustré de ne pouvoir l'utiliser car les niveaux ont été imaginés autour de ces compétences, permettant à May comme à Cody de profiter pleinement de ces aptitudes dans des situations aussi diverses que variées. C'est bien simple, on se demande même parfois ce que les développeurs ont consommé comme drogues pendant la création du jeu (vous comprendrez lorsque vous combattrez un aspirateur géant ou une grande horloge en guise de boss), on se retrouve sans cesse face à de nouvelles situations, de nouvelles manières d'utiliser ses capacités de manière très souvent ingénieuse et de troller son partenaire avec un rythme et une mise en scène parfaitement maîtrisés de sorte que le jeu offre de nouvelles capacités et situations avant que les précédentes commencent à tomber dans la routine. La complicité et le fun sont les mots d'ordres du jeu et ça fonctionne à merveille.

Les niveaux sont eux dans le domaine du surréalisme souvent délirant avec la palme d'or pour tout le chapitre lié à l'arbre, que je vous laisse découvrir par vous- même. L'humour est omniprésent et l'émotion également. En effet, les joueurs verront évoluer la relation entre les protagonistes, mais certaines situations pourront mettre toutes vos émotions en éveil. Que ce soit des rires, de l'étonnement, de la tristesse et bien d'autres, le jeu essaie de jouer avec le joueur. Pas forcément avec brio d'après Eupsylone si on le compare à A Way Out, précédent jeu du studio, et je la rejoins sur une partie de l'émotionnel qui est assez redondant et classique et aurait mérité un peu plus d'originalité. La palme de l'émotionnel allant à la scène très très lourde avec la reine Cutie qui devrait ravir les sadiques à tendances sociopathiques.

Techniquement, le jeu est propre et le level design, soigné, se renouvelle pour s'acoquiner parfaitement avec les capacités, mais aussi pour proposer des mini jeux compétitifs (25 en tout) et au bon moment dans l'histoire, ainsi que des activités complètement inutiles sauf pour le fun.

La co-op est maîtrisée sur la douzaine d'heures de jeu. Un peu moins de temps sera nécessaire pour boucler l'histoire si vous n'avez pas l'âme d'un explorateur (et donc, passer à côté de nombreux succès/trophées). Mais pour prétendre avoir vraiment fait le jeu, il faudra le terminer 2 fois : 1 fois avec chaque personnage tellement les capacités de chacun d'entre eux sont complémentaires et offrent une expérience de jeu différente.

Je pourrais tergiverser des heures et des heures sur It Takes Two, mais le mieux est d'y jouer tellement il est bien, varié. Et c'est un gars rarement satisfait en ce moment qui vous le dit !





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