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Warhammer : Chaosbane – Un hack’n’slash convenu

Défourailler des ennemis à la pelle après une dure journée de labeur est un plaisir dont je ne me lasse jamais. Quand on m'a proposé de tester Warhammer : Chaosbane, je ne me suis donc pas fait prier, le titre semblant répondre tout à fait au besoin primaire d'occire des méchants en masse, et me permettant également de poser mes mains sur la manette Dualsense de la Playstation 5.

De Warhammer, je ne connais que le nom, et je ne me sens pas réellement introduit dans l'univers après avoir parcouru Chaosbane. En effet, le titre des Français d'Eko Software utilise le bestiaire et les figures emblématiques de l'univers sans tenter d'approfondir quoi que ce soit. On aura, en fonction du personnage choisi, une simple cinématique visant à présenter le protagoniste que l'on jouera. A noter que la "Slayer Edition" à laquelle j'ai eu droit inclut tout le contenu paru jusqu'à présent, ainsi qu'un tout nouveau personnage, le Répurgateur Jurgen Haider. Suite à cette cinématique, on nous parle rapidement du contexte actuel, qui peut être résumé en quelques mots : c'est la merde dans le Vieux Monde.

Le scénario, comme souvent dans les hack’n’slash, est un prétexte visant à pratiquer notre activité favorite : buter tout ce qui passe… et je dois avouer que c’est assez réussi. Après un début fort mollasson qui vise à gagner en niveaux et à débloquer les compétences de son personnage, on se retrouve face à un titre assez dynamique et extrêmement bourrin, tout en étant parfois exigeant, pour peu que l'on évite les niveaux de difficultés les plus simples. On se retrouvera assez rapidement avec un nombre d'ennemis impressionnants à l'écran, et un nombre affolant d'effets visuels plus ou moins réussis, mais se payant le luxe de ne jamais nuire au suivi de ses actions. Un sans-faute là-dessus.

A défaut de pouvoir personnaliser son personnage, on dispose tout de même de classes bien distinctes et proposant chacune des archétypes bien distincts. J'ai, pour ma part, joué le nain guerrier, Bragi Axebiter, avec sa crête punk, ses tatouages de Barbare et ses doubles haches qui annoncent un destin funeste pour mes adversaires. Chaosbane ne réinvente pas la roue. Il a même tendance à copier la formule extrêmement efficace de Diablo 3, en proposant une série de compétences actives et passives qu'on choisira pour créer son propre build (qui permet d'avoir 6 compétences à activer, et 3 passifs). Le jeu étant sorti initialement l'an dernier, plusieurs builds sont disponibles sur le net et permettent de créer un personnage optimisé. Toutefois, même si l'optimisation n'est pas faite proprement, on parvient à s'en sortir la plupart du temps, en priorisant les ennemis les plus retors, et aussi parce que les compétences sont souvent de simples variantes, comme les runes que l'on pouvait greffer sur une compétence du hack'n'slash de Blizzard (le jeu reprend même en partie le système de Parangon via l'arbre du dieu, pour booster les statistiques de base du perso). Mention spéciale à la capacité de classe, pour le nain, il s'agit du grappin, qui permet de s'extirper de beaucoup de situations assez délicates, et qui donne une petite identité assez sympathique à chaque personnage.

Bien que limité en terme de diversité, le gameplay de Warhammer : Chaosbane fonctionne bien. Dommage que l'aventure soit de si courte durée, et que la PlayStation 5 ne soit pas davantage exploitée. Même pourvu de ses ajouts de contenu, on fait vite le tour de l'aventure, et le jeu manque cruellement de diversité dans ses environnements et son bestiaire. Chaque quête, chaque lieu qu'on explore est vide et donne une impression de déjà vu. Alors oui, ce n'est pas moche, le jeu a une direction artistique on ne peut plus classique pour le genre, mais qui reste efficace. Rien à signaler en terme de performances, le jeu ronronne et utilise, malheureusement trop sommairement, les gâchettes adaptatives. Tout juste sentira-t-on une résistance de la gâchette quand la compétence sera en cours de rechargement. Clairement, on ne citera pas le jeu de Big Ben parmi les titres exploitant efficacement la Dualsense.

En bref, le hack'n'slash d'Eko Software est un titre convenu. Il ne brille jamais, mais ne déçoit jamais également. On se retrouve face à une enième proposition du genre, qui permettra de passer une vingtaine d'heures de façon assez agréable, surtout si vous avez la possibilité d'y jouer avec des amis.

 

Images provenant de l'éditeur, ayant supprimé toutes mes captures sans avoir fait l'export...


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