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The Outer Worlds – Un portage délavé

Si vous suivez le site régulièrement, il y a fort à parier que vous avez déjà entendu parler de The Outer Worlds, le dernier né d’Obsidian Studios, sorti en novembre dernier sur PS4, Xbox One et PC, et dont Stephen a réalisé un bel aperçu. J’avais moi-même tenté l’aventure sur Xbox One X, et j’ai souvenir d’avoir passé un bon moment dans cet univers où les mega-corporations gèrent la vie de chaque homme de la naissance à la mort.

La phase de création de personnage nécessite de dépenser quelques points de compétences

Sept mois, c’est le temps que Virtuos aura mis pour porter le jeu sur Nintendo Switch et, si vous suivez un peu l’actualité vidéoludique, vous avez probablement vu passer une myriade de captures d’écrans en début de mois montrant un jeu assez laid sur la console transportable du constructeur japonais.

Il est vrai que le jeu d’Obsidian s'est mangé quelques uppercuts en arrivant sur Switch. Déjà pas bien ravissant lors de sa sortie initiale (bien qu’ayant un rendu assez propre), le jeu a eu droit à quelques lessives à 90°C, et n’a pas trop apprécié son traitement. The Outer Worlds paraît en effet délavé, pourvu de textures grossières et de retards d’affichage conséquents et, pour ne rien arranger, a planté à 3 reprises durant la demi-douzaine d’heures de jeu que j’ai effectuée sur cette version du jeu.

On aura malheureusement un rendu assez flou dans la plupart des environnements en extérieur

Ce clipping omniprésent a toutefois un avantage (même si l’apparition très tardive de certains personnages et ennemis est pénalisante…), il permet au jeu de rester fluide dans la plupart des circonstances. C’est appréciable lors des phases de combats qui représentent une part importante du titre en fonction de votre approche !

Pour le reste, on se trouve en terrain connu. En termes de maniabilité, le jeu profite des fonctions gyroscopiques de la console et se révèle plus précis que les Joy-Con, trop petits et pas franchement pensés pour ce type d’expérience. Si vous en avez la possibilité, optez pour une manette plus traditionnelle (le pad Pro de Nintendo étant plutôt bon) qui propose un confort bien plus grand. Le jeu est assez proche d’un Fallout 4 concernant les sensations de jeu, avec un dynamisme bienvenu. Si vous n’êtes pas grand fan de l’action, la pause-active (Dilatation temporelle dans le jeu) vous aidera dans pas mal de situations. The Outer Worlds tente de cocher toutes les cases du bon RPG moderne et s’en sort plutôt bien. Suffisamment profond, sans jamais sombrer dans les recoins obscurs et complexes des jeux de rôles plus élitistes. Cela ne plaira pas à tout le monde, mais de mon côté, j’aime assez.

Dans notre vaisseau, et plus globalement en intérieur, le rendu s'affine, mais reste très en deçà de ce qu'on peut attendre sur Switch

Les dialogues font pleinement partie de l’aventure et des systèmes de jeu et vous feront souvent sourire. L’écriture est bonne, bien que ça n’égale jamais ce que le studio était parvenu à faire avec New Vegas. On se prendra d’intérêt pour cet univers farfelu où tout est contrôlé par un conglomérat de sociétés/familles surpuissantes. C’est d’autant plus drôle quand on s’aperçoit que son personnage ne comprend rien à la situation et débarque un peu par hasard dans ce bordel ambiant, après avoir été sorti par un savant fou d’une longue cryogénisation.

The Outer Worlds est un jeu intéressant, que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir lors de sa sortie en fin d’année dernière. Mais difficile pour moi de recommander ce portage qui dégrade pas mal l’expérience. Si la Switch est la seule machine que vous possédez, oui, ça peut valoir la peine de passer à la caisse pour découvrir ce RPG. Si, en revanche, vous possédez une autre machine, que ça soit PS4, Xbox One ou PC, je ne saurais que trop vous conseiller de vous tourner vers l’une de ces versions, bien plus aboutie et plaisante à jouer.


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