Publicité

Comanche – Rapide survol

Le 12 mars, un jeu de tir à bord d'hélicoptère est sorti sur Steam, développé par le studio allemand Nukklear et édité par THQ Nordic. Grâce à une clé fournie par le service presse, j'ai pu monter à bord de l'un de ces appareils pour un rapide tour d'horizon.

D'après le kit de presse, nous nous situons dans un futur proche, au milieu d'un conflit mondial entre de grosses corporations. L'armée américaine a relancé le programme d'hélicoptères RAH-66 pour les opérations spéciales. L'objectif était de développer des machines de guerre furtives et manœuvrables sur les terrains montagneux, équipées de drones pour intervenir dans les environnements les plus risqués. Le programme était un succès jusqu'à ce que les plans soient volés et partagés sur internet, permettant à toutes les factions de construire et de modifier leur propre Comanche.

Au premier lancement, je dois choisir entre l'une des trois configurations de vol : le mode arcade est prévu pour les inexpérimentés, le mode normal s'adresse aux indécis, et le mode pro est dédié aux habitués qui veulent un contrôle total de leur hélicoptère. Me situant dans la première catégorie, j'ai opté pour un contrôle arcade. Comme indiqué, il est bon de savoir que ce mode de jeu peut être modifié à tout moment dans les options.

Trois tutoriaux pour le vol et un tutorial pour le combat couvrent les bases. Bonne élève, j'ai complété chacun des quatre scénarios pour me donner toutes les chances de réussir dans mes missions futures. J'ai ainsi suivi des parcours en passant à travers des anneaux jaunes avant de partir détruire des cibles diverses (bateaux en mouvement, bateaux immobiles, tourelles et hélicoptères).

L'hélicoptère avance et recule, la poussée s'inversant grâce aux touches W et S. Il monte et descend grâce aux touches Espace et Ctrl. Il peut ensuite tourner, de manière verticale (yaw) ou longitudinale (roll). Cela paraît simple, d'autant que je suis en mode arcade, et pourtant... La prise en main n'est pas évidente, le véhicule ayant tendance à sur-réagir, ce qui m'a amené à percuter un peu tout ce que je trouvais dans les endroits les plus étroits. Des effets de vent causent également une grande instabilité de l'appareil, même dans des situations où il devrait être stationnaire. Je ne parle même pas de ce moment où j'ai dû me poser sur un héliport... Tirer est aussi laborieux car la souris ne sert qu'à déclencher le tir et non à viser. Il faut donc aligner avec exactitude le réticule au clavier en modifiant sa position. En plus, un hélicoptère plonge légèrement en avant  lorsqu'il avance, abaissant donc la position de ce réticule en fonction de la vitesse. Bien sûr, les ennemis ne coopèrent pas, continuant à bouger ou à se défendre... Heureusement, il existe un mode de visée automatique, s'activant toutes les 30 secondes, ce qui est indispensable pour atteindre les plus petites cibles. Pour les plus grosses, les roquettes sont très utiles, la visée s'effectuant grâce à une barre verticale indépendante du réticule.

Un drone sert à partir en reconnaissance dans les plus petits lieux, un appareil qui n'est pas moins armé que son grand-frère. Je me suis sentie immédiatement plus à l'aise avec lui car la visée s'effectue à la souris, dans un mode de jeu typique des TPS, et le clic droit pour zoomer sur l'objectif. En plus, il va beaucoup moins vite !

Il n'existe pour le moment qu'une seule mission en solo, mais d'autres seront ajoutées durant l'accès anticipé.

Proposée sans niveau de difficulté, elle s'est révélée terriblement laborieuse. Il m'a fallu 1h30 et un nombre incalculable de morts avant de réussir à atteindre le dernier objectif des cinq actes. Par rapport aux jeux du moment qui ont tendance à proposer des sessions de jeu ultra-courtes, cela détonne de façon dérangeante. Heureusement, il n'y a pas de malus à la destruction de son appareil, on réapparaît sans délai au dernier checkpoint et la vie déjà entamée des ennemis ne se régénère pas. Forcément, à un moment, cela finit par passer, notamment grâce à l'acquisition automatique, mais l'amusement en prend un coup, d'autant plus que les objectifs sont très redondants. J'ai eu l'impression de faire et refaire toujours la même chose, consistant à détruire toutes les menaces extérieures autour de la base, avant de déployer un drone pour m'introduire dans le bâtiment et d'activer un bouton pour pouvoir continuer jusqu'au prochain endroit et recommencer.

L'unique match JcJ que j'ai joué, Infiltration, opposait deux équipes de deux joueurs qui devaient installer des EMP dans une base en utilisant un drone, puis défendre cet EMP afin que les autres ne le désactivent pas. Le match se déroule en 2 à 5 rounds de 10 à 20 minutes, avec six différents appareils à choisir, chacun apportant ses capacités spéciales (l'assistant au ciblage est une spécificité du Comanche classique). Malheureusement, un manque de population m'a amenée à me retrouver face à un seul autre joueur et mon incompétence m'a rapidement poussée à l'abandon.

Dédié avant tout aux joueurs expérimentés qui recherchent une composante simulation dans leurs jeux de tir, Comanche n'est pas à mettre entre toutes les mains car il est impossible d'être compétitif, même en mode arcade, sans un minimum d'entraînement. Et quand je parle d'entraînement, cela se compte en dizaines d'heures. Compatible avec de nombreuses manettes dédiées, il prendra néanmoins tout son sens avec un H.O.T.A.S notamment, vous savez ces manettes adaptées aux simulations de vol avec un joystick et une manette des gaz. Si vous pilotez un véritable hélicoptère ou que la simulation aérienne n'a pas de secret pour vous, Comanche renouvelle le genre du TPS de belle manière, s'appuyant sur des graphismes de qualité et une immersion totale. Le rendu de l'eau est particulièrement bien fait, la nature réagissant au vent généré par les pales de l'hélicoptère quand on passe en rase-motte.

Sinon, restez sur le plancher des vaches, le ciel n'est pas fait pour tout le monde !



Découvrez nos derniers aperçus :




Jeux du moment

>> Liste complète <<