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Gamescom 2019 – Catalogue Kalypso Media

Chaque année, j’essaye d’aller voir les jeux que propose Kalypso Media, d’une part car j’ai noué une certaine relation avec l’éditeur sur différents de ses titres (licence Warhammer, Rise Of Industry, …) mais d'autre part parce que, dans la majorité des cas, les jeux proposés sont souvent gages de qualité et d'originalité. Cette fois, il m’a fait découvrir 4 jeux avec, pour chacun d'eux, un créneau de 20 minutes pour les découvrir.

 

Commandos 2 HD Remastered

Sorti en 2001, Commandos 2 vous met aux commandes d’une troupe d’élites pendant la seconde guerre mondiale. L’un des grands avantages du titre c’est qu’il arrive à mêler la fiction d’un jeu-vidéo avec des faits historiques (chacune des missions que vous allez effectuer s’est normalement produite pendant la guerre). Composé d’une dizaine de missions, votre temps de jeu pour le terminer pourra être plus ou moins long selon votre style. Il faut savoir que la série de jeu Commando n’est pas facile et que la moindre erreur dans les missions vous voudra très souvent une fin de partie (un peu comme dans une vraie guerre).

Dans Commandos 2, vous pourrez avoir jusqu’à 9 personnes jouables avec à chaque fois des attributs et compétences différentes. Dans la réalité du jeu, les unités déployables durant les missions sont souvent fixes pour une raison simple : Commandos est un puzzle-game à sa façon. Vous effectuez très peu de rentre- dedans dans Commandos, tout est affaire de subtilité et de réflexion. Comme à la guerre, il faudra attendre de longs moments pour apprendre les différentes positions et rotations de chacun des ennemis pour les éliminer sans éveiller de soupçon. Vous devez utiliser les compétences uniques de chacun de vos personnages pour séduire par exemple ou encore saboter un bâtiment ennemi pour faire diversion. La liste des choses possibles avec vos personnages est assez longue il faut le dire.

Cette nouvelle version HD qui sortira sur PC, Xbox One et PS4 ne touchera absolument pas aux différentes mécaniques de son prédécesseur. Le studio a fait un énorme travail sur toute la partie graphique, comme les textures, ainsi qu’apporté une nette amélioration de l’interface utilisateur. Il a aussi retravaillé sur des problèmes rencontrés dans l’ancien jeu comme une IA parfois un peu bancale, ainsi que sur une meilleure gestion des déplacements et des interactions avec les éléments.

Pour les consoles, le studio a dû effectuer de nombreux changements pour s’adapter à la jouabilité d’une manette pour ce genre de jeu. Les interactions se font grâce à une roue qui permet facilement, et de façon fluide, d’interagir ou de faire effectuer une action à un de ses personnages. On pourrait penser que c’est contre-productif de jouer sur consoles à ce genre de jeu, mais le studio a opéré de nombreux ajouts pour rendre agréable cette jouabilité. Pour avoir testé le jeu à la fois sur PC et sur Xbox One, je n’ai pas vraiment rencontré de désagrément particulier.

La licence Commando était un chef-d’œuvre et la voir réapparaître sur nos radars maintenant avec les consoles next-gen est une réelle aubaine pour les joueurs étant passés à côté de celle-ci. La difficulté est toujours au rendez-vous et il vous sera demandé de passer plusieurs heures sur le jeu pour apprendre et résoudre les différents niveaux du jeu. Patience est mère de vertu...

 

Immortal Realms : Vampire Wars

On reste dans la thématique de la guerre, mais on change d’univers en partant cette fois-ci sur futurisme et jeu de stratégie. Palindrome Interactive, studio suédois, a commencé à travailler sur Immortal Realms : Vampire Wars depuis plusieurs mois déjà. Ce jeu mêle le jeu de stratégie et celui de cartes pour proposer un jeu original.

Dans le monde de Nemire, les clans de Vampires ont pratiquement asservi les humains. Toutefois et comme toujours, les clans ne s’entendent pas sur bien des points et des guerres commencent à éclater. A travers trois campagnes de trois clans différents, tant au niveau des pouvoirs que des mécaniques, vous en apprendrez plus sur l’histoire de chacun des protagonistes ainsi que sur leurs desseins concernant le monde de Nemire. Même si vous avez des phases de dialogues avec des choix pour certains, ces derniers n’auront pas d’incidence sur la fin des campagnes. Il faut savoir qu’il y aura aussi des modes de défi, d’escarmouche ou de sandbox (bac à sable) pour étendre vos aventures sur le jeu. Il n’est pas encore prévu d’éditeur de campagnes.

 

On peut comparer un peu le jeu à un Heroes : Might & Magic où vous avez deux phases de jeux bien distinctes : la gestion de votre royaume et celle des combats. Les cartes dans le jeu sont divisées en « tuiles » sur lesquelles il est disposé systématiquement un bâtiment. Pour contrôler un territoire, il faudra l’occuper un certain temps ou tenter de l’asservir. Chacun des royaumes conquis pourra vous apporter des unités à recruter ou tout simplement du sang (une des ressources du jeu). Les combats restent en somme classiques avec une gestion d’unités en tour par tour et d’initiative pour savoir qui se déplacera/frappera en premier sur l’échiquier.

L’originalité du jeu vient de son système de cartes avec lequel vous pouvez effectuer des actions supplémentaires sur votre royaume ou directement en combat (les cartes sont différentes selon la mécanique de jeu). À savoir que les cartes diffèrent en fonction du clan que vous contrôlez : le clan de Dracula aura des cartes pour convertir/assouvir des unités de votre royaume, alors que celui de Nosferatu décimera des populations entières pour les faire revivre d’entre les morts.

Encore un jeu de stratégie dont je vais guetter la sortie. Immortal Wars a l’air d’aller dans le bon chemin en proposant de nombreuses mécaniques fort intéressantes. Moins réaliste qu’un Total War et aussi beaucoup moins long dans sa campagne (environ une vingtaine d’heures pour les trois), ce mélange entre le jeu de stratégie et le jeu de cartes est une très bonne idée du studio. À voir en JcJ et en escarmouche la notion d’équilibrage entre les clans !

 

Praetorians HD

Comme pour Commandos 2 que nous avons vu précédemment, la licence Praetorians était une des licences rachetées au studio Pyro. Le studio australien, Torus Games, n’est pas à son coup d’essai dans le monde du jeu vidéo en ayant collaboré sur de nombreux titres sur différentes plateformes (studio fondé en 1994). L’éditeur Kalypso lui a confié la charge du remaster HD de Praetorians HD, un jeu de stratégie en temps réel, il y a un peu moins d’un an.

Lancé en 2003 sur PC, Praetorians n’est pas vraiment sorti à la bonne période des jeux de stratégie. A la même époque sortaient l’extension de Warcraft 3 et Age Of Mythology, un peu plus tôt. Ce manque de visibilité a un peu fait faux bond au studio et c’est une des raisons de son échec commercial auprès des joueurs. Toutefois, il y avait du bon dans le jeu à sa sortie, que ce soit au niveau des mécaniques ou à celui des graphismes.

Mécaniquement, le jeu n’utilise pas de ressources. Vous allez devoir capturer des villages et y installer un campement pour recruter un nombre limité d’unités à chaque fois. Il est possible de construire des bâtiments défensifs comme des tours de guet pour y installer vos archers par exemple. Mais là aussi, vous n’avez pas de péon pour la construction, vous devez affecter vos hommes à la construction. Le jeu donne une base assez réaliste et toute action que vous allez entreprendre peut fragiliser, pour un temps, votre armée. Concernant les unités, il existe un système d’honneur qui vous permet, après avoir tué de nombreux ennemis, de pouvoir enrôler des unités beaucoup plus intéressantes (cavaliers, unités spéciales, …).

Pour gagner, il faudra utiliser de nombreuses stratégies ainsi que le plein potentiel de vos unités. En premier lieu, les placements et la gestion des espaces (zone surélevée, forêt, …) donnera des avantages non négligeables à la survie de vos unités. Utiliser vos éclaireurs pour connaitre les positions de vos ennemis et leurs forces est aussi une mécanique très importante du jeu. Si vous y allez tête baissée, c’est la mort assurée. Pour terminer, chacune de vos unités a des compétences spécifiques ainsi que des formations pouvant être efficaces contre certains types d’ennemis ou formations. En connaissant les forces/faiblesses des différentes unités du jeu, vous pourrez anticiper vos formations et prendre l’avantage sur votre adversaire.

Je n’avais pas joué au premier Praetorians car, comme je l'ai dit précédemment, d’autres mastodontes l’avaient complètement éclipsé du marché. Mais celui-ci a l’air intéressant car il est basé sur une stratégie réaliste plus que sur de la production de masse d’unités. On connait tous un joueur/ami qui utilise la technique de la tortue en restant chez lui et en ne sortant que quand il a sa population au maximum ou qu’il peut vous détruire en une seule fois !

 

Spacebase Startopia

Jamais deux sans trois comme dit le dicton. Le dernier jeu présenté par l’éditeur Kalypso durant ce meeting fut encore un remaster d’un jeu des années 2000 : Startopia. Le joueur prendra le rôle d’un administrateur de différentes stations spatiales pour les remettre en état et les faire prospérer.

Suite à une guerre apocalyptique, de nombreuses espèces extraterrestres ont dû se tourner vers un exode spatial. C’est là où vous et l’entreprise qui vous emploie entrez en jeu car vous avez pour but de restaurer d’anciennes stations spatiales pour accueillir, subvenir et faire prospérer tous ces nouveaux venus. Divisé en trois anneaux bien distincts ayant chacun une fonctionnalité précise, il faudra faire attention au confort de chacun des types d’aliens présents sur la station pour faire prospérer votre cité galactique.

Le premier anneau sera celui dédié à la production d’énergie et aux besoins primaires de vos habitants. Vous pourrez par exemple créer un espace snacking pour la restauration ou encore un espace médical pour soigner les différentes maladies qui pourraient survenir dans la station. Le second étage sera celui lié au plaisir où les habitants pourront s’adonner à certaines activités pour se détendre et se divertir. On retrouve par exemple des bâtiments comme un casino ou des maisons closes (oui oui).

Le dernier anneau est un peu compliqué à expliquer mais il fera office de large étendue de nature où les extraterrestres pourront venir se détendre. Sa seconde utilité est que vous pourrez faire de l’agriculture pour l’échanger au marché galactique contre de l’énergie (seule ressource du jeu). Les aliens ne sont pas là que pour faire du tourisme et travailleront pour vous aux tâches auxquelles vous les aurez affectés. Il faut savoir que chaque type d’aliens a des bonus concernant certains types de travaux. La race des « Gris » excelle par exemple dans la médecine alors que les Kasvagoriens eux seront de très bons gardes de sécurité.

Je reste avec un avis mitigé concernant Startopia. En soi, le jeu a l’air plus que correct et le style graphique et les mécaniques ont l’air assez intéressantes pour passer du temps sur le titre. Ce qui me dérange un peu plus, c’est que dans le temps où j’ai pu voir/essayer le jeu, je n’ai pas ressenti de contrainte ou une réelle difficulté pour faire grandir ma station. Je suppose que c’est la version de démonstration qui donne cet effet, lorsque plusieurs éléments sont débloqués pour accélérer le temps de jeu et apprécier les différents aspects du jeu. Wait & See comme on dit...


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